Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:50

 

 

 

 

 

 

 

 

Allos dans les dictionnaires, encyclopédies, glossaires & autres ouvrages

L’orthographe et la ponctuation des textes originaux sont respectées.

 

 

 

LETTRES DE HENRI IV ROI DE FRANCE

 

A MON FRERE LE DUC DE SAVOYE

Mon Frere, Sur ce que je vous ay cy devant escript en faveur de l’evecque de Senez, vous m’avies, par la vostre du 15 janvier dernier, donné assurance de faire cesser les empeschemens qui luy etoient faict par un nommé Barathe, vostre subjet, en la jouissance du prieuré d’Alloz en Terre-Neufve, despendant de son esveché. Neantmoins, il m’a faict plainte que les dicts empeschemens continuent avec plus de rigueur qu’auparavant, s’y estant vos subjets du dict lieu joincts, sous pretexte de certaines lettres de sauve-garde et autres par vous sur de données. C’est pourquoy je vous feict encores celle-cy pour vous permettre que la justice ayt son cours pour l’execution des jugemens contradictoires qui ont esté donnez sur ce subjet, tant à la Rote de Rome que par le nonce de Nostre Sainct Pere le Pape ou son auditeur près de vous, confirmez par Sa Saincteté, et, ce faisant, enjoindre tant au dict Barathe que à vos dicts subjets d’Alloz et autres qu’il appartient, d’y obeïr sans troubler en la dicte jouissance le dict evesque de Senez, soubs aucun pretexte ny mesmes soubs couleur des dictes sauve-garde et lettres. Ce que je me promets d’autant plus que vous, que la chose est juste, raisonnable et encores importe à mon service, pour estre le dict evesché de senez à ma nomination, et s’il se presente occasion de m’en revancher en autre endroit, je le feray d’entiere affection ; priant Dieu, mon Frere, qu’il vous ayt en sa saincte et digne garde.

Escript à Fontainebleau, le XX° jour de may 1606

Vostre bon frere, HENRY

 

A MON FRERE LE DUC DE SAVOYE

Mon Frere, l’evesque de Senez m’a faict entendre que, combien que ses predecesseurs – ayant jouy paisiblement du prieuré d’Alloz, qui despend du dict evesché, neantmoins, depuis les guerres dernieres, un de voc subjets, nommé Baratte, s’estant saisy du dict prieuré, en retient la possession et jouissance, en vertu de vostre sauve-garde, quelque instance que le dict evesque vous ayt faicte et à ceux de vostre conseil, auquels il a faict presenter ses tiltres et documens, avec trois sentences qu’il a sur ce obtenues. De quoy ayant esté suplié par ceux du clergé, qui sont à present assemblez en ma ville de Paris, de faire instance envers vous et ce de vostre dict conseil, pour estre le dict prieuré un membre du dict evesché, en la non jouissance duquel le dict evesque reçoit un notable interest, je vous en ay bien voulu escrire ceste lettre, pour vous prier de faire consideration aux justes pretentions du dict evesque de Senez sur le dict prieuré d’Alloz, et me permettre qu’il soit doresnavant troublé, au prejudice mesmes des traictez de paix, vous assurant que je me revancheray de la bonne et prompte justice qu’il recevra de vous en chose si raisonnable, quand il s’offrira occasion de faire le semblable pour ceux qui me seront recommandez de vostre part : priant Dieu, mon Frere, qu’il vous ayt en sa saincte et digne garde.

Escrit à Paris, le XX° jour de novembre 1606

Vostre bon frere, HENRY

A L’EVEQUE DE GLANDEVES

Monsieur de Glandeves (1). J’escris à mon frère le duc de Savoye la lettre dont je vous envoye la copie, affin que vous soyés informé du mérite du voyage que vous ferés vers lui pour moyenner à l’evesque de Senez la restitution de son prieuré d’Alloz. Par tant employé-vous-y en conformité de mon intention et avec la dextérité et prudence que je me promets que vous y apporterés pour faire valoir l’entremise de mon nom et auctorité. Je fais pareil commandement à l’evesque de Digne (2) et désire que vous y contribuiés tous deux ce qui despendra de vous, pour en faire recueillir au dict evesque de Digne le fruict qu’il s’en est promis. Je prie Dieu, Monsieur de Glandeves, qu’il vous ayt en sa saincte et digne garde.

Escrit à Paris le jour de janvier 1607 HENRY

(1) Clément Isnard occupait le siège de Glandèves depuis l’an 1593. Il mourut à Nice en 1612. Une partie du territoire de son évêché, contigu à celui de Senez se trouvait dans les états du duc de Savoie.

(2)En effet à la suite de cette lettre on lit dans le manuscrit de Monsieur de la Grange : « pareille lettre à l’évêque de Digne », également voisin de celui de Senez, étant alors occupé par Antoine de Bologne, qui mourut en 1615.

A MON FRERE LE DUC DE SAVOYE

Mon Frere, J’estimois que, suivant les deux lettres que je vous ay cy-devant escrites et les promesses que vous m’aves faites par la vostre du XV° janvier de l’année passée, l’esveque de Senez, en conformité des traictez de paix qui sont entre nous, seroit reintegre en la jouissance du prieure d’Alloz, assis en Terre Neufve, qui luy appartient et qui luy est injustement detenu par un de vos subjects, nomme Baratto, au prejudice des jugemens que le dict evesque en a obtenus tant en cour de Rome qu’ailleurs. Mais tant s’en faut que le dict evesque se puisse encore prevaloir de l’effect des dicts jugemens confirmez par Sa Sainctete et de vostre bonne volonte à favoriser ses justes pretentions, qu’au contraire il n’a faict plaintes que vous aves de nouveau accordes vos lettres de sauvegarde pour le dict prieure au dict Baratto, avec deffense à vos subjects d’en payer les fruicts et retenus à d’aultres qu’à luy. C’est pourquoy, avant de deferer aux supplications qu’il m’a faictes de lui pourveois par lettres de represailles sur ceulx de vos dicts subjects qui possedent benefices en terre de Glandeves et de Digne de vous aller trouver de ma part pour vous representer le notable interest que le dict esveque de Senez reçoit en la non jouissance du dict prieure, et s’informer bien particulierement des raisons pour lesquelles il en est empesche sous vostre auctorite : vous priant d’y faire derechef consideration et luy en accrder la main-levee, pour l’amour de moy, qui m’en revancheray tres volontiers en toute autre occasion, ainsy que les dicts esceque vous feront plus amplement entendre. Sur lesquels me remettant, Je prie Dieu, mon Frere, qu’il vous ayt en sa tres saincte et digne garde.

Escript à Paris le XX° jour de janvier 1607. HENRY

(un peu plus bas) Brulat.

In Recueil de lettres missives de Henri IV

Imprimerie Impériale Paris 1858

 

LETTRES DE LOUIS XIII ROI DE FRANCE

 

A MONSIEUR DE HUGUES

Monfieur de Hugues, J’ai vu & bien confidéré ce que vous m’éfcrivez par votre lettre du IX° de ce mois des défpences que vous avez faictes pour mon fercice dans les forts du Lauzet & d’Alloz depuis que je vous ay commis la garde defdites Places, tant pour lees munir des chofes nécéffaires que pour renouveler les Garnifons qui ont été infectées de la Contagion, de laquelle vous avez auffy vous-même efté attaint ; J’ay auffy particulièrement confidéré le procédé que vous avez tenu à l’endroit des Habitans defdits lieus & autres de la vallée de Barcelonne fur lefquels j’avois ordonné que payement defdites Granifons & vos appointement feroit pris & levez, pour retirer ce qui vous peult estre par eulx deub pur cefte defpence, d’étans lefdits Habitans affemblez en armes pour empescher cefte levée, & à deffein de vous faire retirer lefdites Places ; fur quoy je vous diray que comme je fuis bien content de fidèles fervices que vous m’avez rendus efdits lieux, & ailleurs en ces occafions dernières, j’entends auffy que vois foyer entièrement payé de ce qui vous peult eftre juftement deub pour l’entretenement defdites Garnifons & vos appointemens ; c’eft pourquoy je vous permetz de faire faifir & vendre les biens de ceulx defdits lieux qui doibvent y contribuer fuivant les Ordres que je vous ay donnez, à la réserve néantmoins de ceulx que j’en ay déchargez fur les Requettes qui m’ont efté préfentées, & des deniers qui en proviendront, vous rembourcer des avances que vous pouvez avoir faictes, ainfi que vous avez desja commebcé, vous y conduifant avec modération e& douceur, en forte que les Habitans defdits lieux recognoiffent que vous ne défirez autre chofe que d’eftre payé de ce qui vous eft légitimement deub ; Pour le furplus je vous affeure que j’auray à plaifir de recognoitres vos fervices quant l’occafion s’en présentera ; Priant Dieu, Monfieur de Hugues, qu’il vous ait en fa faint garde.

Efcrit à Paris le XXIX Décembre 1630

(Signé) LOUIS (et plus bas) BOUTHILLIER

 

A MONSIEUR DE HUGUES

Monfieur d’Hugues, par votre lettre du XXI du mois paffé vous me repréfentez bien particulièrement de quelle importanace eft au bien de mes affaires & fervice, l’Eglise d’alloz dont je vous ay ci’devant commis la grade ; fur quoy je vous diray que lorfque j’ay ordonné par la réponfe que j’at faicte fur la Requette de ceulx dudit lieu que la Garnifon eftablie en leur Eglise en sortiroit, & qu’elle leur feroit laiffée libre, je n’avois point entendu parler de ladite Eglise, y en ayant une autre audit Alloz où ils pouvoient faire le Service Divin avec toute liberté & commodité mais puifque c‘eft chofe faicte, & qu’il y a fujet d’espérer qu’il se fera quelque bon accommodement entre moy et le le duc de Savoye, je défire que les chofes demeurent pour le préfent au regard de ladite Eglise en l’état qu’elles font ; Quant à l’avenir, fi cet accommodement ne venoit pas à réuffir j’entens & vous ordonne de rentrer en ladite Eglise, & y eftablir Garnifon, s’il eft ainfi jugé nécéffaire pour la feureté des passages, par ceulx qui auront la conduite de mes Armées par-delà ; pour ce qui eft du payement des contributions tant dudit lieu Alloz que du Lauzet, je vous ay ci-devant mandé que mon intention eftoit que vous fuffiez entièrement payé de ce qui vous légitimement deub ; Je vous confirme encore cette volonté, & vous affeure que j’ay toute fatiffaction de votre conduite, & que continuant à me bien servir, vous recevrez des effetz de ma bienveillance aux occafions qie fe préfenteront ; fur ce je prie Dieu Monsieur d’Hugues vous avoir en fa fainte garde

Escrit à Paris le XXV Février 1631

(Signé) LOUIS (et plus bas) BOUTHILLIER

Armorial Général de France Par Louis Pierre d’Hozier

Chez Prault à Paris 1742

SIEGE D’ALLOS 1598 toutefois apprenant que le Duc connoit quelque mauvais deffein, du cofté de Barcelonne, pour le faire éclore en Dauphiné il envoya trois mille hommes fous la conduite de Bonne, de Rofans, de Villars & de Defcrottes qui eftant bien d’accord entr’eux, ce qui n’eft pas ordinaire à des personnes de commandement égal, trouvèrent bon d’inveftir les Allos, Chafteau dans les montagnes de Barcelonne où commendoit le Capitaine Sicard, qui menaçoit Le Laufet, lieu voifin & du parti du Roy.

En effet comme il voulut y exécuter une entreprife, par l’intelligence qu’il entretenoit avec quelqu’uns de la garnifon, le Vilars & le refte, qui ne trempoit point à ce complot, ayant mis la main sur les traiftres, les contraignirent à iouer le bon jeu ; & receurent si bien les autres, qu’il y demeurerent presque tous, Sicard s’eftant fauvé feul, avec beaucoup de peine. Mais, parceque le Duc fe fervoit de lui, por faire des pratiques en ces quartiers-là ; Ces quatre fe furent inveftir dans les Allos ; y menèrent le canon, quoy qu’aves une extrème dificulté le battirent durant quatre iours, au bout defquels il fut reçu à composition…

Histoire du Connétable Lesdiguières Par Louis Videl

Chez Jean Nicole Grenoble 1649

 

CHUTE DU CHÂTEAU D’ALLOS

… Le Capitaine Bartoli, & Signoret de Bonnes fe ietterent à mefme temps dans le Chafteau d’Allos, fur l’aduis qu’ils eurent, qu’il devoit eftre bien toft attaqué.

… Après la mort de l’Infante, dont Clement VIII par un Bref effaya de confoler S. A. Le Général de l’Artillerie Ruffia fut envoyé du cofté de Barcellonette fur les aduis que l’on eut, que les ennemis avoient paru avec quinze cents hommes proche du Chafteau d’Allos, où commandoit le Capitaine Ierofme Sicard, originaire du lieu ; la garnifon eftoit forte, car, outre ce que Bartholi & Signoret y avoient mené des gens, Bonada Gouverneur de Demont y avoit envoyé cent foldats, & Gerard Vivalda y eftoir entré avec foixante hommes choifis ; mais après vingt-quatre iours de fiège, la place ne pouvant plus tenir contre le canon, & le fecours que Barbo y conduifoit, n’ayant pû paffer à caufe des neiges, sicard la rendit à compofition.

Hiftoire généalogique de la royale maison de Savoye

Par Samuel Guicheron Chez Barbier Lyon 1660

 

CASTRUM DE ALLOZ Alloz, ce village eft dans les etats de fon Alteffe de Savoye, dependant de la vallee de Barcellonne ; & c’eft vray-semblablement icy où il faut etablir cet ancien peuple, dit Triullati, en la fus-alleguee infcription des trophees des Alpes.

LE LAC D’ALLOZ Mais le plus confiderable de tous, eft le lac dans le terrois d’Alloz, anciennement de Provence, & aujourd’huy des Etats de fon Alteffe de Savoye, vers la vallee de Barcellonne, fur le coupeau d’une tres-haute montagne, ayany environ une lieuë de ciconference, & au-dedans une infinite de truites, les unes d’une grandeur demefuree & de lui prend fa fource, pour la plus grande partie, la riviere de Verdon. A la verite c’eft une grande merveille, c’eft une plaine fur la cime d’une haute montagne, qui n’a aucune en fon voifinage qui lui foit egale en hauteur, & qui ne reconnoit auffi rien de plus haut en fes environs, que quelques pointes de rochers qui environnent tout ce lac, comme nous y avons veu, il y peut avoir une fi grande quantite d’eau, pour fuire un lac de cette etenduê, & une fource continuelle d’une riviere.

La chorographie ou Description de la Provence Par le sieur Honoré Bouche

Charles David Imprimerie Aix 1664

 

ALLOS GUERRES FRANCO-PIEMONTAISE

… le Papa Clement VIII effaya par un Bref de le consoler. Enfuite le Château d’Allos fut rendu après vingt-quatre jours de fiege ; & quand il y eut combat ; Ainfi s’acheva l’année 1597.

Abbrégé de l’Histoire de la Royalle Maison de Savoye

Par le sieur Thomas Blanc À Lyon chez Jean Girin et B. Rivière 1668

 

ALLOS Ville de France en Provence. Elle eft fituée fur la croupe d’une montagne au bord de la rivière de Verdon. Don qu’on y paffe fur un pont. Atlas.

Dictionnaire Universel Géographique et Historique

Thomas Corneille J. B. Coignard Paris 1708

 

ALLOS Allos Allozium, bourg de quatre paroisses, de la Foux, la Beaumelle, Bouchier, à quatre lieues de Barcelone au midy, êtoit autrefois une ville fortifiée d’une enceinte et d’une citadelle, où résidait un gouverneur, démolie dans d’anciennes guerres, située sur la rivière du Verdon.

On remarquera dans la communauté un lacdu même nom au Sud-Est, à une heure dudit bourg, qui a près d’une lieue de circonférence, très profond et très poissonneux. C’est de ce lac que les géographes prétendent faire sortir les eaux de Vars et de Verdon, ce qui est très faux, car sa situation nous démontre qu’il n’en scauroit sortir d’autre eau que celle qui filtre au travers des montagnes dont il est investi.

Il est bien vrai qu’au travers des dites montagnes il sort quantité de sources qui forment un ruisseau nommé Chadoulin, passant par Allos, qui va se jeter dans la rivière du Verdon, et cette rivière prend sa source dans la dite communauté à une lieue d’Allos, à son Nord, à la montagne appelée col de la Sestrière, et non du Sud-Est où est le dit lac (1) et la source de la rivière du Vars est à une demi lieue du dit lac, à son Nord-Est, au dessus de Leing en Piémont (2).

  1. Ce n’est pas le lieu ici de relever les erreurs colportées par de nombreux auteurs ou géographes relativement aux sources du Var et du Verdon. Notons que seules les eaux du ruisseau du Chadoulin paraissant effectivement avoir quelque relation avec celles du lac d’Allos. Bien que l’on ait été fixé alors sur l’exacte émergence du Verdon on verra longtemps encore cartes représenté cette rivière naissant d’un lac, et Villeneuve-Bargemont devra élever sa protestation près de cent ans après en 1815. Errare humanum est. Seulement les travaux cartographiques précis ne datent guère que du XVIII° siècle, avec les Cassini, les Maraldi, les d’Anville, etc … Aujourd’hui ces grossières erreurs sont effacées de nos cartes militaires, elles se sont réfugiées sur des cartes plus populaires mais aussi plus répandues. En 1934, la carte de France Taride au 1/250 000° (Ref 122) fait naître l’Ubaye au col de Largentière et ignore l’existence de tout cours d’eau en amont de Tournoux ; et le Bas-Alpin qui feuillette son calendrier de P.T.T. apprend que la Stire parcourt l’agréable vallon du Lauzanier avant de remonter au col de la Madeleine, pour gagner le versant italien. Et nunc erudimini.

  2. Sans doute pour Esting (Bourcet) ou Esteng ou Saint-Estève.

Chemins

De Barcelonnette partent quatre chemins ;

le troisième vers la droite laissant la rivière d’Ubaye à droite en descendant jusques au ruisseau du Bachelar (qui forme le vallon de Fours) où il se sépare en deux, l’un traverse le ruisseau à gué et monte au hameau de la Maure, à la roche Chouliane, au sud-ouest, descend au col de la Sestrière et va à Allos ;ce chemin est nommé chemin de la Charrette à cause qu’autrefois les généraux d’armées y avoient fait passer de l’artillerie (1)

un chemin monte aux hameaux de la Malune, Morjouan, Chancelaye (2) au col de Valgelaye descend à la Foux et de là à Allos ; le même chemin se sépare à moitié du dit col de Valgelaye, sur la gauche au midy pour aller aussy à Allos, mais in ne sert que pour les gens à pied (3).

D’Allos partent trois chemins ;

L’un sur le derrière au nord passant au hameau de Bouchier, au col de Taros et va à Saint-Laurent-de-Fours. (4)

Le second à l’est, passant le long du ruisseau du Chadoulin, au col Du Los (5), frontière de Piémont, et à Saint-Martin-d’Entaunes, avant d’arriver au susdit col laissant le lac d’Allos à la droite ou se joint un autre petit chemin venant du vallon de Fours et passe au col de la Grande Cayolle (6)

Le troisième au midy suivant la rivière du Verdon, va à Colmars, en Provence

  1. Route tracée par Berwick en 1704

  2. Aujourd’hui cal d’Allos ou de Valgelaye

  3. Col S. Piere (Bourcet), ou de Saint-Pierre ou Baissa de Bouchiers.

  4. Il faut lire Taron. Actuellement col de Talon. Bourcet écrit col de Tarron. Cette différence ne doit pas étonner si l’on remarque que les fourniers ont coutume de prononcer R au lieu de L. Ainsi disent-ils Arouès (pour Allos)

  5. Pas du Laousoun aujourd’hui nommé par Bourcet col d’Alloz terme qui actuellement n’est plus utilisé que pour désigner le col de Vagelaye.

  6. En réalité le chemin venant du vallon de Fours passe au col de la petite Cayolle, dénommé la Basseta dans le pays.

(Notes de Georges Martin-Charpenel)

Distances Lieues

D’Allos ;

Au col d’Auriac. 2

Au col de Valdemars 1, 1/2

A la limite de Provence entre

Colmars et Allos 1/2

Au col du Los 1. 1/4

Description générale de la vallée de Barcelonnette en 1727

Par le Chevalier de Roquepiquet

Manuscrit conservé aux Archives Nationales Paris

in Annales des Basses-Alpes 1934

 

GUERRES DE 1598 TROUPES PIEMONTAISES EN PROVENCE

…. On fit promettre aux troupes qu’elles repafferoient les monts ; qu’elles ne s’arreteroient, ni à Démont, place dépendante de la France entre Coni & Cental au-delà des monts, & dont le duc de Savoye étoit alors le maître, ni à Digne, ni aux Allos, & qu’elles ne serviroient point contre le Roi pendant trois mois.

Histoire naturelle depuis 1543 jufqu’en 1607

Par J. A. de Thou (sans nom d’éditeur) A Londres 1734

 

TRIULATTI

Peuple des Alpes, & que Pline y met au nombre de ceux qui furent fubjuguez par Augufte. Le père Hardouin les met dans le diocèfe de Senez vers le bourg d’Alloz.

Le grand dictionnaire géographique et politique

Par M. Bruzen de la Martinière

A la Haye, à Amfterdam, à Rotterdam chez Jean Daniel Beman 1738

TRUILLATE. ALLOZ ou ALLOZE ou ALLOS En Provence, Diocèfe d’Embrun, Parlement & Intendance d’Aix, Baillage & Recette de la vallée de Barcelonnette.

On y compte 256 maifons, dont l’affouagement eft de 350 écus d’or. Cette Paroiffe eft fituée tout proche de la rivière de Verdon, à 4 l au S. de Barcelonnette, 7 & un tiers l. S.S.E. d’Embrun, & 14 & demie N.E. d’Aix.

A une petite diftance de la Paroisse d’Alloz, il y a un lac qui abonde en truites. Ce lac a environ une lieue de circonférence, & il eft fur une haute montagne, où la rivière de Verdon prend fa fource.

Honoré Bouche croit que c’eft aux environs de ce lac qu’il faut placer les Triullate, dont il eft parlé dans l’infcription du Trophée des Alpes.

Il y a au village ou bourg d’Alloz, que nous venons de nommer, un Grenier à fel, l’un des 18 qui compofent de Département de Provence ; & il y a aussi un Bureau pour la perception, des droits des cinq groffes Fermes & autres droits y joints.

Alloz 256 maifons 1397 âmes 350 Écus d’or

Dictionnaire Géographique Historique et Politique des Gaules et de la France

Par l’abbé Expilly Sans nom d’éditeur Avignon 1743

 

GABELLE Sous les juges confervateurs, le Règlement du 11 Janvier 1716 avoit pourvu des Gabelles dans la Vallée de Barcelonnette, où il avoit été établi par l’arrêt du 30 Décembre 1714 ; un Grenier pour la fourniture du fel nécéffaire aux Habitans ; & un autre dans le lieu d’Allos.

On voit par ces Règlemens, que le fel y doit être vendu & livré aux Habitans, à raifon de feize deniers la livre, poids & monnoye de France.

Dictionnaire de Législation et Jurisprudence Sans nom d’auteur

Chez Louis Chambea à Avignon 1744

 

GUERRE DE SUCCESSION D’ESPAGNE 1709 / 1710

…. M. Le Guerchois qui commandait dans la vallée de Barcelonnette reprit en même temps les travaux qu’il avait fait commencer à la fin de la campagne pour faciliter ses communications, et fit ouvrir, d’un côté le chemin d’Allos, qui conduisait en Provence et de l’autre celui de Vars qui menait à Briançon.

…. Lorsque M. d’Artaignan reçut les ordres de M. le Maréchal de Villars, il était à Barcelonnette où il s’était avancé pendant que ces troupes étaient en marche. Deux bataillons arrivèrent le 13 ; mais le 14 il leur fit prendre la route d’Allos et de Colmars, où ils se rendirent le 15. Trois autres bataillons étaient arrivés à Allos le 13, et le même jour, 14, il les fit partir pour aller à Thorame Haute, afin d’y attendre de nouveaux ordres…

…. M. d’Artaignan, qui était à Meolans, près de Barcelonnette, ayant été averti qu’un détachement des ennemis s’était avancé vers Saint-Etienne, et qu’ils avaient un corps à l’Argentière, envoya un de ses régiments de dragons à Allos, pour les empêcher de descendre du coté de Colmars, et pour n’y être prévenu …

Mémoires militaires relatifs à la succession d’Espagne sous Louis XIV 

Par le lieutenant général de Vault Imprimerie Nationale Paris 1750

 

LAC D’ALLOZ Sur la montagne du même nom. Ce lac eft rempli de truites; il peut avoir une lieue de circonference. A,eau, lac. Dluz, Dloztruite.

Adloz,qui changeant naturellement fon D en L, à caufe de celle qui fuit, fait Alloz, lac de truite.

Mémoire sur la langue celtique Par M. Jean Baptiste Bullet

Chez Daclin Besançon 1754

 

TRIULLATI peuple compris dans le diocèfe de Senès, fitué dans le territoire d’Alloz

Histoire des Gaules Par J. Martin et J.F. de Brezillac

Imprimerie Le Breton Paris 1754

 

LAC D’ALLOZ Les lacs & les étangs font en affez grand nombre dans la Provence. le plus considérable de tous eft celui d’Alloz, dans la vallée de Barcelonnette, au fommet d’une très-haute montagne. Il a environ une lieue de circonférence, & abonde en truites, parmi lefquelles il y en a d’une grandeur prodigieuse : de ce lac fort en grande partie la rivière de Verdon. Vous le regarderez avec raifon, Madame, comme une merveille.

Le voyageur français Par l’abbé Delaporte et l’abbé de Fontenai

Chez Vincent Paris 1765

 

ALLOS ou ALLOZE, paroiffe de Provence, avec un grenier à fel, dans le diocèfe d’Embrun et la recette de Barcelonnette.

Dictionnaire géographique portatif de la France Par Dominique Magnan

A Paris chez Dessaint et Saillant 1765

 

VIGUERIE DE BARCELONETTE

Barcelonette eft une petite ville fur l’Ubaye, ainfi que Le Lauzet, bourg.

Entrameen eft encore un lieu remarquable, qui donne fon nom à une vallée particulière, arrofée par le Var dès fa fource. Alloze eft près de celle de Verdon.

Méthode pour étudier la géographie Par N. Lenglet Dufresnoy

A Paris chez N.M. Tilliard 1768

 

ALLOS ou ALLOZ Bourg confidérable de la vallée de Barcelonnette, dans la Haute Provence, diocèfe d’Embrun, parlement & intendance d’Aix, baillage & recette de Barcelonnette, fur la croupe d’une montagne, au bord de la rivière de Verdon, qu’on y paffe fur un pont, à cinq lieues au midi de Barcelonnette, à près de dix au midi vers le levant d’Embrun et à environ trente au levant d’été d’Aix.

Il y a dans ce bourg un grenier à fel, l’un des dix huit qui forment le département de Provence et un bureau pour la perception des droits des 5 groffes fermes et autres droits y joints. On y compte 256 maifons & environ 1200 habitans

A une petite diftance au levant de la paroiffe d’Alloz, il y a un lac qui abonde en truites. Ce lac a environ une lieue de circonférence, il eft sur une haute montagne où la rivière de Verdon prend fa fource.

Dictionnaire universel de la France Par Robert de Hesseln

Chez Desaint libraire Paris 1771

 

ALLOS ou ALLOZ Bourg avec un grenier à fel, un Bureau des 5 groffes fermes & fitué tout proche de la rivière de Verdon, à une petite diftance O. du lac de fon nom.

LAC D’ALLOZ Il y a en Provence quantité de fontainesde lacs, d’étangs et de Golphes, dont les plus remarquable sont ;

1° Le Lac d’Alloz, d’environ une lieue de circonférence, fitué au fommet d’une très haute montagne, dans la Vallée de Bacellonnette, & rempli de truites parmi lesquelles il s’en trouve d’une grandeur prodigieufe. …

Géographie Universelle Traduite de l’allemand de Mr Büsching

Chez Pierre Gosse et Daniel Pinet à la Haye 1771

 

DAVID D’HUGUES, … gouverneur pour le Roi des vallées d’Alloz & des forts et citadelles du Lauzet en la vallée de Barcellonne … Tenu de lever le 1° novembre 1621 une compagnie de cent hommes à pied pour tenir Garnifon au lieu de Guillestre … Il obtint enfuite une comiffion, datée le 13 juin 1630, pour commander en qualité de Gouverneur, dans le chafteau du Lauzet, avec une compagnie de cent hommes … il fut encore nommé, le 29 aout de la même année, par le Roi, pour fuccéder au feu Sieur de la Baftie dans le commandement qu’il avoit au Bourg d’Alloz, tant sur les habitans que fur la Garnifon, & fe comporta dans cet emploi avec tant de zéle qu’il en recut des éloges de Louis XIII.

Dictionnaire de la noblesse de France Par M. De la Chenaye-Desbois

Chez Antoine Boudet à Paris 1774

 

GALLITAE Ils occupoient le pays où eft Alloz. L’analogie des noms fur laquelle on peut fe fonder quelquefois, me fait préférer cette pofition à celle de Colmars, que Bouche leur attribue. Au refte, il ne faut pas croire que chacun de ces peuples n’eût dans fon territoire qu’un village. Nous leur affignons de préférence, parce qu’il femble que c’étoit la chefferie, & qu’ils en portoient fouvent le nom. Je penfe que les Gallitae étoient répandus depuis Alloz jusqu’à Colmars, & qu’ils avançoient même fur la rive orientale du Verdon, en remontant vers fa fource.

Histoire Générale de Provence Par Jean Pierre Papon

Chez Moutard à Paris 1777

 

TRIULATTI , (Géographie ancienne), peuple des Alpes, que Pline, I. III. c. xx met au nombre de ceux qui furent fubjugués par Augufte. Le P. Hardouin croit qu’ils habitoient dans le diocèfe de Senez, vers le bourg d’Alloz. (D. J.).

Encyclopédie Par D. Diderot, J. d’Alembert

Chez Pellet à Genève 1778

 

LAC D’ALLOZ Parmi les lacs on remarque celui d’Alloz, il eft dans la vallée de Barcelonette, au fommet d’une haute montagne, & son circuit eft d’une lieue ; il est rempli de truites & on y en trouve de très grandes.

Géographie Par A. F. Büsching et J.P. Bérenger

Société typographique Lausanne 1779

 

ALLOS Enfin vous montez un peu plus vers le nord, entre l’Iffole& le Verdon, vers les fources de celui-ci, & vous arrivez dans l’ancien territoire des Gallitoe, répandus depuis Allos jusqu'à Colmars, en latin Collis Martius ou Collis Martis parcequ’on y adoroit le Dieu Mars.

… Fur l’élévation des montagnes, fur leur fite, leur organifation & fur les volcans éteins ; nous préfumons que le lac d’Allos occupe le terrein confumé par un volcan.

Voyage Littéraire en Provence Par M. P.D.L.

Chez Barois ainé Paris 1780

 

MARMOTTES Sur le préau du départ nous recevons l’affluent des voyageurs qui sont venus de Colmars et d’Allos ; Colmars renommé par ses eaux glaciales ; Allos pays de pâturages silloné, aux changements de saison, par les migrations des transhumants, qui se déroulent en file allongée et forment un tableau biblique ; Allos dont les montagnes abritent les rares survivants d’une race fameuse et inconnue, le joli petit animal que les Savoyards du temps jadis amenaient à Paris, et qui n’a plus d’autre emploi que d’être le symbole littéraire du sommeil, la marmotte. Les marmottes étaient encore nombreuses à la fin du siècle dernier, de là le language mordant du comité français de Nice à l’adresse des ducs de Savoie. Une lettre envoyée à la Bollène portait «  Vous avez mal compris notre circulaire … vingt-sept millions de Français suffiront pour exterminer le roi des marmottes et tous les autres tyrans… ». Nous laissons à gauche la route de Colmars-Allos et nous cotoyons la rive droite du Verdon. La diligence décrit de nombreuses courbes et chemine presque toujours sur digues. Un faux pas de nos chevaux nous couterait cher.

La Provence et ses voies nouvelles Par Jules Couvrière

Desclee de Brouwer Lille 1782 Reprint BiblioLife Montreal 2009

 

EGLISES L’eglife de Seyne eft un des plus beaux monumens de l’antiquité ; elle a été bâtie au commencement du IX° fiècle, par les libéralités de l’empereur Charlemagne. C’eft le fentiment d’Honoré Bouche, dans fon hiftoire de Provence, tome 1, page 721, qui dit que cet Empereur avait fait bâtir dans les provinces méridionales de la France les églifes d’Avignon, d’Embrun, de Seyne, de Digne, de Glandeves, d’Allos & de Bayons.

…. La légende de Saint Ours imprimée à Chambéry en Savoie, apprend qu’en l’année 1675, il fut fait des informations par l’autorité de l’archevêque d’Embrun, fur les miracles opérés à la chapelle de Meyronnes, & qu’il fut prouvé que les nommés Jean Bovis de Meyronnes, Pierre Pautieu des Sanières hameau de Jauziers, & de Boniface Pafcal d’Allos, tous trois atteints de paralifie & abandonnés des médecins, avoient été guéris miraculeufement …

Histoire géographique naturelle et ecclésiastique et civile du diocèze d’Embrun

Pas de nom d’auteur ni d’éditeur 1783

 

CORRESPONDANCE PRIVéE

 

A M. LE CHEVALIER DE PASCALIS GARDE DU ROY A VERSAILLES

A Allos le 1° mai 1783

Lettre au chevalier mon frère, Nous voissi bien tôt au tans ou votre poème sera imprimé ne manques pas de man envoyé un exemplaire. Se sera pour moy quelque chose de très préssieux Vous devès avansé votre Andromaque Vous faites bien de conserver votre ettat il fait plaisir danna voir un Can je pance que je nan est poin se la ma triste

Il se tet pré santé M Rebeaux fis cadet du procureur du Roy d’Antibes et cousin de celui qui est a Paris Se mariage c’est trené six moys Mais le paiement de la dot n’a pas plu on luy a proposé une Melle de Grassi qui a 250 mille livres et il a préférée

Gabriel est au qui interrogatif et a la régie de Deus est oeternus Si vous aves fini l’Andromaque envois la moy.

Pascalis de la Sestriere

Nobiliaire de Provence Correspondances diverses

Archives d’Aix en Provence (références égarées)   

 

GABELLE La vallée de Barcelonnette ayant été cédée à la France par le traité d’Utrecht, elle fut réunie au comté de Provence par lettres patentes du 30 décembre 1714. Pour concilier les ménagemens dûs à ces nouveaux fujets, avec la néceffité de les fournir de fels, il fut établi, par règlement du 11 janvier 1716, un grenier à fel à Barcelonnette & un à Allos, & le fel y fut fixé à fix livres, treize fols & quatre deniers. Ce prix a depuis reçu l’augmentation des droits manuels & des dix fols pour livre.

Mais enfin d’empêcher que l’excédent de la confommation de ce pays ne fut verfé frauduleufement dans les provinces voifines, où le fel vaut vingt & vingt-trois livre, il a été établi une police à-peu-près femblable à celle qui exifte fur les frontières d’une province où le fel fe vend à un prix inférieur à celui qu’il vaut dans le canton voisin.

Cette police confiste à exiger un dénombrement des habitans & des beftiaux & de régler, en conféquence, la quantité de fel qui doit leur être délivrée.

Encyclopédie méthodique.Finances Par F. Vicq-d’Azur, J. Le Rond d’Alembert

Chez Panckouke libraire Paris 1784

 

GABELLE Les habitans de la vallée de Barcelonnette, cédée à la France par le Traité d’Utrecht, & réunie, à la Provence par la déclaration du 13 décembre 1714, jouiffent, en exécution de celle du 15 février 1716 du privilège de ne payer que fix livres treize fols quatre deniers le minot, les fels qu’ils lèveront au grenier de Barcelonnette & d’Allos.

… Le conseil a également autorifé à fournir les greniers privilégiés de Briançon & de Villevieille en Dauphiné, en fels des falins des Ambiés, même avec des fels d’Hières ; & ceux de Barcelonnette & d’Allos en Provence, en fels des falins de Bidon, mêlés à des fels des Ambiés.

… Il existe dans toute l’étendue des fermes des gabelles de Languedoc, Dauphiné, Provence & Lyonnois, que le grenierprivilégié de Cette, les cinq greniers du Roussillon, & ceux d’Allos et de Barcelonnette, dans lesquels ce droit ne foit pas perçu.

Encyclopédie Méthodique des Finances

Panckouke Paris 1785

 

LAC D’ALLOS Le lac d’Allos eft fort curieux & fort étendu ; il eft dans la vallée de Barcelonette au fommet d’une haute montagne qui n’eft dominée par aucune autre, & fort abondant en truites.

Essai sur l’histoire de Provence Par Charles François Bouche

Imprimerie de Jean Mossy Marseille 1785

 

ALLOS L’Hiftoire naturelle de cette partie de la Provence n’eft point connue. Il y auroit beaucoup d’obfervations à faire fur les oifeaux et les quadripèdes (la botanique eft faite), fur l’élévation des montagnes, fur leur fite, leur organifation et fur les volcans éteints ; nous préfumons que le lac d’Allos occupe le terrein confumé par un volcan. Le cours des rivières, les dépôts qu’elles forment, pourroient encore fournir des defcriptions curieufes.

Voyage de Provence … Par M. l’Abbé Papon

Chez Moutard Paris 1787

 

ALLOS OU ALLOZ En latin Allosium,en Provençal Aloues, Village de la vallée de Barcelonnette & du Diocèse de Senès. On y compte 256 maisons, & il est affouagé 350 écus d’or. (V. Barcelonnette). Allos est situé auprès du Verdon à 24 lieues d’Aix, à 4 de Barcelonnette, et à 7 d’Embrun.

Le Patron de la Paroisse, qui est desservie par un Curé et un Vicaire, est S. Pierre et S. Paul. Le titulaire est Notre-Dame de Valvert, Vallis Viridis.

L’Évêque de Senès nomme à tous les Bénéfices. Celui de S. Michel étoit autrefois de Patronage Laïque, il rend à-peu-près 300 liv. ; il est dit dans la fondation de ce Bénéfice ; In die Sancti Michaëlis facient unum cantare (c’est-à-dire, un service) ; et omnes presbitari qui in eo aderunt, habebunt suum prandium cum tredecim pauperibus ; et post prandium, dicent una voce saltando ; Dieu aye l’amo doou paure Joumbart. C’est le nom du Fondateur de ce Bénéfice qui oblige celui qui en est pourvu, à dire quatre Messes par semaine, à résider à Allos et à assister aux Offices de la Paroisse. Les autres Bénéfices, qui sont au nombre de quatre, ne produisent qu’environ cent livres de revenu, à l’exception de celui de S. Jacques qui rend quelque chose de plus. Il est à remarquer que la Vallée de Barcelonnette est exempte de Décimes ; c’est-là un de ses privilèges.

Allos a trois succursales qui sont la Foux, la Baumelle & Boucher. Elles sont desservies chacune par un Prêtre ; les deux dernières ont été érigées depuis peu.

Les Fêtes particulières à Allos, sont celle de S. Sébastien, Patron de la Confrairie des Pénitents Blancs, érigée dans cette Paroisse vers le commencement de ce siècle ; celle de S. Joseph, Patron des Agonisans, établie depuis dix-huit à vingt ans ; celle de S. Pierre & S. Paul, et celle de Notre-Dame d’Août. Ces deux dernières sont bruyantes ; les habitans du voisinage s’y rendent en foule, pour participer aux plaisirs de ceux d’Allos. On y voit une Compagnie Bourgeoise sous les armes en habit rouge, paremens, veste et culotte jaunes. Elle assiste à la Procession avec décence & gravité.

Le climat est le même que dans le reste de la vallée ; le caractère des habitans est vif & emporté. Le sol est fertile et les montagnes couvertes de gazon nourrissent quantité de bétail.

Les Armes d’Allos sont parlantes ; c’est un aile & un os ; en Provençal, alo, oues. La Paroisse, qui est à deux cent pas d’Allos, est ancienne ; on croit que c’est Charlemagne qui la fit bâtir ; nous n’en garantissons pas la tradition. Cependant l’on ne sauroit douter de l’ancienneté d’Allos ; il en est fait mention dans le trophée d’Auguste. D’ailleurs, on trouve encore des restes d’une forte muraille & de deux forts, dont l’un à l’Est, étoit auprès de la Ville, et de l’autre au couchant, étoit à-peu près à un quart de lieue de distance du premier.

A une petite distante d’Allos, sur une haute montagne, est un Lac nommé lou Lac d’Alloues, qui à une lieue de circonférence, & en certains endroits jusqu’à trente-six pieds de profondeur. Il abonde en truites que l’on pêche pendant l’hiver en brisant la glace qui est à la superficie du lac. Les pêcheurs ne peuvent prendre ces truites que pendant qu’elles fraient ; c’est par le frai de ces poissons que l’on connoît si la récolte sera tardive ou précoce. Ce lac donne naissance à la rivière du Verdon, au ruisseau de Chadoulain, etc. Il y a beaucoup de ruisseaux qui arrosent le territoire, et qui en rendent les pâturages abondants. Les noms des principaux sont Boucher, le Tapié, Valsebière, Auriac, Anchay, Robions, Chancelaye, etc. Le bois est abondant à Allos, mais il n’y a que le mélèze qui soit bon pour la menuiserie. Bouche place les Triullati au bord du lac d’Allos ; un Auteur moderne dit que ce lieu étoit occupé par les Gallitioe (V. ces mots).

Il y a à Allos un Bureau des Fermes du Roi & un grenier à sel, l’un des dix-huit qui composent le département de Provence.

Description Historique, Géographique et Topographique des villes, Bourgs Villages et Hameaux de la Provence ancienne et moderne…

Par Claude Achard Chez Pierre-Joseph Calmen Aix 1787

 

GALLITAE, peuple des Alpes Maritimes, à l’eft des Edenates. Il en eft fait mention dans le Trophée des Alpes. Bouche leur attribue la pofition de Colmar ; mais le P. Papon dit qu’ils occupoient le pays où eft Alloz.

Encyclopédie Méthodique Par M. Mentelle

Chez Panckoucke librairie à Paris 1787

 

ALLOS Allos, fur le Verdon, près d’un lac du même nom, abonde en pâturages couverts de beftiaux, qui forment le commerce & la richeffe du territoire.

Tableau géographique de la puissance industrielle …

L. Du Couëdic de Villeneuve A Paris, Rue des Mathurins, N° 12 1791

 

ALLOZ ou ALLOS , bourg avec un grenier à fel, un bureau de cinq groffes fermes & fitué tout proche de la rivière de Verdon, à une petite diftance du lac de fon nom.

Géographie universelle de M. Büsching, traduit de l’allemand

J. G. Treuttel Strasbourg 1791

 

 

DISTRICT D’ALLOS Il est dans ce district un chemin de traverse peu fréquenté qui conduit de Barcelonnette à Allos pour se rendre à Colmars ; il était encore couvert de neige sur la fin du mois de juin dernier et je n’ai pu franchir cette montagne dans ma dernière tournée.

Cet automne un régiment à failli périr dans la traversée de cette montagne pour s’être dévoyé de la route pratiquée que couvrait encore la neige, neuf brigadiers sont morts de froid et de faim et, sans quelques soldats plus vigoureux qui sont venus à Allos pour solliciter des secours, la majeure partie du régiment aurait peut-être péri. Il serait très à propos que dans un passage aussi dangereux on indiquât la route par des poteaux assez peu distant pour être vus de l’un à l’autre.

Le département des Basses Alpes en 1792. Rapport adressé au Ministre de l’Intérieur. Par Emile Isnard Pas de nom d’éditeur

 

ALLOS Allos, village, chef lieu de canton, du diftrict de Barcelonnette, à 4 lieues de Barcelonnette. On y pêche de la truite.

La République Française en 84 départemens par une société de géographes

A Paris chez l’éditeur, rue des marais 1793

 

ALLOS Allos est un gros bourg de quatre paroisses qui fait partie de la viguerie de Barcelonnette ; il fut cédé à la France en même tems que la vallée.

Itinéraires ; De Saint-laurent-de-Fours il part quatre chemins. Le premier,au sud passe le Bachelard sur un pont, monte au col de Taron, descend à Boucher puis à Allos. Le second, à la gauche du premier, va au col d’Allos d’où il descend au lac du même nom et le laissant à gauche il côtoie le ruisseau du Chadoulin, qui en sort pour aller à Allos. De Saint-Estève on va à allos par un chemin qui tombe dans celui qui vient de Saint-Laurent-de-Fours par le col d’Allos. On nomme ce chemin le pas de Saint-Estève. D’Allos on peut se porter sur Colmars et dans la basse-Provence.

Mémoires militaires sur les frontières de la France Par M. de Bourcet

Deker Berlin 1801

 

ALLOS Allos, ville de France, département des basses Alpes à quatre lieues Sud de Barcelonnette.

Dictionnaire géographique portatif Traduit de l’anglois par Vosgien

Delalain, Lebour Paris an IX 1801

 

ANNEE 1597 La Rochette est emporté de force par les français, le pont de Montmélian rompu, Chamousset pris et démoli ; les forts de la Charbonnière, de Lueille subissent le même sort, le duc de Savoie perd la bataille des Molettes ; le château d’Allos se soumet, et la citadelle de Romans est rasée.

Histoire abrégée de la vie de François de Bonne, duc de Lesdiguières

Par Martin de Clansayes Imprimerie David cadet Grenoble 1802

 

LAC D’ALLOS …… il y a aussi plusieurs lacs et étangs ; le plus considérable est le lac d’Allos, d’environ cinq kilomètres de circonférence, dans la vallée de Barcelonnette, et rempli de truites parmi lesquelles il s’en trouve d’une grandeur prodigieuse.

Statistique générale et particulière de la France Collectif

Buisson Imprimeur Paris 1803

 

LAC D’ALLOS Il y a dans ce département plusieurs lacs et étangs ; le plus considérable est le lac d’Allos, d’environ une lieue de circonférence, situé au sommet d’une très-haute montagne, dans la vallée de Barcelonnette, et rempli de truites, parmi lesquelles il s’en trouve d’une grandeur prodigieuse.

Géographie, mathématique, physique et politique de toutes les parties du Monde. Par E. Mantelle. M. Brun. Tardieu, Laporte Paris an XII 1803

 

BARCELONETTE Barcelonette, petite ville dans une vallée de même nom, sur l’Urbaye, à 12 lieues de Digne ; chef-lieu d’une sous-préfecture, avec tribunal de 1° instance. Ce fut Raymond Béranger, comte de Provence, qui bâtit cette ville en 1225. Population, 2,100 habitants. Allos, ville sur le Verdon, à 4 lieues de Barcelonette. Population, 1,400 habitants.

Géographies … de la France Sans nom d’auteur

A Paris, chez Bernard, an XII, 1804

 

ALLOZ Ville (Basses-Alpes), arrondissement de Barcelonnette, chef lieu de canton, à 16 Km (3 l. ¾) S. de Barcelonnette, 36 k. (8 l.) N. E. de Digne, 6 km (1 l. ½) N. de Colmars. A une petite distance, au levant de cette ville, il y a un lac qui abonde en truites, parmi lesquelles il y en a d’une extrême grosseur. Ce lac a environ 4 k. (1 l.) de circonférence, il est sur une haute montagne, où la rivière de Verdon prend sa source. Il y a un foulon à draps. Pop. 1400. Bureau de Poste Barcelonnette.

BEAUMELLE v (Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnette, canton et commune d’Allos, à 16k. (3 l. ¾) S. de Barcelonnette, 4 k. (1 l.) N. N.O. d’Allos. Pop.Comprise celle d’Allos 1400. Bureau de poste Barcelonnette.

BOUCHER (Col de) montagne (Basses-Alpes) à 5 k. (1 l. ¼) N. O. d’Allos. Elle a de l’E à l’O. 1 k. ( ¼ de l.).

BOUCHER (Le), rivière, (Basses-Alpes) arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos. Sa source à 7 k. (1 l. 2/3) E. puis N. d’Allos, coule au S.O. et se rend dans le Verdon au N. d’Allos à 7 k. ( 1 . ¾) de sa source.

CHADOULIN (la), rivière, (Basses-Alpes), arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos. Sa source, à 8 k.(2l.) E. d’Allos, coule à l’E. et se rend dans le le Verdon au S.O.d’Allos.

CHANCELAYE (Col de), montagne (Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos à 5 k. (1 l. ¼) N. d’Allos. Elle a de l’E. à l’O. 2k. (1/2 l.).

COMBRETTE, montagne, (Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos, à 3 k. (3/4 de l.). E. puis S. d’Allos. Elle a de l’E. à l’O. 4 kil. (1 l.).

ENTREULMES (Col d’), montagne, (Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos, à 8 k. (2 l.) E. puis N. d’Allos Il a, de l’E. à l’O. 3 k. (3/4 de l.).

FOURS (Col de), montagne, (Basses-Alpes) arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos, à 11 k. (2 l. et ¾) N. puis E. d’Allos. Il a de l’E. à l’O. 2 k. (1/2 l.).

LA FOUX, v (Basses-Alpes) arrondissement de Barcelonnette à 14 km. (3 l.1/2) de Barcelonnette, 6 kilom. (1 l. 1/2) d’Allos Pop.Comprise celle d’Allos 1400. Bureau de PosteBarcelonnette.

LAUSINET Montagne (Basses-Alpes) arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos à 5k. (1 l. 1/2) N. d’Allos. Elle a de l’E. à l’O. 7 k. (1 l. ¾) de long.

PALLON Rocher(Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos à 5 k. (1 l ; 1/3) N. d’Allos. Elle a de l’E. à l’O. 7k. (l .l. 3/4) de long.

SESTRIERES Montagne (Basses-Alpes)arrondissement de Barcelonnete, canton d’Allos à 11 k. (2 l. 2/3) N. N. O. de cet endroit ; Elle a du N. au S ; 3 k. (2/3 de l.) et autant de l’E. à l’O.

Dictionnaire Universel Géographique, Statistique, Politique de la France.

Par Louis Marie Prudhomme Imprimerie Baudouin Paris an XIII 1804

 

ALLOS Bourg de France, département des Basses Alpes (Provence) chef lieu de canton et de l’arrondissement et à 12 lieues Sud de Barcelonnette, 36 Nord Est de Digne, sur la rivière de Verdon où l’on pêche des truites.

Nouveau Dictionnaire Géographique Par F. D. Aynés

Rusand Lyon 1804

 

ALLOS La Durance et le Verdon sont sur-tout très-abondantes en anguilles, en truites, en ombres, en cabèdes, etc…

Il y a plusieurs lacs et étangs ; le plus considérable est le lac d’Allos, d’environ 5 kilomètres de circonférence, situé au sommet d’une très haute montagne dans la vallée de Barcelonnette, et rempli de truites parmi lesquelles il s’en trouve d’une grandeur prodigieuse.

Statistique générale et particulière de la France Collectif

Chez F. Buisson Paris An XII (1805)

 

ALLOS Ville de France du département des Basses Alpes, chef lieu de canton, distribution de Barcelonnette dont elle est à 4 lieues au sud. Évêché de Castellane. On y pèche des truites.

Dictionnaire Géographique Portatif des quatre parties du monde. Londres.

Traduit de l’anglais par M. Vosgien. Deterville Libraire Paris 1806

 

ALLOZ The moft remarkable lake is that of ALLOZ, wich is at the top of a very hight mountain fituated in the valley of Babelonnette. It is about a league of circumference, and abounds with trout, fome of them of a prodigious fize. From this lake chiefly iffues the river VERDON. You will thing it furprifing that a lake fhould be found on the fummit of a moutain; homewer is it fo, not is it the only one.

The European Magazine for January 1806 Philogical Society

 

CONFLIT FRANCO SAVOYARD Les ennemis ont fait passer en 1710, par le premier endroit (col de la Sestrières) deux mille chevaux. Ce débouché verse sur la vallée de Barcelonnette et sur celle d ‘Entraunes il porte sur Colmars par les sources du Verdon et le lac d’Allos…

Tableau historique de la guerre de la Révolution de France

Par P. Henry, J.M.A. Servan

Chez Treuttel et Würtz à Paris, à Strasbourg 1808

 

BOUCHER (col de) Montagne du département des Baffes Alpes, arrondiffement de Barcelonnette, canton d’Allos, à une lieue & deux tiers de cette ville. Il a de l’eft à l’oueft un tiers de lieue de longueur. Près de cette montagne eft une rivière qui prend fa fource à une lieue & deux tiers d’Allos, coule au fud oueft & fe rend dans le Verdon au nord d’Allos à une lieue & deux tiers de fa fource.

COMBRETTE Montagne du département des Baffes Alpes, arrondiffement de Barcelonnette, canton d’Allos, à trois quarts de lieues fud-eft de cette ville. Elle a de l’eft à l’àueft une lieue de maffes, où l’on peut obferver la nature du terrain qui en forme la conftitution.

Encyclopédie méthodique. Géographie-physique. Par M. Desmarest

H. Agarse Paris 1809

 

ALLOS Ville de France, département des Basses-Alpes, chef-lieu de canton, distribution de Barcelonnette, dont elle est à 4 l. S., 5 E. de Castellanne. On y pêche des truites.

Dictionnaire géographique portatif. Collectif.

Deterville Paris 1810

 

UN GOUVERNEUR D’ALLOS Paul AUTARD de BRAGARD, gouverneur d’Orpierres puis d’Allos en Piémont, capitaine d’un corps d’arquebusiers se trouve à l’affaire de Pontcharra où il se distingua à la tête de plusieurs compagnies.

RICHARD DE CORBERY ET DE ROCHELINES

RICHARD, famille noble qui a long-tems été établie à Alloz, petite ville en la Haute-Provence, autrefois fortifiée.

Elle y possédait dès le 14° siècle ; et peut-être long-tems auparavant un domaine de son nom, dont elle paraît avoir joui en fief, vu la nature des droits qui en dépendaient, et notamment le droit exclusif de pâturage sur les montagnes qui confrontaient ce domaine, qu’elle a conservé jusqu’à la fin du dernier siècle. On ignore si c’est la famille qui a donné son nom au fief, ou si c’est de ce fief qu’elle tient le sien. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il s’y est formé le Hameau de Champ Richard, qui existe aujourd’hui près de cette ville.

Plusieurs de ces Richard servirent au 14° et 15° siècles, dans les armées de Sardaigne et celles d’Angleterre ;

I HUGUES, premier connu de la famille, passa au service d’Angleterre vers le commencement du 14° siècle, s’attacha au parti de Jean de la Pole de la maison des ducs de Suffolk (1) et fut tué à la bataille de Stoke en 1488.

(1) Ce Jean de la Pole était le comte de Lincoln, dont le père, Jean de la Pole duc de Suffolk, avait épousé Elisabeth Plantagenêt, sœur D’Édouard IV, et avait été déclaré, par Richard III, héritier du trône d’Angleterre (Histoire d’Angleterre).

Par dico.allos.over-blog.com
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:49

 

II JEAN, fils de Hugues, se trouva à la même bataille et y fut tué, mais il laissa un fils qui suit ;

III CHARLES, épousa marie de la Pole, de la maison ci-dessus mentionnée. Ils périrent tous deux, sous prétexte de religion, en 1542, victimes de Henri VIII, roi d’Angleterre, qui en voulait principalement à la famille de la Pole à cause de ses droits à la couronne. Charles Richard et ses successeurs descendent donc, par Marie de la Pole, de la maison des ducs de Suffolk. Edmond de la Pole et Richard de la Pole, derniers princes de cette maison et de celle d’York, par leur aïeule Elisabeth Plantagenêt, avaient péri, le premier dans la tour de Londres, par ordre de Henri VIII, et le second, à la bataille de Pavie, auprès de François I° (Histoire d’Angleterre). La princesse Marie de la Pole leur ayant survécu, devint donc l’héritière de la maison de Suffolk et de celle d’York.

IV VINCENT I°, fils de Charles, pour se soustraire au sort de son père, vint en France avec son fils, qui suit, qu’il comptait faire passer en Italie, auprès du cardinal Pole, son proche parent, qui fuyait aussi pour se soustraire aux poursuites de Henri VIII. Mais Vincent I° mourut à Alloz, la même année.

V VINCENT II, son fils fut conseiller-sénateur au sénat de Nice, se maria à Alloz en 1556, et le 22 novembre 1636, à l’age de cent-un ans.

VI VINCENT III, fils de Vincent II, était mort avant son père en 1618. Il avait laissé un fils, qui suit ;

VII FRANCOIS, né le 24 février 1577, épousa demoiselle N. Honorat, d’une famille noble d’Alloz. Ils moururent audit lieu, en 1630, du fléau de la peste.

VIII SEBASTIEN, leur fils, leur succéda, hérita de plusieurs autres successions, fut nommé juge ordinaire d’Alloz, le 8 janvier 1692. Il avait épousé dame Marguerite d’Allègre, de famille noble, le 1° janvier 1648, et il mourut le 7 août 1694 …

Nobiliaire Universel de France Par M. de Saint-Allais

à Paris chez l’auteur 1814 1816

 

ALLOS La vallée de Barcelonnetteforme le premier arrondissement du département des Basses-Alpes ; il ne renferme que 18,154 individus, distribués en vingt communes ; encore Allos ne devroit-il pas en faire partie ; car la montagne de Pallon, qui sépare cette commune de son chef-lieuest couverte, pendant huit mois de l’année, des neiges amoncelées qui interrompent souvent les communications.

le lac d’Allosest le plus condérable de tous.

Les brebis couchent toujours en plein air ; depuis quelques temps on a cependant construit à Colmars, à la Sestrières, au lac d’Allos de vastes cabanes destinées à receuillir les troupeaux pendant les orages.

Nous gravîmes à travers les rochers le col d’Entreulmo ; et nous nous trouvames dans l’espèce de bassin où s’est formé le lac d’Allos. Il est enfermé et entouré, à une certaine distance et dans quelques points de rochers qui ont 59 où 60 pieds de hauteur ; et il faut une heure et demie pour en faire le tour.

Comme il y a une petite barque qui sert aux pêcheurs on peut s’y promener ; et, en se procurant le plaisir d’une course sur l’eau, d’autant plus agréable qu’elle se fait dans des lieux où on ne devroit guère s’y attendre, s’assurer de tous les faits qui peuvent servir à faire connoitre une chose vraiment remarquable. La surface de l’eau est calme ; et, quoique le peuple prétende qu’il y a au milieu une issue dont le eaux s’échappent après avoir longtemps tourbillonné, on peut aisément se convaincre qu’il n’y a dans le lac que des petits courants formés par les sources qui l’alimentent, ou par les ouvertures qui donnent aux eaux l’écoulement nécessaire. Sa profondeur est presque partout de 33 à 36 pieds ; on y pêche d’excellentes truites, et qu’on apprécie encore mieux, quand on les mange sur les lieux, où l’air est d’une extrème vivacité. Il en est qui pèsent jusqu’à 18 livres ; leur chair est blanche et marquée de petites taches d’un rouge verdâtre ; elles sont un peu saumonées ; et leur chair est plus foncée qu’on ne le remarque dans cette espèce de poisson quand on le pêche dans les rivières voisines. Pendant l’hiver la glace acquiert une épaisseur de 3 à 4 pieds. Lorsque les pêcheurs veulent prendre du poisson, ils pratiquent un trou, et prennent avec un trident, fai exprès, les truites qui viennent s’approcher de l’ouverture.

La montagne sur laquelle est situé le lac d’Allos a environ mille toises d’élévation au dessus du niveau de la mer ; quelques personnes ont cru y voir le cratère d’un volcan ; et cette opinion, qu’on avoit déduite d’un principe général, auroit une sorte de consistance par l’aspect noirâtre des collines qui environnent Allos. Mais elle sera rejetée, quand après un examen plus suivi, on se sera convaincu qu’on n’y trouve ni laves, ni basalte ; ni aucune substance volcanique ; il n’y a, d’ailleurs, aucune trace de volcan dans cette partie des Alpes. Les rochers qui environnent le lac d’Allossont assez généralement calcaire ; on y voit néanmoins du grès ; cette substance est surtout très-caractérisée du côté de l’est ; et sembleroit être le point de contact entre l’organisation calcaire, qui est celle de la partie des Alpes que nous parcourons, et une chaîne granitique, qui s’enfonce dans le Piémont.

Le lac d’Allos donne naissance à quelques petites rivières qui vont grossir le Verdonau dessous du bourg. Mais c’est à tort, qu’on dit que cette rivière y prenoit sa source ; cette source est au pied de la montagne de Sertrières, entre un village ruiné qui portoit ce nom ; et un rocher qu’on nomme les Trois-Evêchésparce qu’il confine ceux de Senez, de Digne et l’archevêché d’Embrun duquel dépendoit la vallée de Barcelonnette, à l’exception d’Allos. Le Verdon prend son cours au hameau de Lafoux de la Beaumelle, et se dirige ensuite vers Colmars

Il est également faux que le Var ait son origine au lac d’Allos, cette rivière nait au pied du rocher de Clostres … il est à remarquer que les eaux qui s’échappent du lac prennent toutes leur dirction vers l’ouest, et sont, par conséquence, du bassin du Rhône.

Après avoir parcouru le lac et recueilli toutes les notions qui pouroient nous intéresser, nous pensâmes nous diriger vers Allos, où nous devions trouver un gîte pour la nuit, que nous voyons arriver. Après avoir gravi pendant quelques temps des rochers escarpés, et être descendus dans une espèce de bassin de pelouse, on trouve la cabane d’Allos, où se réunissent les bergers qui amènent leurs troupeaux dans cette partie des montagnes ; et c’est là ordinairement que laissent leurs chevaux les voyageurs qui viennent visite le lac ; car ce n’est qu’avec la plus grande peine, que ces animaux pourroient arriver plus loin. Des chemins ardus et escarpés ; des précipices souvent dangereux ; par intervalles, quelques prairies naturelles arrosées par des ruisseaux limpides qui s’échappent du lac, et ombragées par quelques arbres résineux ; voilà ce qu’on rencontre pendant le trajet d’environ deux heures qu’il faut faire pour aller du lac à Allos.

Ce petit bourg est dans une position assez agréable ; les montagnes auquelles il est adossé sont couvertes de mélèze, de sapins et autres arbres résineux. La partie basse offre des prairies très-étendues et d’une verdure éclatantes. En général, le territoire est assez fertile ; et on attribue cet avantage, si rare dans cette contrée, à la qualité du sol, qui se compose d’une terre noirâtre, successivement bonifiée par le résidu des végétaux ; aussi le blé est-il très-abondant, ainsi que les légumes, dont on vante la qualité supérieure. Les collines environnantes sont couvertes de pâturages, et les habitans d’Allosy entretiennent de nombreux troupeaux ; au lieu de les envoyer passer l’hiver dans la Basse-Provence ils les gardent dans les étables et savent ainsi concentrer dans leur pays une branche d’industrie et même de richesse, que la nature semble lui avoir destinée. Il n’y a presque pas d’émigration d’hommes pendant la saison rigoureuse ; tous les bras sont employés à la manipulation des laines et à la fabrication de draps grossiers. Ces particularités distinguent de tous ses voisins les habitans d’Allos, mais, soit que ce lieu offre plus de ressources, soit que ces ressources viennent d’elles-même de cette différence de vivre, on ne sauroit disconvenir qu’il y règne plus d’aisance et la facilité de se procurer toutes les commodités de la vie, les mœurs y sont plus pures, sans doute, parce qu’on y a peu de rapports avec les villes ; les maisons sont mieux baties et plus commodément distribuées ; Allos, enfin, jouit d’un climat très-sain ; et les maladies épidémiques n’y pénètrent jamais.

Son antiquité ne sauroit être révoquée en doute, puisque le Trophée d’Augusteen fait mention. Paponaccorde à Allos l’avantage d’avoir été le chef-lieu d’un peuple connu sous le nom de Gallitoe, que plusieurs auteurs fixent à Colmars ; Bouche veut que ce soient les Striulati qui aient habité Allos ; et je ne chercheroit pas à accorder ces deux historiens de Provence. Quelques restes d’épaisses murailles sont les seuls et stériles monumens qui attestent son ancienne importance ; et encore ne remontent-ils pas jusqu’aux Romains.

On assure que l’église, qui est à une certaine distance des habitations a été batie par les ordres de Charlemagne ; on y remarquoit un patronage laïque, dont les clauses étoient assez singulières ; le fondateur vouloit « que le jour de la Saint Michel, il fût fait un service solennel ; que tous les prêtres qui y assisteroient, eussent ensuite leur repas avec treize pauvres ; et qu’après le diner, ils s’écriassent tout d’une voix et en sautant « Dieu veuille recevoir l’ame du pauvre Joumbart » !

Allos avoit jadis un bureau de ferme, un grenier à sel, et il dépendoit, pour le spirituel, du diocèse de Senez. Aujourd’hui, il est le chef-lieu d’une très-petite justice de paix, qui ne compte que deux communes (1) pour toute juridiction ; celle d’Allos a environ 1400 habitans, y compris les hameaux de Boucherde la Beaumelle et de la Foux ; elle fait partie de la sous-préfecture de Barcelonnette,par la même raison qu’elle étoit comprise autrefois dans la vallée de ce nom ; mais les communications sont infiniment difficiles ; et dans la saison rigoureuse, les neiges amoncelées sur la montagne de Pallonet le col de Chancelege qu’il faut gravir, interceptent tous les passages qui vont vers le chef-lieu.

(1) Le canton d’Alloscompte deux communes Allos et Fours.

Voyage dans la vallée de Barcelonnette Par C. de Villeneuve-Bargemont

R. Noubel, Imprimeur-Libraire Agen 1815

 

ALLOS Bourg de France, département des Basses Alpes (Provence) chef lieu de canton de l’arrondissement et à 4 lieues sud de Barcelonnette, 2 N.E. de Digne sur la rivière de Verdon où l’on pêche des truites.

Nouveau dictionnaire universel de géographie moderne. Par François David Aynès

Saintmichel, libraire, Paris, 1816

 

ALLOS Bourg de Provence, au département des Basses Alpes à deux lieues et demie Sud de Barcelonnette.

Dictionnaire géographique Par F. Robert

Eumery Libraire Paris 1818

 

NOTRE DAME DE VALVERT

La tradition fait remonter au règne de Charlemagne, ainsi que nous l’avons dit, la fondation de plusieurs églises de la Haute Provence ; celle de Notre Dame de Digne, celles de Senez, de Seine et d’Allos, toutes bâties sur le même modèle, sont de ce nombre. Un millésime qu’on prétend avoir été apperçu dans les fondations de celle d’Allos, fixerait en effet leur construction vers cette époque.

Recherche sur la géographie ancienne et les antiquités des Basses-Alpes

Par D. J. M. Henry Chez H. Gaudibert à Forcalquier 1818

 

GUERRES DE LA LIGUE 1597 / 1798 … Cinq cents hommes environ, aux ordres du Chevalier de Saluces, arrivèrent à Saint Martin de Lantosque, dans la vallée de la Vésubia, peu de temps après la perte de Saint-Etienne, dont les français fortifièrent l’église avant de marcher contre Chateauneuf près de Beuil, à leur approche le capitaine Bonfiglio abandonna le village et s’enferma avec sa garnison dans le château qu’il rendit lâchement à la première sommation, sur la menace qu’on fit de le pendre ; si la peur gagna Bonfiglio, l’argent séduisit le capitaine Pascalis, commandant de la vallée d’Entraunes (petite vallée au couchant de celle de la Tinéa, d’où l’on va par Saint-Etienne et la vallée de Fours dans la principauté de Barcelonnette) qu’il livra en passant du côté des enneson rigoureuse, les neiges amoncelées sur la montagne de Pallonmis. Ces malheurs pouvaient avoir des suites funestes que Monsieur de Beuil chercha à prévenir, en destinant le capitaine Bartoli dans le château d’Allos près de Barcelonnette. Il renforça en même temps le poste de Saint Dalmas le Sauvage et il appela sous les armes la milice générale du canton. Cette mesure eut un plein effet ; les paysans d’Allos, de Saint Dalmas, de Barcelonnette accoururent se joindre aux troupes et repoussèrent les français.

 

Le Prince de Piémont pourvut à la sûreté de la frontière de Maurienne, et rappela de Suze les deux mille italiens qu’il destina dans la vallée de Barcelonnette où l’ennemi se renforçait. Le général d’artillerie Cambian, nommé au commandement de cette troupe, apprit en arrivant à Coni que le château d’Allos était attaqué ; il pressa sa marche, comptant dégager la place, ou se mesurer avec les assiégeants ; mais ses troupes, presqu’entièrement composées de recrues, refusèrent de s’engager dans les hautes alpes qu’il fallait traverser, et Monsieur de Cambian, n’ayant pu ramener ses soldats, n’eut d’autre ressource que celle de jeter un renfort dans la place ; le capitaine Vivalda entra heureusement avec sa compagnie dans le château d’Allos, où il se trouva y avoir une garnison de trois cents hommes aux ordres du capitaine Sicard ; cet officier était regardé par les Français comme l’auteur des entreprises que les Savoyards tentaient souvent sur les places voisines ; son activité était en effet très-grande ; et dernièrement encore il venait de tenter, quoique malheureusement, la surprise du Lauzet.

M. de Bonne, et les officiers qui partageaient avec lui le commandement des troupes françaises dans la vallée de Barcelonnette crurent important de déposer Sicard, et mirent le siège devant Allos avec trois mille hommes ; on força les paysans des environs à réparer les chemins par lesquels on voulait conduire l’artillerie et après des peines infinies, deux canons furent approchés des murs le 8 décembre ; les assiégés l’avait jugé impossible, et dans cette fausse sécurité ils négligèrent de réparer leurs faibles remparts ; aussi dès le premier jour de feu la brèche était ouverte et la quatrième il fallut arborer le drapeau blanc. Les français maître de cette place et Saint-Étienne coupaient les communications de la principauté de Barcelonnette au comté de Nice.

Histoire militaire du Piémont 3vol. Par Alexandre de Saluces

Chez Pierre Joseph Pic Turin 1818

 

ALLOS FOURS Arrété du 13 avril 1802 (23 germinal an 10). Basses-Alpes (arrondissement de Barcelonette). Fours, du canton d’Allos, est réunie au canton de Barcelonette.

Collection générale des lois

Imprimerie royale, à Paris chez Rondonneau et Decle 1818

 

DE BARCELONNETTE A ALLOS

Depuis le pont de Saint-Barthélémi entre le Lauzet et Méolens, un chemin suit la rive gauche du ruisseau jusqu’à Saint-Barthélémi. Là il se divise en deux, le premier sur la droite monte au col Bernard, d’où l’on peut descendre à Seine par Saint Pont où par Pompierie. Le second continue de remonter le ruisseau, en passant par plusieurs petits hameaux. Il va au lac Vert, monte au pas du Merle et au col de Sestrières, d’où il descend à la fons, puis à Allos en suivant le Verdon. De Méolens à Allos, par le chemin que l’on vient de décrire, l’on compte cinq lieues. Le col de Sestrières est praticable par les chevaux.

Allons est un gros bourg de quatre paroisses, qui fait partie de la vignerie de Barcelonnette ; il fut cédé à la France en même temps que la vallée.

De Saint-Laurent-de-Fours il part quatre chemins. Le premier, au Sud, passe le Bachelard sur un pont, monte au col de Taron, descend à Boucher, puis à Allos, d’où il descend au lac du même nom ; et le laissant à gauche, il côtoye le ruisseau de Chadoulin qui en sort pour aller à Allos. Après avoir passer le col, on trouve un chemin sur la gauche qui conduit à Saint-Estève, puis à Entreumes ; on l’appelle le pas de Saint-Estève. Le troisième chemin, partant de Saint-Laurent-de-Fours, passe à Coudières au col de grande Cayolle, et va à Saint-Estève. Le quatrième va par le col de Clapoux, à la Frache, puis à Jausier.

Mémoires et correspondance du Maréchal de Catinat 2 vol.

Librairie universelle de P. Mougie ainé Paris 1819

 

ORDONNANCE DU ROY

N° 9679. Ordonnance du Roy qui accorde à la commune d’Allos, à l’arrondissement de Barcelonnette, département des Basses Alpes, une nouvelle foire qui se tiendra le 20 mai de chaque année.

Paris le 23 août 1820.

Bulletin des lois de l’empire français. 1821

 

ALLOS Allos, a small town of France, with 26 houses, and 1400 inhabitants, not far from a lake of the same name, in the valley of Barcelonnette, in Upper Provence, on the frontiers of Piedmont, 7 ½ leagues of Digne.

The Edinburgh Gazetteer

Printed for Archibald Constable Edinburgh 1822

 

GUERRE DE 1598

... La trahison du capitaine Pascalislivra également la vallée d’Entraunes. Aussitôt l’alarme devint générale. Le Comté de Beuil appela sous les armes toutes les milices ; le chevalier de Saluces accourut de son côté avec 500 fantassins dans la vallée de la Vésubia, mais ils furent bientôt appelés l’un et l’autre à la défense des défilés de Suse ; le haut-comté de Nice se trouvant ainsi livré à la discrétion des ennemis, Louis Martini, Curé de St-Dalmas, entreprit de leur disputer le terrein pied à pied, de St Martin et de Roche et fit essuyer des pertes considérables à Monsieur de Mirabel, ce général prit cependant d’assaut le château d’Alloz, malgré la vigoureuse résistance du capitaine Sicard.

Histoire de Nice Par Louis Durante

Imprimerie de Joseph Favale Turin 1823

 

ALLOS Petite ville de France, département des Basses Alpes, arrondissement

et à trois lieues trois quart au sud, de Barcelonnette, chef lieu de canton.

A une lieue et demi à l’est il y a un lac qui porte son nom ; abondant en truites et est situé sur le revers Nord de la montagne de Combrette.

1400 habitans.

Dictionnaire géographique universel contenant la description

de tous les lieux du globe. Par une société de géographes

J. Killian Libraire Paris 1823

 

ALLOS FOURS

Chefs-lieux des justices de paix et communes dont elles sont composées.

Allos – Allos, Fours.

Collection complète des lois … A Paris chez Guyot et Scribe 1826

ALLOS Bourg des Basses Alpes au confluent du Verdon et du Chidoulin.

Chef lieu de canton. Arrondissement et postes de Barcelonnette.

A quatre lieues et quart au sud de Barcelonnette. 1480 Habitants.

Près de ce lieu est un lac poissonneux et abondant en truites.

… On pêche dans le lac d’Allos des truites d’une grosseur prodigieuse.

Dictionnaire complet, géographique, statistique et commercial

de la France et de ses colonies. Par M. Briand de Verzé

Chez Langlois Libraire Paris 1831

 

ALLOS Bourg et commune du département des Basses Alpes

(Provence). Chef lieu de canton de l’arrondissement de Barcelonnette.

Population 1495 habitants. Foires le 2 mai et le 21 septembre.

Poste par Barcelonnette. Il est situe au confluent du Verdon et du

Chidoulin, près de la montagne de Combrette sur les rives de laquelle

est le lac d’Allos abondant en truites et très poissonneux

A deux lieues au nord de Colmars, à six lieues au sud de Barcelonnette.

Le canton d’Allos ne comporte que la seule commune de ce nom.

BOUCHIERS Lieu du département des Basses-Alpes, commune et canton d’Allos, arrondissement de Barcelonnette // Par Barcelonnette.

Dictionnaire complet de tous les lieux de la France et de ses colonies

P. M. Barbichon Tétot Frères Paris 1831

 

ENSEIGNEMENT 12 Janvier 1830 M. l’abbé GARNIER est autorisé provisoirement à ouvrir à Allos, département des Basses-Alpes, une école latine dont l’enseignement ne pourra pas s’élever au-delà de la sixième. (Délibération du Conseil royal, approuvée par le Ministre

Bulletin universitaire contenant les ordonnances, réglemens…

Imprimerie Royale Paris Août 1832

 

FOURS A CHAUX

Ordonnance du Roi des français autorisant ;

Les sieurs Guiraud (Pierre-Antoine), Michel (Pierre-Célestin), Guiraud (Jean-Dominique) et Guiraud (Jean-Hyacinthe), propriétaires en la commune d’Allos, à construire chacun un four à chaux, à la charge de répondre des dommages qu’ils pourraient causer, et de les démolir un mois après leur cuisson. (Basses-Alpes)

Bulletin des lois du Royaume de France Imprimerie Royale 1834

 

ELECTIONS

Dans les arrondissements de sous-préfectures où il y a moins de neuf cantons, le nombre des conseilliers d’arrondissement que chaque canton doit élire est fixé conformèment au tableau qui suit ;

…. Département des Alpes (Basses)

Arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos 2, Barcelonnette 3, Le Lauzet 2, St Paul 2. (Juin 1834)

Ordonnance du préfet des Basses-Alpes, autorisant, par urgence, à délivrance immédiate d’arbres existant dans les bois du bourg d’Allos. (Aôut 1834).

Collection complète des lois décrets, ordonnances, règlemens

Par J. B. Duvergier A Paris, chez Guyot et Scribe 1834.

 

SOUS-PREFECTURE DE BARCELONNETTE

Conseil d’arrondissement de Barcelonnette.Neuf membres. Messieurs ;

Martin, propriétaire à Allos

Pelissier, juge-de-paix à Allos

Almanach royal et national Guyot et Scribe Paris 1834.

 

 

 

LAC D’ALLOS Le département renferme un assez grand nombre de lacs ; le plus remarquable est celui d’Allos, dont la circonférence est d’environ une lieue et demi situé à 2000 m au dessus du niveau de la mer, et qui est très poissonneux … depuis quelques années on a construit à la Sestrière, au lac d’Allos de vastes cabanes pour abriter les troupeaux pendant les orages.

La France pittoresque …. Par Abel Hugo

Delloye, éditeur de la France militaire Paris 1835

 

ALLOSou ALLOZ Allostrum Petite ville chef-lieu de canton pour son territoire seulement, à 6 lieues de Barcelonnette. Elle était la capitale des Galiltoe,peuple celto-lygien. Il est fait mention d’Allos dans les trophées d’Auguste.

On prétend que Charlemagne fit bâtir l’ancienne paroisse qui se trouve à environ deux cents pas en-dessous de la ville, et qui subsistera encore long-temps, malgré le peu de soin et de respect qu’on a pour cet ancien édifice.

On trouve encore des restes de fortes murailles et de deux forts l’un à l’est et l’autre à l’ouest de l’endroit.

Allos fait partie de la vallée de Barcelonnette ; la Foux, la Beaumelle et Bouchiers sont les principaux hameaux du territoire. Un grand nombre de ruisseaux arrosent la campagne ; les principaux sont, Auriac, Anchay, Boucher, Chancelaye, Roubions, Tapié et Valsebière. Le climat est très froid, le sol fertile ; les montagnes, couvertes de gazon, nourrissent en été une grande quantité de bétail venant des environ d’Arles ; elles produisent beaucoup de plantes médicinales estimées, et des framboises excellentes. On y voit beaucoup de chamois, des chèvres sauvages, des bartavelles et même des gelinottes ; on y trouve aussi du cristal de roche.

Dans le territoire d’Allos, et au sommet de la grande montagne du Laus, est un lac qui a près d’une lieue de circonférence, et à certains endroits plus de trente pieds de profondeur. Il donne naissance au ruisseau de Châdoulin, et fournit beaucoup de truites excellentes et bien saumonées ; on y en a pris qui pesaient jusqu’à cinquante, soixante et quatre-vingt livres ; pendant l’hiver on les pêche en brisant la glace qui est à la superficie. Plusieurs auteurs ont avancé que ce lac donnait naissance au Verdon, preuve certaine qu’ils n’ont pas visité ce lieu, car la disposition du terrain leur eût prouvé le contraire.

Le bois est abondant, mais il n’y a que le mélèze qui soit propre à la menuiserie ; on s’en sert également pour la charpente des maisons qui étaient couvertes de bois avant la mi-décembre 1833 époque où toute la ville a été dévorée par les flammes. Les habitans, au nombre de 1410, sont naturellement vifs et emportés, mais l’éducation corrige facilement leur caractère.

GALLITAE Peuplade celto-lygienne dont il est fait mention dans le trophée des Alpes. Honoré Bouche les place à Colmars, et Papon à Allos. Le peu de distance qu’il y a d’un de ces lieux à l’autre fait croire que les Gallitae les occupaient tous deux. Cependant je pense que le chef lieu était près d’Allos.

TRICELATTI Peuple celto-lygien qui ne nous est connu que par l’inscription du Trophée des Alpes. Ce peuple était placé entre les Gallitae, qui se trouvaient à Allos, et les Estini,qui étaient près d’Entrevaux, ce qui a fait présumer qu’ils occupaient les environs d’Adaluis.

Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne

Par E. Garcin P. Garcin imprimeur Draguignan 1835

 

ALLOS ALLOS Substantif masculin. Commune du département des Basses Alpes

Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Barcelonnette où se trouvent

les bureaux d’enregistrement et de poste.

LA BEAUMELLE Substantif féminin. Village dépendant de la commune d’Allos, département des Basses-Alpes, canton d’Allos, arrondissement de Barcelonnette.

BOUCHIERS Substantif masculin. Village du département des Basses-Alpes commune et canton d’Allos arrondissement de Barcelonnette.

Dictionnaire français et géographique Par Babault

Babault Paris 1836

 

FISCALITE Pour le regard de ce qui est dû de reste aux garnisons de Barcelonnette et d’Allos pour l’année dernière, et les mois de janvier février et mars de l’année présente, la vérification en sera faite sur l’état du Roi, commissions qui en ont été expédiées par Sa Majesté, et qui les quittances des payements, faits aux dites garnisons pur le temps de deux personnes ; l’une nommée de la part de Sa dite Altesse, l’autre du dit Sieur Desdiguières. … (année 1601)

Traités publics de la Royale maison de Savoie

Imprimerie Royale Turin 1836

 

ALLOS chef-lieu de canton, Barcelonnette, Basses-Alpes, (Provence).

Pêche de truites.

Dictionnaire Géographique Universel Bruxelles 1837

 

ALLOS Petite ville située dans la vallée de Barcelonnette à six lieues de la ville de ce nom. Pop. 1513 hab.

Allos est une ville ancienne, autrefois capitale des Gallitoe, peuple celto-lygien, il en est fait mention dans les trophées d’Auguste. Quelques restes d’épaisses murailles sont les seuls et stériles monuments qui attestent son ancienne importance et encore ne remontent-ils pas jusqu’au Romains. On assure que l’église, assez bien conservée, qui se trouve à quelque distance des habitations a été bâtie par ordre de Charlemagne.

Cette ville est dans une position agréable, les montagnes auxquelles elle est adossée sont couvertes de mélèze, de sapins, et produisent beaucoup de plantes médicinales ainsi que des framboises excellentes. Les collines sont couvertes de pâturage où les habitants entretiennent de nombreux troupeaux, la partie basse offre des prairies très-étendues et d’une verdure éclatante.

Dans le territoire d’Allos, et au sommet de la haute montagne du Laus, où l’on arrive par le col d’Entreulmo, se trouve une espèce de bassin où s’est formé le lac d’Allos. Il est enfermé et entouré, à une certaine distance et dans quelques points de rochers qui ont 50 ou 60 pieds de hauteur, et peut avoir une demie-lieue carrée de superficie ; il faut une heure et demie pour en faire le tour. Sa profondeur est presque partout de 33 à 36 pieds ; on y pêche d’excellentes truites dont quelques-unes pèsent jusqu’à dix-huit livres.

Guide Pittoresque du Voyageur en France Par Girault de Saint Fargeau

Firmin Didot Paris 1838

 

SOUS-PREFECTURE DE BARCELONNETTE

Conseil d’arrondissement de Barcelonnette.Huit membres. Messieurs ;

Guirand , officier de santé à Allos

Pelissier, juge-de-paix à Allos

Almanach royal et national Guyot et Scribe Paris 1838

 

 

LE VERDON Verdun ouVerdon, rivière qui s’appelait anciennement Supora. Elle perdait son nom à sa jonction avec l’Issole, qui vient de Thorame Basse ; mais aujourd’hui elle porte le nom de Verdon, depuis sa source sur les montagnes d’Allos jusqu’à son confluent dans la Durance près de Vinon.

Bulletin trimestriel de la société des sciences, arts et belles lettres du Var

Imprimerie de Bellue Toulon 1839

 

LE LAUS Parmi les plus considérables des montagnes pastorales, on distingue, à Allos, celle de Loux, qui a, à son sommet un lac très poissonneux d’une lieue de tour et dans lequel vivent, avec trois mille brebis étrangères, des chamois nombreux, des marmottes, des perdrix bartavelles, des perdrix blanches, des lièvres blancs, etc.

Panorama pittoresque de la France

Cie Bibliopéenne Paris 1839

 

HAUTES MONTAGNES D’ALLOS

… la montagne du Lauzanier, entre l’arche et le vallon de Fours haute de 3025 mètres ; le mont de Pela, voisin du lac d’Allos, ayant 3206 mètres, le pic de la Ciolinehaut de 3025 mètres …

Tableau des hauteurs de divers lieux situés dans le département des Basses-Alpes.

… Allos (bergerie du lac d’) 2120 m.

Allos (lac d’) 2239 m.

Allos (village d’) 1475 m.

… Beaumelle (la), hameau d’Allos 1579 m.

… Ciolane (derniers pâturages de) 2300 m.

Ciolane (montagne de) 2955 m.

… Foux (la), hameau d’Allos 1748 m.

… Péla (mont de) 3124 m.

MINE DE PLOMB

La formation à nummulites qui constitue tout le massif des montagnes compris entre Allos et Barcelonnette renferme, près du hameau de la Malune au nord de Mourjuan, quelques filons de spath calcaire avec rognons de plomb sulfuré. Ces gîtes ont été découverts en 1762 ; quelques années après on essaya de les exploiter, mais ils furent bientôt abandonnés à cause de leur pauvreté. Il est probable qu’ils sont peu importants comme tous ceux de même nature qui se rencontrent dans les terrains calcaires de cette partie des Alpes.

VALLEE DU VERDON

Le Verdon prend sa source dans les hautes montagnes de Sestrières, au dessus du village de la Foux ; de là il descend à Allos et coule dans la direction du nord au sud… Telle est aussi la direction générale de la vallée du Verdon depuis Allos jusqu’à Castellane… Dans cette partie du département, la formation acquiert une puissance prodigieuse qui doit approcher d’un milliers de mètres ; car telle est l’épaisseur totale des couches peu inclinées à l’horizon, qui s’élèvent depuis le fond de la vallée jusqu’aux sommités situées au sud du lac d’Allos et appelées montagnes de Combrenne sur la carte de Cassini.

Statistique minéralogique du département des Basses-Alpes

Par M. Scipion Gras Prud’homme imprimeur libraire Grenoble 1840

 

ALLOS ou ALLOZ Village de France, département de Basses Alpes, sur le

Verdon, arrondissement de et à quatre lieues et quart de Barcelonnette ;

Chef-lieu de canton, poste de Colmars ; près d’un beau lac qui abonde en truites. Population 1530 habitants.

Les lacs du département sont très-poissonneux. Celui d’Allos, le plus remarquable, a 1 l. ½ de circonférence ; il est situé à 2000 mètres au dessus du niveau de la mer.

Dictionnaire général de géographie 4 vol. Par Hirth

Bagnol et Simon Strasbourg 1839. 1841

 

NOTRE DAME DE VALVERT M. Jullien d’Entraunes a fait une notice sur les églises d’Allos et de Vergons dans les Basses Alpes.

M. Jullien d’Entraunes, adresse des réponses aux Questionnaire pour l’église d’Allos (Basses Alpes). Une tradition fait remonter ce monument à Charlemagne ; une autre l’attribue au vœu qu’avait fait la Reine Jeanne d’élever plusieurs églises à la vierge Marie, en mémoire de la sentence du pape qui l’avait proclamée innocente du meurtre de son mari André. Quatre autres églises offre le même type que celle d’Allos. Le département si pauvre en monumens attache le plus grand prix à l’église d’Allos dont les chapiteaux sont sculptés d’animaux et de têtes humaines ; mais il ne peut lui consacrer les trois mille francs nécessaires pour la réparer. Il réclame en conséquent, l’appui du gouvernement. Un devis dressé par un architecte et une notice rédigée par M. Jullien sont joints à l’appui de la demande.

Renvoi à M. le Ministre de l’Intérieur.

Bulletin du Comité Historique des Arts et Monumens

Imprimerie Administrative Paris 1840 1841

 

MOISSON Selon le docteur Honnorat, l’époque de la grande moisson est, en général, à Arles, qui n’est qu’à 7 lieues de la Méditerranée et presque au niveau de ses rivages, du vingt au vingt-cinq juin. Digne se trouve à 656 mètres au-dessus du niveau de cette mer, ce qui donnerait vingt-trois ou vingt-quatre jours de retard et porterait vers le dix-neuf juillet, et c’est précisément ce qui a lieu. Allos est plus élevé que Digne de 800 mètres ; la grande moisson ne devrait s’y faire, d’après ce calcul, que vingt-huit jours après Digne, c'est-à-dire du quinze au vingt août, et c’est encore justement ce qu’on observe.

Mémoires d’agriculture Société Royale et centrale d’Agriculture

Bouchard-Huzar Paris 1841

 

ALLOS La petite ville d’Allos venant d’être la proie des flammes, nous avons été forcés d’aller prendre gîte sans un étable au hameau de la Foux les habitants y sont, pendant l’hiver, couverts de fourrure comme ceux de la Sibérie ou du Groenland. Le luxe des villes n’a pas encore pénétré dans ces lieux à demi-sauvages. On n’y connaît guère que l’avarice et la pauvreté. Un berger, venant de tuer un faisan, ou plutôt un coq de Bruyère, a préféré nous le vendre pour la modique pièce de deux francs, que d’en régaler sa famille, très heureuse d’avoir, le dimanche un morceau de chamois ou de chèvre sauvage, animaux assez communs de ces montagnes.

Au sommet de la montagne de Laus se trouve un lac d’environ une lieue de circonférence ; il a jusqu'à dix mètres de profondeur ; il donne naissance à deux ruisseaux et non au Verdon, ainsi que certains auteurs mal informés l’ont avancé. Ce lac fournit beaucoup de truites bien saumonées. On y en a pris qui pesaient jusqu’à cinquante, soixante et quatre-vingt livres. Une de ces dernières fut portée à Turin et servie à la table de la reine de Sardaigne. On ignore de quelle manière ce poisson fut pêché.

Lettre à Zoé sur la Provence 2 vol. Par E. Garcin

Fabre Imprimeur Libraire Draguignan 1841

 

REBOISEMENT

… M. de Vidaillan, préfet actuel des Basses-Alpes, a entretenu le conseil général de ce département des terribles nécessités de ses montagnes, et des tentatives faites ou à faire dès à présent dans la vue de les reboiser. Il a demandé une allocation pour l’établissement d’une sècherie à Barcelonnette, provoqué le Conseil à émettre un vœu pour la création d’un sous-inspecteur des fôrets, et cite les communes de Barcelonnette, d’Allos … comme ayant mis en défends, soumis au régime forestier, ou même essayé de reboiser des portions plus ou moins cosidérables de pâturages, s’élevant en totalité à plusieurs milliers d’hectares.

Annales forestières Rédacteur en chef A. Bixio

Au bureau de la maison rustique Paris 1842

 

CULTURE DU SEIGLE … J’ai vu dans les départements des Hautes et Basses-Alpes le seigle cultivé à 2200 mètres, notamment au-dessus d’Allos, en Provence. Le froment qui parvient moins au nord que le seigle, parait aussi prospérer moins bien à de grandes hauteurs ; mais je l’ai vu encore très-près de 1800 mètres. A cette grande hauteur on sème ordinairement avant la moisson afin que les jeunes plants ayent le tems de se renforcer avant la chute de la neige ; il n’est pas sans exemple que celle-ci couvre un champ de seigle pendant une année entière, dans ce cas, le seigle reste comme stationnaire sous la neige, et pousse au bout de 18 mois lorsque celle-ci vient à fondre.

Mémoires de physique et de chimie de la société d’Arcueil Périodique

Perronneau Paris 1842

 

VAL DE STURA

… there are many communications with the neighbouring valleys, by passes in the mountains ; as with Embrun by the Col de la Vacherie and whith Colmars and Allos by the valléys of the Tinea and the Varo, which discharge their streams near Nice.

A Hand-book for travellers in Switzerland and the Alps of Savoy and Piedmond. By John Murray

J. Murray and son London, Galignoni Frères Paris 1842

ALLOS … ainsi, pendant que les champs dans la partie méridionale du département des Basses Alpes sont toujours verts, les pics de montagne de sa partie septentrionale sont couverts de neiges perpétuelles, tandis qu’on moissonne l’avoine à Manosque, on la sème à la Sestrière, hameau d’Allos (1).

(1) Il arrive quelquefois que, la saison étant un peu précoce, on coupe les avoines dans les cantons les plus méridionaux du département, tandis qu’à la même époque, on sème, à la Sestrière celui qui y sera récolté deux mois plu tard. Le froid qui règne sur ces montagnes, et la neige qui les couvre jusqu’à ce moment forcent les cultivateurs à ce retard (Notede M. le méd. Honnorat.).

Parmi les plus considérables des montagnes pastorales, on distingue, à Allos, celle du Laux, qui a, à son sommet un lac très-poissonneux, d’une lieue de tour, et dans laquelle vivent avec trois mille brebis étrangères, des chamois nombreux, des marmottes, des perdrix bartavelles, des perdrix blanches ou jalabres, des lièvres blanc, etc.

 

… Les Gallitae, que l’on place à Allos, peuvent avoir occupé les vallées du Verdon jusqu’aux montagnes de Suvian, de Corduech et du Grand-Coyer.

… Ce que nous avons dit des Edénateset des Nomolanis’applique également aux Gallitae qui, suivant les géographes, habitaient les vallées d’Allos de Thorame ou de Colmars, et peut être les unes et les autres en même temps.

 

… La tradition fait remonter au règne de Charlemagne, ainsi que nous l’avons dit, la fondation de plusieurs églises de haute Provence ; celle de Notre-Dame de Digne, celle de Senèz, de Seyne et d’Allos, toutes bâties sur le même modèle, sont de ce nombre. Un millésime qu’on prétend avoir été aperçu dans fondations de celle d’Allos, fixerait en effet leur construction à cette époque.

Il y a une trentaine d’années, qu’une crue des eaux du Verdon ayant endommagé une digue construite le long de l’un des murs de l’église d’Allos, la chute des blocs mit à découvert une partie des fondations de ce côté, et l’on aperçut une pierre portant un millésime dont on n’a pu se rappeler l’expression, mais qui faisait alors remonter à mille ans l’édification de cette église. Nous ignorons si ce millésime était contemporain, ou s’il avait été gravé après coup, ce qui paraîtrait assez vraisemblable, attendu qu’on ne plaçait guères de millésime aux édifices de cette époque.

Recherche sur la géographe ancienne et les antiquités du département des Basses Alpes. Par D.J.M. Henry

Veuve Guichard Imprimeur Libraire Digne 1842

 

ALLOS … je repris le chemin de Barcelonnette. Le Mont-Viso, dont nous approchions et aux flancs dominateurs duquel viennent se joindre les deux chaînes alpestres, nous annonça que la délicieuse vallée était voisine. Allos et ses Montagnes pastorales, au sommet de l’une desquelles est un lac très poissonneux d’une lieue de tour, nous en avertirent mieux encore. Des troupeaux innombrables de brebis arrivaient de toutes parts dans la vallée, de trente à quarante lieues à la ronde ; çà et là, nous apercevions d’agiles chamois sur la pointe des rochers saillants, et à chaque instant nous levions des lièvres blancs et des perdrix blanches.

Bientôt nous fûmes en pleine vallée ; nos yeux ne pouvaient se lasser d’admirer cette riante nature qui montrait partout des fleurs croissant en abondance, comme dans une corbeille, au-dessous des hautes forêts de sapin et de mélèzes, dominés eux même par des fronts couronnés de glace …

Alpes et Pyrénées arabesque littéraire Collectif

P. C. Lehuy, éditeur Paris 1842

 

INCENDIE D’ALLOS Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1833, éclata, dans la petite ville d’Allos, un incendie qu’on ne put arrêter, et qui dévora toutes les maisons, à l’exception de trois, savoir : celle de M. Jaubert, maire ; celle de

M. Gariel, ancien conseiller à la cour royale de Grenoble, et celle de M. Pellissier, juge de paix. Une souscription fut ouverte pour secourir les incendiés. Mgr de Miollis, sans vouloir figurer sur la liste des souscripteurs, donna une somme de 300 francs.

Discours sur la vie et les vertus de Mgr. De Miollis Par J.L. Bondil

Veuve Guichard éditeur Digne 1843

 

VAR ET VERDON

Le Var prend sa source au territoire d’Allos, à la base d’une montagne appelée lou Serre de Camaion, nous avons déjà dit que c’est le mons Cemenus, Cema ou Acemade Pline, le mont Camelio ou Cemelio de Giustiniani, ou bien le mons Salvius de Biondo. Ce fleuve sourd de deux fontaines, l’une située au pied du roc appelé la Bauma, l’autre, au-dessous d’une prairie nommée Pralong, l’un et l’autre a peu de distance du hameau d’Astenck, et à une lieue et ½ d’Entraunes. Aux environs d’Allos, sur la montagne de Laus, on voit un lac de 4000 mètres de circonférence d’où s’échappe d’un coté le Verdon qui va se jeter dans la Durance, tandis que, de l’autre coté, paraissent s’épancher les deux sources du Var, attendu que, lorsque des avalanches se précipitent dans ce lac et en troublent les eaux, celles du Verdon et des sources du Var sont également troubles.

Nice et ses environs Par Louis Roubaudi

Chez Allouri Paris, chez Gianini et Fiore Turin 1843

 

CANTON D’ALLOS Le canton d’Allos occupe la partie Sud-Est de l’arrondissement de Barcelonnette ; il est borné au Nord par le canton de Barcelonnette ; à l’est, par le Piémont ; au Sud par celui de Colmars et à l’Ouest par ceux de La Javie et du Lauzet.

Ce canton extraordinairement montagneux, ne se compose que d’une seule commune, celle d’Allos mais il est divisé sur le rapport du culte, en quatre paroisses, qui sont ; Allos avec une cure de deuxième classe ; Bouchier, La Beaumelle et La Foux. Population totale 1332 âmes

Justice de paix, chef-lieu de perception, brigade de gendarmerie et notariat à Allos. Bureau de poste à Colmars, bureau d’enregistrement à Barcelonnette.

 

Allos, en latin Allosium, est placé au centre d’un vallon, sur une petite élévation, à 28 kil. Sud de Barcelonnette, à 58 Nord-Est de Digne.

Allos remonte à une très haute antiquité puisqu’il était le chef-lieu de la peuplade des Gallitae dont le nom est inscrit sur le trophée des Alpes.

Ce lieu dut être fortifié plus tard par les Romains établis à Colmars.

On y trouve encore les restes d’une forte muraille et de deux forts, dont l’un à l’Est, à la distance d’un demi kilomètre de la ville ; l’autre à l’Ouest éloigné de deux kilomètres environ. On ne peut assurer si ces constructions remontent à l’époque romaine, ou au temps des invasions barbares, ou à celui des guerres dans la vallée On reconnaît aussi les anciens murs d’enceinte de la ville. Trois portes y donnaient accès, l’une à l’Est, l’autre au Midi et la troisième à l’Ouest. Celle du Midi existe encore flanquée de deux tours dont l’une sert de clocher. Allos a partagé le sort de la vallée de Barcelonnette, dont il fit toujours partie, appartenant tantôt à la France, tantôt à la Savoie. Le duc de Lesdiguières vint le bombarder en 1591, lorsque maître de la vallée il soumit toute cette contrée à la domination française. La tradition lui attribue la construction du pont de pierre sur le Verdon. Pendant la campagne de 1690, le marquis de Parelles étant venu incendier le village de Villars-Colmars la garnison de Colmars se vengea à son tour en saccageant et brûlant la communauté d’Allos.

Cette ville conserve un triste et douloureux souvenir des quatre sinistres dont elle a eu à souffrir en 1640, 1749, 1764, et 1833 ; où elle fut la proie des flammes. Le dernier eut lieu dans la nuit du 16 au 16 décembre. Une personne imprudente ayant laissé une lumière dans le bûcher, une bluette communiqua l’incendie aux fagots qui y étaient entassés. Le feu éclata dans la nuit avec une telle violence qu’on ne pût le comprimer et que toutes les habitations, à l’exception de trois, furent réduites en cendres. On n’eut pourtant à déplorer dans ce grand désastre que la perte d’un seul homme.

Le climat d’Allos est fort rude. La neige couvre tout son territoire depuis le commencement du mois de novembre jusque vers la fin avril. Il arrive souvent que le neige y tombe avec tant d’abondance que les communications soient interrompues avec les pays voisins et que les avalanches entraînent dans leurs courses vagabondes des forêts et des maisons. En 1805, une avalanche détruisit une partie du hameau de Champrichard. Quatorze personnes, dont sept d’une même famille, furent victimes de cette catastrophe. Les habitants utilisent les trop longs loisirs de la saison d’hiver à l’éducation des troupeaux et à la confection des instruments aratoires.

Le sol y est généralement fertile ; il produit du blé, du méteil, de l’orge et de l’avoine. Sa principale richesse consiste dans ses belles montagnes pastorales, où viennent paître pendant quatre à cinq mois les troupeaux de Basse-Provence. La plus considérable de ces montagnes est celle du Laussa superficie d’après le plan cadastral est de 61 hectares, 20 ares, et 50 centiares. Là, avec 4000 brebis, vivent des chamois nombreux, des marmottes, des perdrix bartavelles, des perdrix blanches et des lièvres blancs. C’est sur cette montagne que l’on trouve, à 2239 mètres au dessus du niveau de la mer, le lac d’Allos qui est le plus considérable de tout le département. Ce lac est alimenté par les neiges presque perpétuelles qui couronnent d’autres montagnes plus élevées encore, et qui sont connues sous les noms de Pelat, desTours et de Valplane .Ce lac n’a point d’issue ; ses eaux s’échappent à gros bouillons par une crevasse et donnent naissance à la petite rivière du Chadoulin. Il est abondamment pourvu de plusieurs espèces de truites bien saumonées que l’on pêche, en été comme en hiver, au filet ou à la pêche dormante.

Il y a à Allos une recette et une lieutenance des douanes.

La commune est divisée en quatre paroisses.

Paroisse d’Allos. Cette paroisse comprend la ville, les hameaux de Vallaou, de laRouine, duFanguet, deSeignous-haout etSeignous Bas, de laPeirière, du Villars, de Champrichard,du Haut etBas Brec, duBruisset, de laColette et deMontgros. Population totale, 900 âmes. Son église paroissiale, sous le titre de Notre-Dame-de-Valvert, de Valle Viride, a été classée parmi les monuments historiques. Elle est placée à 200 mètres de la ville et dépouillée de son ancienne tour de clocher qui fut démolie après les guerres du seizième siècle. Cette tour faisait son plus bel ornement extérieur, si on en juge par le procès-verbal de la visite pastorale de 1710 qui le compare à celle de l’ancienne cathédrale de Notre-Dame de Digne. Cette église est construite toute en pierre de taille, et n’a qu’une seule nef sans chapelles. Elle a dans œuvre 24 mètres de long sur 9 de large. Sa voûte, aussi en pierre de taille, est largement ogivale. Les fenêtres et la grande porte sont à plein-cintre et deux fois plus hautes que larges. Un cordon de pierre forme saillie à la naissance de la voûte et repose sur des colonnes, ou pilastres, dont les chapiteaux et les bases sont chargés de figures d’hommes et d’animaux. Les fenêtres sont ornées de vitraux coloriés. La porte principale décorée de colonnettes est surmontée d’une rosace.

Au centre de la ville est une chapelle de secours où l’on célèbre le service divin pendant les jours ouvrables. Cette chapelle est sous le vocable de saint Sébastien. Elle vient d’être décorée de peintures à la fresque représentant l’apothéose de son titulaire et les patrons des diverses chapelles rurales.

Les fêtes patronales d’Allos qui sont saint Pierre et saint Paul (29 juin) et l’Assomption de la Sainte Vierge, se célèbrent de manière bruyante et attirent beaucoup d’étrangers. Il existait anciennement un bénéfice sous le titre de saint Michel et dont le titulaire était de résider à Allos, d’assister aux offices de la paroisse et de célébrer quatre messes par semaine. L’acte de sa fondation porte « In die sancti Michaelis facuint unum cantare, et omnes presbyteri qui in eo aderunt habebunt suum prandium cum tredecim pauparibus ; et post prandium dicunt una voce saltando ; Diou ayé l’amo douo paouré Jeoumart »

Ce Jeoumart était le fondateur de ce bénéfice.

Paroisse de Bouchiers. Cette paroisse n’a qu’une population de 100 âmes disséminées dans la campagne et des petits hameaux, dont les principaux sont les Mauniers, les Gays, et la Colète.Elle est placée à 3 kil. Nord-Est d’Allos, entourée de prairie et de petits bosquets. Érigée d’abord en succursale dans le seizième siècle, elle fut élevée au titre de paroisse vers la fin du siècle dernier. La peste qui désola Allos en 1630, décima en même temps la population de Bouchiers. On en a la preuve dans l’inscription suivante qui se lit encore sur le tableau de l’église. «  M .Jehan François et Jehan Laurans Pelicier frères à feu André d’Allos habitans au forestace de Bouchiers ont fait ceste …. et présent rectable à la devotion et prières de Monseigneur s. Roc et Madame Anne et

s. Sébastien en l’année 1631, l’ayant promis l’an 1630 que nostre Segneur les a voulus par sa sainte grâce conserver de la maladie contagieuse »

On conserve à Bouchiers le souvenir d’une vaste forêt consumée par le feu.

On a découvert, il y a quelques années, dans le sol qu’elle occupait, de grands arbres calcinés.

L‘église paroissiale, sous le vocable de saint Antoine, vient d’être reconstruite à neuf. Il y a une école primaire.

Paroisse de la Beaumelle. Cette paroisse est placée également dans un vallon, sur la route d’Allos à Barcelonnette, au Nord-Ouest et à 4 kil. de cette première ville. Elle a une population de 160 âmes et se compose des hameaux de La Beaumelle, La Beaume, Valboyère, le Colle et Primin .Cette paroisse a reçu son nom de la position du village dans un vallon et sous des rochers qui forme une espèce de grotte.

Son église paroissiale est sous le titre de la Visitation de la Sainte Vierge. On trouve, dans le hameau de La Beaumelle, une chapelle dédiée à saint Roch où on lit cette inscription ;  « ceste chapelle et le présent tableau sont étés faits aux propres dépens de Maître Jean-Antoine Giraud et Maître Joseph Pascalis d’Allos au mois d’ août 1630 ; auquel temps la peste faisait de grands progrès au dit Allos, et par la grâce de Dieu, et l’intercession des glorieux saint Roch, saint Sébastien et saint Claude, tout ce quartier de La Foux a été préservé de la maladie » Cette inscription prouve tout à la fois qu’Allos à été décimé par l’affreuse peste qui fit tant de dés à Digne, et que la paroisse de La Beaumelle n’était point encore érigée à cette époque. En effet, celle-ci ne le fût que peu d’années avant la grande révolution française. Il y a une école primaire.

Paroisse de La Foux. La paroisse de La Foux est située dans un étroit vallon, au pied de trois montagnes pastorales sur la route de Barcelonnette à Allos et à 6kil. Nord-Ouest de cette dernière ville. Elle a une population de 200 âmes et se compose de cinq hameaux : La Foux, L’Aire où se trouve l’église et le presbytère ;le Serret, les Gays, Chauvet, et plusieurs maisons isolées. Elle a été érigée en succursale vers l’an 1790.

L’église paroissiale de La Foux est dédiée à saint Jean-Baptiste. On y remarque 1° Une voûte élégante construite, vers l’an 1785, au frais de M. Arvel, commandant, qui légua à cet effet une somme de cent louis d’or

2° Le maître-hôtel de marbre blanc et de marbre vert de Maurin, et les fonts baptismaux. Il y a une école primaire.

La commune d’Allos, par sa position, par les accidents de son sol et par l’étonnante quantité de neige qui y tombe, est souvent inabordable en hiver.

Il arrive quelquefois que, la saison étant un peu précoce, on coupe les avoines dans les cantons les plus méridionaux du département, tandis qu’à la même époque, on sème à la Sestrière, près d’Allos, celles qui seront récoltées quelques mois plus tard. Le froid qui règne sur ces montagnes et la neige qui les couvre jusqu’à ce moment, forcent les cultivateurs à ce retard.

 

Allos est la patrie 1° de Honnorat (Simon-Jude), né le 3 avril 1786, docteur en médecine, membre de plusieurs sociétés savantes, savant lexicographe et naturaliste distingué. La flore des Alpes et l4entomologie lui doivent des découvertes que l’on a, à juste titre, appelées de son nom. Son grand Dictionnaire de la langue d’Oc, 3 vol. in4°, est une véritable encyclopédie qui révèle les connaissances les plus variées comme les plus vastes.

2° Gariel (Hyacinthe-Marie), conseiller à la cour royale de Grenoble, qui joignit beaucoup d’érudition à beaucoup de modestie. Démissionnaire en 1830

Gariel revint se fixer à Allos.

3°Guieu (Alphonse) qui se fit une réputation méritée dans la barreau et que premier président de la cour appela un maître dans l’art de bien dire.

4° Pascalis (Jean-Dominique), né au hameau de Sestrière, qui fut commissaire de guerre à Allos. Son fils aîné remplit les mêmes fonctions, et devint plus tard commissaire ordonnateur de l’armée de Alpes, à grenoble. Son autre fils parvînt au grade de général.

Les armoiries d’Allos sont une aile et un os. On les voit sculptées sur un autel latéral de la paroisse érigé en 1651.

 

Au nord de la montagne de Moujuan, près du hameau de Malune, commune d’Allos, on a découvert en 1762, quelques filons de spath calcaire avec rognons de plomb sulfuré. On essaya de les exploiter, mais leur faible produit les fit abandonner.

 

… Le Pélat, à côté du lac d’Allos et au dessus du hameau de Champ-Richard

haut de 3,1224 mètres, offre des plantes rares, des troupes de chamois et de perdrix blanches.

 

… Le lac d’Allos, situé au milieu de la montagne du Laus, a 2,239 mètres au dessus du niveau de la mer. Ce lac est alimenté par les neiges presque perpétuelles qui couvrent les montagnes de Pélat,des Tours et de Valplane.

Il donne naissance au petit ruisseau du Chadurinc.Il a plus de six kilomètres de circonférence, et il est abondamment peuplé de plusieurs variétés de truites.

La construction du canal du Verdon, dont l’établissement intéresserait 26 communes, et rendrait arrosables 30,000 hectares environ du riche plateau de Riez et de Valensole. Ce projet grandiose consiste à dériver une partie des eaux du Verdon, vers Saint-André de Meouilles, et à les alimenter par une prise faite au lac d’Allo pendant les deux mois d’arrosages ; ce qui permettrait de donner au canal un débit de six mètres cubes par seconde. Les études ont commencées, et son exécution reconnue aujourd’hui possible régénérera une partie importante du département

 

… Le fruit de l’églantier, Agourencis en Provençal, est employé en médecine comme astringent ; mais dans certaines localités, à Allos par exemple, la partie charnue, débarrassée de ses graines, est convertie en farine, dont on fait des gâteaux qui sont assez agréable au goût et nullement malfaisant.

Histoire, Géographie et Statistique du Département des Basses Alpes

Par J.J.M. Féraud Repos Digne 1844 Reprint Chantemerler Nyons 1972

 

FAUNE D’ALLOS  … La nature sauvage est représentée par le loup, commun dans les montagnes des basses Alpes ; le chamois qui hante les sommets les plus escarpés ; le milan ; le duc, le faucon, les lièvres, les perdrix rouges, les coqs de bruyère et les poissons de toutes espèces, parmi lesquelles on distingue les truites du lac d’Allos …

Histoire des villes de France Par A. Guilbert

Imprimerie Fournier Paris 1844

 

UN GOUVERNEUR D’ALLOS

DAVID D’HUGUES … gouverneur par le Roi des Vallée d’Allos & des Fort et Citadelle de Lauzet, en la Vallée de Barcelonnette. … Il fut nommé par le Roi pour fuccéder au feu Sieur de la Baftie, dans le commendement qu’il avoit au Bourg d’Allos, tanr fur les habitans que sur la garnifon & fe comporta dans cet emploi avec tant de zèle, qu’il en reçut des éloges de Louis XIII dans deux lettres que ce Prince lui écrivit ainfi que plufieurs Seigneurs.

Dictionnaire de la Noblesse Par De La Chenayes-Denbois et Badier

Chez Schlesinger frères Paris 1844

 

ALLOS

Demande ; Quels sont les lacs des Basses Alpes ?

Réponse ;Trois seulement méritent d’être cités, ce sont ; celui d’Allos, situé au milieu de la montagne du Laus, et à 2276 mètres au-dessus du niveau de la mer, il a moins six kilomètres de circonférence et est abondamment peuplé par plusieurs variété de truites. Les montagnes dites Pelat, les Tours et Valplane, qui le dominent, alimentent ses eaux par les neiges presque perpétuelles dont elles sont couvertes. La rivière appelée Chadurin y prend sa source.

Demande ; Quelles sont les montagnes les plus considérables du département ?

Réponse ; … Pelat, situé à côté du lac d’Allos, et au-dessus du hameau de Champrichard, est remarquable par son élévation qui est au moins de 3,400 mètres, par les plantes rares qu’on y trouve, par la quantité de chamois qu’on y rencontre et par les perdrix blanches qu’on y voit.

Demande ; Quelles sont les rivières qui se jètent dans le Verdon ?

Réponse ; c’est premièrement le Charudin, qui sort du lac d’Allos, coule de l’est à l’ouest, arrose Allos, et a son confluent au sud de cette ville …

Demande ; Qu’elle est la température de ce département ?

Réponse ; La variété d’un sol qui offre toutes les hauteurs intermédiaires, entre160 et 3.880 mètres, doit produire une semblable variété dans la température ; ainsi, tandis que les champs de la partie méridionale du département sont toujours verts, les pics des montagnes de la partie septentrionale sont couverts, de neige perpétuelles ; tandis qu’on moissonne l’avoine à Manosque, on la sème à la Sestriere, hameau d’Allos.

Demande ; Faites nous connaître le nom et la position des peuplades qui formaient le canton des Albiciens?

Réponse ; le canton des Albiciens était le plus considérable ; il comprenait ; premièrement les Gallites, qui occupaient la vallée de Colmars, depuis, la source du Verdon jusqu’à Riou doou Traouc ; ils avaient GALLITAE, Allos leur forteresse…

Demande ; Combien y a-t-il de canton dans l’arrondissement de Barcelonnette ?

Réponse ; Quatre canton et vingt communes, savoir 1° le canton d’Allos ; une commune, population 1484 habitants …

 

Canton d’Allos

Le canton d’Allos occupe la partie Sud-Est de l’arrondissement de Barcelonnette ; il est borné au Nord, par le canton de Barcelonnette ; à l’Est par le Piémont, au Sud par celui de Colmars et à l’Ouest par ceux de la Javie et du Lauzet. Il est arrosé ; 1° par le Verdon qui prend sa source dans la montagne de Sestrière, 2° par le Boucher et le Chardurin, qui se jettent dans le Verdon et 3° par d’autres torrents.

On y trouve deux lacs, celui d’Allos, à trois heures de cette ville, et celui du Pellat sur la montagne du même nom.

Ce canton extraordinairement montagneux ne se compose que d’une seule commune, celle d’Allos, mais il est divisé, sous le rapport du culte, en quatre paroisse, qui sont ; Allos, avec une cure de 2° classe, Bouchier, La Beaumelle et la Foux. Population totale ; 1484 âmes.

Notice historique. Allos

Allos, en latin Allosium, tire son étymologie du provençal alo, oues, aile-os, à en juger par ses armes qui sont parlantes. Cette ville est plaçée au centre d’un vallon, sur une élévation, à 25 kil. S. de Barcelonnette, et à 90 N. E. de Digne. Allos remonte à une très-haute antiquité puisqu’il était le chef-lieu de la peuplade des Gallitae, dont le nom est inscrit dans le trophée des Alpes. Les Gallites occupaient la vallée de Colmars, depuis la source du Verdon jusqu’à Riou doou Trauc, et leur forteresse était à Allos. Ce lieu dût être fortifié plus tard par les Romains établis à Colmars.

On y trouve encore les restes d’une forte muraille et de deux forts, dont l’un à l’Est, était auprès de la ville, et l’autre à l’Ouest à un quart de lieue de distance du premier. On ne peut assurer que c’était une construction romaine, ou du temps des invasions de Barbares, ou des guerres de la vallée. Allos a éprouvé le sort de la vallée de Barcelonnette, et n’a jamais joué qu’un rôle secondaire.

Pendant la campagne de 1690, le marquis de Parelle, étant venu incendier le village de Villars-Colmars, la garnison de Colmars se vengea à son tour, en saccageant et brûlant la communauté d’Allos.

Dans le courant de décembre 1833, un évènement désastreux désola cette ville. Une personne imprudente ayant laissé une lumière dans le bûcher, une bluette communiqua l’incendie aux fagots qui y étaient entassés. Le feu n’éclata que pendant la nuit, mais avec une telle violence, que 80 maisons devinrent la proie des flammes On n’eut à déplorer toutefois que la perte d’un seul homme.

Le climat d’Allos est très-froid ; le sol est assez fertile, et ses montagnes couvertes de gazon, nourrissant quantité de bétail. Le caractère des habitants est très vif ; ils n’ont généralement qu’une fortune bien modique, et nulle autre industrie que la garde des troupeaux et la culture des champs. On trouve, à une petite distance de la ville, sur une haute montagne, et à 2276 mètres au-dessus du niveau de la mer, le lac d’Allos, le plus considérable de tout le département. Il a au moins six kilomètres de circonférence et jusqu’à 12 mètres de profondeur en certains endroits. Il est abondamment peuplé par plusieurs variétés de truites bien saumonées.

Les montagnes dites Pellat, les Tours et de Valplanequi le dominent alimentent ses eaux par les neiges perpétuelles dont elles sont couvertes. La rivière du Chidourin y prend sa source. Cette montagne du Laux est une des plus considérables parmi les montagnes pastorales du département ; là, avec 3000 brebis étrangères, vivent des chamois nombreux, des marmottes, des perdrix bartavelles, des perdrix blanches ou jalabres et des lièvres blancs.

 

La commune d’Allos est divisée, sous le rapport du culte, en quatre paroisses, desservies chacune par un curé.

Paroisse d’Allos ; elle se compose de la ville et de douze hameaux qui sont ; la Vallaou, la Rouine, le Fanguet, le Seignus haut, le Seignus bas, la Peirière, le Villars qui se subdivise en plusieurs autre ; Champ-Richard, le haut et le bas Brec, le Bruisset, la Colette et Montgros.Sa population totale est de 980 âmes. Son église paroissiale, sous le titre

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:48

 

de Notre Dame de Valvert, Vallis Viridis,, vient d’être classée parmi les monuments historiques. Sa construction est du X° ou XI° siècle. Elle est construite tant au-dedans qu’au-dehors en pierres de taille, et n’a qu’une seule nef sans chapelles. Elle a dans œuvre 24 m. de longueur et 9 de largeur. Le cœur se termine en hémicycle. La voûte est cintrée et en pierres de taille. Les fenêtres, dégarnies de vitraux primitifs, sont aussi cintrées et deux fois plus haute que large. On voit tout autour des murailles en cordon et des pierres taillées en forme triangulaires. On y remarque encore quelques colonnes dont les chapiteaux et les bases sont ornées de figures d’hommes et d’animaux. La porte principale est à plein cintre, décorée de colonnettes où l’on retrouve les mêmes emblèmes. Le toit est couvert en planches.

Les fêtes patronales de cette paroisse sont Saint-Pierre et Saint-Paul (29 juin) et l’Assomption. Elles se célèbrent d’une manière bruyante et attirent beaucoup d’étrangers.

Allos est un chef-lieu de canton, siège d’une justice de paix, d’une perception, d’une recette et d’une lieutenance des douanes. – Il y a plusieurs écoles primaires en hiver et une seule en été.

Paroisse de Bouchier ; elles est placée au Nord, à trois kil. d’Allos et dans un petit vallon. Elle ne se compose que de petits hameaux ou plutôt de maisons de campagne disséminées, car la plus forte agglomération est de trois habitants. Population ; 130 âmes. Son église paroissiale, dédiée à saint Antoine de Padoue, offre le spectacle le plus affligeant de détresse. Triste image de la misère des habitants. Cette paroisse tire son nom de la petite rivière du Boucher qui l’arrose.- Il y a une école primaire.

Paroisse de la Beaumelle ; cette paroisse est placée également dans un vallon, sur la route d’Allos à Barcelonnette, au Nord-Ouest et à quatre kil. de cette première ville. Elle a une population de 180 âmes et se compose des hameaux de la Beaumelle, la Beaume, Valboyère, le Collet etPrémin. L’étymologie de la Beaumelle vient de Beaume moindre, c'est-à-dire petite, ce qui exprime très-bien la position du village dans un vallon et sous des rochers qui forme une sorte de grotte. Son église paroissiale est sous le titre de la Visitation de la Sainte-Vierge. On trouve, dans le hameau de la Beaumelle uns chapelle dédiée à saint Roch où l’on lit cette inscription ;

« Cette chapelle et le présent tableau sont été faits aux propres dépens de Maîstre Jean-Antoine Giraud et Maîstre Joseph Pascalis, d’Allos, au mois d’août 1630, auxquels temps la peste faisant de très grands progrès audit Allos, et par la grâce de Dieu, et l’intercession des glorieux saint Roch, saint Sébastien et saint Claude, tout ce quartier de la Foux a été préservé de la maladie ».

Cette inscription prouve tout à la fois, qu’Allos a été décimée par l’affreuse peste qui fit tant de dégâts à Digne et que la paroisse de la Beaumelle n’était point encore érigé a cette époque. En effet, celle-ci et celle de Bouchier ne le furent que peu d’années avant la grande révolution. – Il y a une école primaire.

Paroisse de la Foux ; la paroisse de la Foux est située dans un étroit vallon, au pied de trois montagnes, sur la route de Barcelonnette à Allos, et à six kil. Nord-Ouest de cette dernière ville. Elle a une population de 200 âmes, et se compose de cinq hameaux ; la Foux, l’Aire où se trouve l’église et le presbytère, le Serret, les Gays, Chauvet et plusieurs maisons isolées.

Ici, comme dans les autres paroisses de cette commune, le climat est des plus rigoureux. Les habitants de la Foux sont couverts de fourrures pendant l’hiver, comme ceux de la Sibérie ou du Groenland. Le luxe des villes n’a point pénétré dans ces lieus. On n’y connaît guère que la pauvreté et un esprit de rare économie.

L’église paroissiale de la Foux est dédiée à saint Jean-Baptiste (24 juin). Il y a une école primaire.

 

La commune d’Allos, par sa position, par les accidents de son sol et par l’étonnante quantité de neiges qu’il t tombe, est souvent inabordable. Il arrive quelquefois que, la saison étant peu précoce, on coupe les avoines dans les cantons les plus méridionaux du département, tandis qu’à la même époque, on sème à la Sestrière, près d’Allos, celle qui seront récoltées quelques mois plus tard. Le froid qui règne sur ces montagnes et la neige qui les couvre jusqu’à ce moment, forcent le cultivateur à ce retard.

Géographie historique et biographique du département des Basses Alpes

Par J.J.M. Féraud Repos Digne 1844

 

ALLOS GUERRE FRANCO-PIEMONTAISE 1590

… L’importance que mettait le duc de Savoie à pouvoir occuper cette place la fit bientôt achever et armer.

Un corps ennemi dans la vallée de Barcelonnette menaçait le Lauzet et le château d’Allos appartenant au roi de Sardaigne.

Albigny et le comte de la Roche, gouverneur de Romans, avaient vendu cette ville et leurs pouvoirs au prince de Piémont, heureusement Lesdiguières arrive-t-il à temps pour en arréter l’effet.

Préoccupations statistique, historiques… du département des Hautes Alpes

Par B. Chaix Typographie de F. Allier Grenoble 1845

 

HUILE DE LIN

… à Allos principalement l’essai a été fait très en grand par M. Régis Honnorat, habile agriculteur de cette commune, où depuis longtemps on cultive la graine de lin et où se trouve un moulin propre à obtenir l’extraction de son huile ; les semis de Madia ont donné de très-belles plantes, ayant acquis tout leur développement ; le rendement en huile s’est élevé à environ 30 pour 100.

Essai sur l’agriculture du département des Basses-Alpes Par E. Robert

in Mémoires d’agriculture Librairie de me Bouchard-Husard Paris 1846

 

UN GOUVERNEUR D’ALLOS Paul Autard de Bragard, gouverneur d’Orpierre à la mort de son père, puis d’Allos, et capitaine d’une compagnie d’arquebusiers, prit une part active dans les guerres que Lesdiguières eut à soutenir contre les Ligueurs et le duc de Savoie.

La France. Provence Par M. Haag

Bureau de la publication Paris 1847

 

ALLOS

Chef lieu de canton du département des Basses-Alpes, arrondissement et à 24 kilomètres sud de Barcelonnette, sur le Verdon. 1,410 habitants. Poste à Colmars.

Dictionnaire de géographie ancienne et moderne. Par A. Meissas et A.C.J. Michelot

Librairie Hachette et Cie à Paris, à Alger 1847

 

TOPONYMIE

… il y a … où les Sarrasins paraissent s’être établis … sept lacs, appelés encore par espagnolisme les sept Laos dans le langage vulgaire, conformément au langage des vieux titres ; il y a également le lac d’Allos, Al-los près de Colmars dans les Basses-Alpes, ce dernier mot problablement composé de l’article arabo-espagnol al et du mot los abréviation de lagos, lac.

Bulletin de l’Académie Delphinale Imprimerie Prudhomme Grenoble 1847

 

ALLOS dans la vallée de Barcelonnette, jadis capitale des Gallitoe,peuple celto-lygienne, ville situé dans une charmante position, au pied de montagnes couvertes de mélèze et de sapins, et au milieu de vastes prairies.

Population 1513 habitants.

Encyclopédie catholique par J.B. Glaire

Parent Desbarres éditeur Paris 1848

 

GUERRE DE SUCCESSION D’ESPAGNE

les ennemis pourraient ensuite rompre notre communication avec la Provence par Barcelonnette, d’où ils pourraient en passant par Allos ; d’où ils pourraient aussi tomber sur Digne et sur Seyne par le col de Prads qui descend à la Javy qui est à deux lieues de Digne.

Mémoires militaires relatifs à la succession d’Espagne sous Louis XI

Par le lieutenant général de Vault imprimerie Nationale Paris 1848

 

LAC D’ALLOS

La France, étant partégée en deux versants nettement dessinés, n’a pas de grands lacs. Voici l’indication des plus considérables avec leur superficie en hectares ; …

5° D’Allos (Basses-Alpes) ; 250 hectares.

Chronologie de l’atlas historique de France Par V. Duruy

Librairie de Chamerot Paris 1849

 

UN NOTABLE D’ALLOS

Antoine Gravier la Valand ; juge de paix du canton de Colmars (Basses-Alpes) ; Membre du conseil d’arrondissement de Castellane.

M. Gravier est né à La Valand, canton d’Allos (Basses-Alpes), le 31 août 1794. Nommé commis-greffier près du Tribunal civil de Barcelonnette, le 5 septembre 1819, par ordonnance du 4 février 1820 ; il exerça ces fonctions jusqu’en 1826, époque à laquelle il fut appelé au poste de juge de paix du canton de Colmars, poste qu’il occupe encore aujourd’hui. Nommé membre du conseil d’arrondissemnt de Castellane, par ordonnance du 1° février 1831, M. Gravier a été réelu plusieurs fois en 1834, en 1843 et en 1848.

Etranger à tous les partis, s’étant toujours tenu à l’écart des intrigues électorales, M. Gravier n’a jamais eu d’autre ambition que de servir sa patrie et de mériter l’estime de ses concitoyens, en remplissant de son mieux ses devoirs de citoyen et de magistrat. Aussi deux révolutions ont-elles passé sans porter atteinte à sa position.

Galerie nationale des notabilités contemporaines

Sous la direction de Saint-Maurice Cabany

Bureaux et Administration Paris 1850

 

ALLOS Allos commune et village de France, Basses Alpes, arrondissement et à 15 kilomètre Nord Est de Castellane, 1513 habitants, chef lieu de Canton.

Allos (Canton) se compose de la commune d’Allos.

Dictionnaire géographique et statistique Par Adrien Guibert

Jules Renouard Paris 1850

 

ALLOS Allos (Basses Alpes) arrondissement de Barcelonnette, canton d’Allos

(1513 habitants) Poste Colmars.

Foux (la) (Basses Alpes) Commune d’Allos (136 habitants) Poste Colmars.

Bouchiers (Basses Alpes) Commune d’Allos (125 habitants) Poste Colmars.

Dictionnaire général des villes, bourgs, village … Par Duclos

Librairie des bons livres Paris Limoges 1851

 

ALLOS Bourg de Provence (Basses-Alpes) chef-lieu de canton, arrondissement et à

4 l. S. de Barcelonnette. A 1 l. est un lac du même nom, abondant en truites.

Nouveau dictionnaire universel de géographie Par Vosgien

Librairie Géographique Paris 1851

 

CRETINISME ALPIN Vallée du Verdon, cette vallée prend son origine dans la haute montagne de Sestrières, et, de là, suit la direction du nord au sud jusqu’à Castellane, puis celle de l’oust en allant se terminer à celle de la Durance ; elle est en partie longitudinale et transversale, présentant ainsi une suite de petits bassins elliptiques, communiquant entre eux par des passages étroits dont le fond est presque entièrement occupé par le torrent. Dans les parties basses sont les terrains cultivés, et dans les parties élevées se trouvent de vastes pâturages, principale richesse du pays. La Beaumelle, hameau d’Allos est située à 1579 mètres ; celui de la Foux à 1748 mètres.

Le verdon, qui arrose toute cette haute vallée, reçoit, près d’Allos, le torrent de Chadoulin, qui prend sa source dans la chaîne principale qui sépare la France du Piémont. Le vallon qu’arrose ce torrent est encaissé dans de hautes montagnes, il est très-humide, et sa partie inférieure est très-élevée, puisque le village d’Allos est situé à 1475 mètres au dessus du niveau de la mer.

Dans les villages de ces hautes régions habitées par une population pauvre et malheureuse, on trouve des crétins et des goitreux.

… la température moyenne annuelle des communes les plus élevées, telle que la Beaumelle, située à 1579 mètres ; Champ-Richard, à 1785 mètres, La Foux, à 1748 mètres, hameaux dépendant d’Allos

Traité du goitre et du crétinisme … Par B. Nièpce

Chez J. B. Baillière Paris 1851

 

ALLOS Commune, population 1,589 habitants

Canton, Allos 14 260 hectares.

Arrondissement, Barcellonnette

Département, Basses-Alpes

Bureau de poste, Colmars

Dictionnaire complet des communes de France Par A. Janin

L. Maison éditeur Paris 1851

 

CHEMINS … En réalité pour se rendre de Barcelonnette à Coni, comme on le voit sur les cartes de Bourcet et Raymond, il y a trois passages principaux ; premièrement le plus au midi, le col d’Allos sur la frontière, d’où l’on descend par Allos dans la vallée de la Stura, affluent considérable du Tanaro.

Description du Dauphiné et de la Savoie au XVI°

Par Aymar du Rival, traduite en français par A. Macé

Vellot, Allier Grenoble 1852

 

VIE QUOTIDIENNE

Allos est un chef lieu de canton, situé à 12 ou 14 heures de marche au nord-est de Digne. En voyant sur la carte la position de ces deux points, on ne se douterait pas qu’ils soient si éloignés l’un de l’autre ; c’est que dans ces énormes montagnes les distances ne se mesurent pas comme dans les plaines, comme dans les pays légèrement accidentés.

Si on veut y faire qu’une exploration superficielle, c'est-à-dire de 15 à 20 jours, il convient de partir de Digne du 15 au 20 juillet, selon que l’année est plus ou moins hâtive. Le voyage ne pouvant se faire qu’à dos de mulet, il est indispensable d’en avoir un pour soi et un pour le matériel. Il faut emporter tout ce dont on peut avoir besoin. Le lieu offre peu de ressources de tous les genres. Si on espère être bien logé, bien nourri, si on tient au confortable, il vaut mieux rester chez soi. Dans ce pays, les gens, en moyenne, vivent forcément à raison de 25 à 30 centimes ; on peut ainsi juger de la vie qu’ils mènent ; la sobriété est leur vertu la plus essentielle. Leur nourriture la plus habituelle se compose de pain cuit souvent depuis six mois, et par conséquent dur comme du bois, de quelques laitages et de quelques légumes dans la saison. Le blé qu’ils sèment en août n’est quelquefois pas récolté en octobre de l’année suivante, l’habit qu’ils portent en janvier, ils le portent en juillet, et pour se défendre des rigueurs d’un hiver qui dure au moins huit mois, ils le passent tout entier renfermés dans les écuries avec les bestiaux de toute espèce, c’est le seul moyen de se procurer un peu de chaleur, une température supportable. Le bois y est si rare, qu’on brûle que pour apprêter les aliments.

Voila ce qu’est ce pays si fort comblé des faveurs de la nature sous le rapport de la Botanique et de l’Entomologie, mais si mal traité sous tous les autres.

… deux heures plus haut que Colmars, toujours en remontant le Verdon, on atteint enfin Allos. Sitôt après s’être installé dans la moins mauvaise auberge, comme la chasse à la lanterne est ce qu’il y a de plus important, il faudra s’occuper à reconnaître les lieux où elle peut se faire avec fruit et sans danger. La Lavande, à cette hauteur, 1,475 mètres, devient malheureusement rare, on en trouve encore quelques belles touffes dans les expositions qui reçoivent beaucoup de soleil.

Les Basses-Alpes renferment à peu près tous les climats de la France, depuis la zone de l’olivier, jusqu’aux neiges perpétuelles. Ainsi, de Digne à 639 mètres, au Mont Pela, près d’Allos à 3,124 mètres, on peut en 24 heures suivre presque toute l’échelle de la végétation de la France.

Annales de la société linnéenne de Lyon Années 1850-1852

Imprimerie de Dumoulin et Ronet Lyon 1852

 

ALLOS Chef lieu de canton de France (Basses-Alpes) sur le Verdon, à 17 km. S. de Barcelonnette ; 1,481 habitants. Lac abondant en truites renommées.

Dictionnaire universel et classique d’histoire et de géographie

Par une société de Professeurs F. Parent Bruxelles 1853

 

ALLOS Chef-lieu de canton du département des Basses Alpes, arrondissement à 24 K. S. de Barcelonnette sur le Verdon. 1410 hab. Poste Colmars

Dictionnaire de géographie ancienne et moderne

Par A. Messia, J.C.A. Michelé Hachette Paris 1854

 

ALLOS GEOLOGIE En suivant cette dernière vallée de Fours on va tomber dabs celle du Bachelard où passe le chemin qui conduit de Barcelonnette à Allos. Celle-ci montre dans le fond de gros strates calcaires sans fossiles, formant l’étage inférieur du lias, et dans les escarpements des calcaires shistoïdees et marneux phylladiformes, dans la partie supérieure desquels se rencontrent des psammites et des grès intimement liés avec des shistes ; les calcaires formant les crêtes de Sestrières recouvrent les roches arénacées, ils contiennent des Ammonites et quelques Annélides. Au col qui dépare la vallée du Verdon de celle de Saint Barthélémy, s’élève à 2900 m. au dessus de la mer, le beau pic de Seolane, escarpée de tous les côtés. La base de ce pic offre une masse de grès quartzeux assez bien stratifiée, de 50 m. de puissance, en couches presque horizontale reposant sur les marnes liasiques et se lient avec elles. Par-dessus vient le calcaire à Annélides, compacte, un peu cristallin, qui forme tout le reste du pic. Au pied, du côté de l’orient, se trouve une masse de gypse blanc exploittée. La couche de grès de Seolane se continue vers le sud en s’amincissant dans la montagne de Courtin au dessous de Sestrières, elle se trouve réduite à quelques strates qui sont en partie calcaire.

En suivant le chemin qui conduit d’Allos au lac du même nom, on remarque quelques veines charbonneuse au dessous des escarpements, qui paraissent interdalées dans la partie inférieure du calcaire. En approchant des chalets du lac, les roches arénacées supra-liasiques, généralement quartzeuse prennent une assez grande puissance ; elle est recouverte par le calcaire à Annélides avec strates auxquelles elles alternent même plusieurs fois. Près du Mont Pelat, dans l’escarpement du contre-fort, nommé la Têt-Ronde le calcaire qui recouvre les roches présente à sa base un conglomérat grossier. En suivant le chemin qui conduit à notre signal du Mont Pelat, on laisse à droite, au bord du lac, une masse de grès très facturée…

Au lac d’Allos le calcaire à Nummilites, surmonté par les grès, recouvre le calcaire à Annélides et forme les roches si remarquables qui entourent le lac, connu sous le nom de Tours.

Bulletin de la Société Géologique de France

Imprimerie Impériale Paris 1855

 

ALLOS Allos a town of France, in the department of Basses-Alpes, arrod. & 10 m. S. of Barcelonnette. Pop. 1313.

A Gazetteer of the World

A Fullarton é Co. Edinburg, London, Dublin 1856

 

ALLOS Chef lieu de canton (Basses Alpes), sur le Verdon, à 17 kil. Sud de Barcelonnette ; 1484 habitants. Lac abondant en truites renommées.

Dictionnaire Universel d’Histoire et de Géographie

Par M.N.Bouille Hachette Paris 1856

 

ALLOS Allos, a lake on the top of a lofty mountain in the department of the Lower Alps, in France. It is near the town of the same name which contains 1400 inhabitants.

The New Universal Gazetteer and geographical didtionary

By John Thomson Henry G. Bohn London 1856

 

BOUCHIER,vil. de France, départ. des Basses Alpes (Provence), com. d’Allos, poste de Colmars, 128 hab.

ALLOS (Allostrum) petite ville de France, départ. des Basses Alpes (Provence arrondissement de Barcelonnette, chef lieu d’un canton, à 38 kilm. de Dignes -1323 hab.- La ville d’Allos est adossée à des montagnes très-boisées et couvertes de gros pâturages ; on y trouve beaucoup de plantes médicinales. C’est sur son territoire, et au sommet de la montagne du Lans, qu’est situé le lac d’Allos renommé pour ses excellentes truites. Au pied des montagnes s’étendent de vastes prairies d’une verdure éclatante, sur lesquelles les habitants entretiennent de nombreux troupeaux. Allos est l’ancienne capitale des Gallitae, peuple celto-lygien dont il est fait mention dans les trophées d’Auguste. Il ne reste de son ancienne splendeur que quelques débris de murailles, et encore leur construction est-elle postérieure aux Romains. Suivant la tradition l’église qui se trouve à quelques pas des habitations aurait été bâtie par Charlemagne ; d’après une autre version ce serait la reine Jeanne, qui, ayant fait le vœu d’ériger plusieurs églises à la Vierge si le pape l’innocentait de l’assassinat de son mari, l’aurait fait construire. Cette église, assez bien conservée, est classée aux monuments historiques. Ses chapiteaux sur lesquels sont sculptés des animaux et des têtes humaines, méritent d’être mentionnés.

CANTON Il n’a qu’une commune, située au milieu d’une petite plaine, entourée de trois montagnes élevées- Sol argileux et calcaire produisant du seigle, du méteil et de l’avoine ; bons foins naturels. Les propriétaires cultivent eux même, à la bêche et à la petite charrue. – 6 usines dont 5 moulins à farine et un foulon – Élève de troupeaux sur les montagnes. Une seule route départementale dangereuse en hiver à cause de la neige.

1337 hab. répartis en 277 ménages, sont en général peu aisés. 280 propriétés bâties et 9,533 hect. de propriétés non bâties paient 3,391 fr. de contributions foncières en principal, afférents à 319 cotes.

Grand dictionnaire de géographie universelleancienne et moderne 8 vol.

Par Bescherelle Ainé Administration Générale Paris 1857

 

MINE DE PLOMB Près de Colmars, dans la partie supérieure de la vallée du Verdon, on a fait anciennement des travaux de recherche sur un gîte de plomb qui a donné de très-beaux échantillons. Non loin de là, entre les vallées de Verdon et de Barcelonnette, a Malune, près du col d’Allos, on découvrit en 1762, un gîte de plomb, qu’on mit en exploitation quatre ans après et qui fut presque immédiatement délaissé ; repris 1786, il fut abandonné de nouveau, sans qu’on en ait connu les motifs.

Du plomb, de son état dans la nature … Par M. H. Landrin

Firmin Didot Paris 1857

 

COL D’ALLOS.2134 mèt, chemin de mulet allant d’Allos, petite ville à 3 l.1/2 de Barcelonnette jusqu’aux sources du Var. EXCURSION ; à 1 h1/2 de la ville, sur le revers N. de la montagne de l’Encombrette, est le lac d’Allos, abondant en truites. Ce chemin communique à l’E. avec celui qui, par la vallée et le col de Jallorgues mène àSan-Dalmasso il Selvatico (vallée de la Tinea).

Au N ; du col d’Allos, un sentier, venant également de Barcelonnette, mène par le col du Planton aux sources de la Tinea.

Itinéraire descriptif, historique et artistique de l’Italie et de la Sicile

Par A.J. Du Pays Librairie Hachette Paris 1859

 

ALLOS Bourg de France (Basses Alpes) chef-lieu de canton, arrondissement

et à 16 kilomètres au sud de Barcelonnette. A 4 kilomètres est

Un lac du même nom abondant en truites.

Dictionnaire Universel de Géographie Par C. Marchal

Imprimerie de Guiraudet Neuilly 1860

 

AGRICULTURE Sur le mont Ventoux les cultures s’élèvent plus haut du côté septentrional que du côté méridional par l’effet des circonstances locales. Elles s’arrêtent à 1360 m. L’auteur ne mentionne pas l’Orge mais le Seigle, d’où l’on peut conclure que cette limite n’est en rien un maximum dans ce que imposerait le climat. Mon père a vu (Mémoires d’Arcueil III p. 275)le Seigle cultivé à Allos en Provence, jusqu’à 2200 m. d’élévation.

Géographie botanique raisonnée Par Alphonse de Candolle

Victor Masson Paris Genève 1860

 

nummulites ces grès, les nummulites, forment de grandes montagnes d’une physionomie toute spéciale, et se prolongent autour du bassin de Barcelonnette, puis surtout à Allos puis à Colmars, Entrevaux jusqu’au environ de Nice.

Description géologique du Dauphiné par Charles Lory, Savy Paris 1860, Merle Grenoble 1860

 

IMPRéCISION DES FRONTIERES

…. Les limites entre les deux pays de Nice et de Provence étaient encore assez mal définies. – Certaines paroisses dépandaient pour le spirituel de la France et pour le temporel de la Savoie, comme chez nous Boyon, Gattières, partie de Broc et de Bésaudun, Dos-Fraires ; Allos était de l’évêché de Senez et autres pays. (XVI°)

Histoire de Vence Par l’abbé Eugène Tisserand

Librairie E. Belin Paris 1860

 

DECRET IMPERIAL (contre-signé par le président du Conseil d’État chargé de l’intérim du ministre des finances)

Art. 1 L’administration des forêts est autorisée à délivrer à la commune d’Allos (Basses-Alpes) une coupe extraordinaire de 110 mélèzes à prendre parmi ceux dominant les jeunes semis, dans la forêt de Vacherresse appartenant à ladite commune.

2La vente et l’exploitation auront lieu conformément aux dispositions générales prescrite tant par le code forestier que par l’ordonnance réglementaire du 1° août 1827, et la commune propriétaire sera tenue de faire exécuter les travaux d’amélioration et d’entretien reconnus nécessaire par les agents forestier.

Bulletin des lois de l’Empire Français

Imprimerie Impériale Paris Février 1860

 

UN GOUVERNEUR D’ALLOS

BLANCARDI Charles Antoine. Il s’illustra dans les armes, fut nommé chevalier grand croix, conseiller et auditeur général de l’ordre des saints Maurice et Lazare, par lettres patentes du cinq décembre 1664 et commandeur de Saint Pierre d’Allos, par bulles du douze août 1667. Il posséda le fief de Cigale et fut auditeur et surintendant général de guerre de S.A.R. de Savoie. Il mourut en 1675.

Biographie niçoise ancienne et moderne Par Jean-Baptiste Toselli

Imprimerie de la société typographique Nice 1860

 

ALLOS Géographie. Ville de France ; chef lieu de canton du département

des Basses Alpes. 1513 habitants.

Dictionnaire National 3 vol

Par Bescherelle aîné Garnier Paris 1861

 

ALLOS

Etats genéraux de 1289

… Charles II (1285 – 1309) Nice sous le nouveau règne gagnait en prospérité et en gloire. Ce prince, d’un grand talent administratif, plus doux et plus réfléchi que son père, captivait tous les cœurs des Provençaux. Aux états de 1289 il reçut l’hommage des communes et des seigneurs. Ce Prince étant à Allos en 1289, reçut les députés auquels il confirma leurs privilèges, il accorda des lettres-pattentes de liberté à la ville …

Guerres de 1598

… c’est dans cette invasion française que le curé de Saint-Dalmas, Louis Martini, avec ses montagnards, montra un rare courage. Sicardi défendit Allos, le chevalier de Saluces garda le passage de la Vésubie. Enfin le pape Clément VIII imposa sa médiation entre la France, l’Espagne et la Savoie.

Chronique de la Provence historique civile et religieuse de la cité de Nice

Par l’abbé Eugène Tisserand Librairie Visconti et Delbecchi Nice 1862

 

XIV° SIECLE

1350. Louis de Tarente, époux de Jeanne, est reconnu Roy par les pays suivant ; Glandeves, Villars, Nice, Puger-Théniers, Molvant, Allos, La Penne, Courbon, Riez, Aspromont, Demandols, Aiglun.

Marie d’Anjou (duchesse) régente, laisse libre la vente du sel.

Allos, St Etienne de Tinée et Puget –Théniers prètent hommage à Lasdislas.

Statistique des Alpes Maritimes Par joseph Roux

Imprimerie et librairie Ch. Cauvin Nice 1862

 

ETATS GENERAUX 1789

«  Nos montagnes, écrit le grand juge d’Alloz, dans les premiers jours de mars 1789, au garde des sceaux , nos montagnes, qui semblaient avoir été créees pour être l’asile de la liberté, gémissent encore sous le plus dur esclavage ; elles attendent le grand jour des Etats-Généraux comme celui de leur régénération et de leur bonheur, et le nom sacré du roi, les noms chéris des vertueux ministres qui l’entourent sont grands dans tous les cœurs, retentissent dans toutes les bouches, et sont les sûrs garants de la justice et de la protection qu’obtiendront enfin 4 000 sujets industrieux et fidèles, dépouillés depuis plusieurs siècles des droits imprescriptibles de l’humanité… »

Le génie de la révolution. Les élections de 1789

Par Ch.-L. Chassin Pagnerre Paris 1863

 

ALLOS Chef lieu de canton, arrondissement de Barcelonnette, (Basses Alpes) à 779 kilomètres de Paris ; 1202 (408) habitants. Canton d’une seule commune. Bureau de poste. Au confluent du Verdon et du Chidoulin. Près de là, à l’est, sur une haute montagne, lac très poissonneux et abondant en truites.

Dictionnaire géographique, topographique, statistique et postal de la France

Par M. A. Peigné Cosse, Marchal et Cie Paris 1863

 

ALLOS La grande source du Var jaillit, à 1 h et ½ en amont d’Entraunes, dans un bassin parfaitement uni qu’entourent des montagnes nues et déchiquetées à leurs crêtes. Cette fontaine abondante, qui donne toujours à peu près la même quantité d’eau, est probablement alimentée par quelques petits lacs qui se trouvent à l’ouest dans les vallons supérieurs de la pointe du Lauzon et des Trois Évêchés. Les montagnards des environs croient que le grand lac d’Allos, situé sur le versant occidental de la chaîne, contribue aussi à gonfler la source du Var.

… en 10 minutes de marche, on arrive au rebord occidental du plateau, d’où l’on voit en face les montagnes neigeuses de la Foux et d’Allos. En hiver, lorsque la neige couvre la terre et que le brouillard cache les cimes environnantes, il est très facile de s’égarer en cet endroit et de perdre le sentier pour aller s’engouffrer, à droite ou à gauche, dans quelques précipices. En décembre 1851, un républicain fugitif périt misérablement dans une de ces fondrières, on ne retrouva son cadavre que six mois après.

En appuyant toujours sur la gauche on contourne l’arête aux pentes çà et là boisées, qui sépare la vallée de Clignon de celle de la Sence ; à droite, on aperçoit sur une terrasse fertile le petit village de Clignon, que domine la remarquable cime de Rochecline, formée d’une pyramide comprise entre deux cornes à parois extérieures presque perpendiculaires.

… on atteint à une heure de Beuil le renflement supérieur du col. Au nord se dresse le Mounier et d’autres cimes ; ses rivales, par les sources du Var on distingue la haute pyramide du Mont-Pelaz et les crêtes noires et déchirées qui entourent le lac d’Allos ; directement à l’ouest s’élèvent le Grand-Coyer et les aiguilles de Pelvens…

Les villes d’hiver de la Méditerranée et les Alpes Maritimes

Par Élisée Reclus Librairie Hachette Paris 1864

 

ALLOS (auberge chez Pascal) chef lieu de canton de 1332 habitants, ancienne capitale des Gallitae (peuple celto-lygien) situé à 1475 m au confluent de deux torrents et au dessous du rocher pyramidal de Rochegrande. A trois heures environ d’Allos vers l’est on peut aller visiter le beau lac d’Allos.

A quelques minutes d’Allos on traverse le Chadoulin ; puis laissant à gauche l’église romane de Nôtre Dame de Valvert (porte ornée de colonnes à chapiteaux bizarrement sculptés) monument historique dont la fondation est attribuée à Charlemagne ou à Jeanne de Naples.

Itinéraire général de la France Par Adolphe Joanne

Librairie Hachette Paris 1865

 

LAC D’ALLOS Projet du lac d’Allos

Nous continuons à étudier le régime du lac d’Allos en entendant que l’Administration prenne une décision à cet égard le projet concernant ce lac pour en former une réserve destinée à augmenter les débits à l’étiage, a frappé Son Excellence le Ministre des Travaux publics par sa simplicité et la modération de la dépense, lorsque nous le lui avons soumis au mois de septembre 1864. Il consiste, comme nous l’avons déjà dit, à fermer l’issue existante par laquelle s’échappent dans ce moment les eaux du lac et à ouvrir une galerie souterraine à travers le barrage naturel à l’aide de laquelle par un vannage, on pourra retenir ou faire écouler ces eaux ? Par ce moyen, on les emmagasinera à la fonte des neiges et on les laissera couler au mois d’août. Nous avons compté lors de l’expédition du projet en 1862 sur un emmagasinement annuel moyen de 5.000.000 mètres cubes répondant à un débit de 2 mètres cubes d’eau par seconde pendant un mois. D’après les relevés que nous avons faits pour les années 1862, 1963, 1964, on trouve que la moyenne du volume emmagasiné aurait été, déduction faite de l’évaporation, de 6.548.662 mètres cubes. En 1863 ce volume a atteint le chiffre considérable de 9.754.856. On peut compter d’après cela, sur une moyenne annuelle de plus de 5.000.000 de mètres cubes.

Rapport et délibération du Conseil Général des Bouches du Rhône

Imprimerie Senès Marseille 1865

 

COLMAR TO BARCELONETTE

About 38 English miles, 8 1/2 hours’ march.

On the french side of the range which separates the sources of the Var from those of the Verdon is a projecting buttress of mountain, crowned by the Mont Pela. The district has been scarcely visited by strangers, with the exception of some french botanist, who have resped a rich harvest of rare plants in the neighbourhood of the Lac d’Allos.

The little town of Allos (4,839’) stands in the valley of the Verdon, about 5 m. by carriage-road above Colmar ; it has a poor but tolerable inn. There are two routes leading thence to Barcelonette, by far the more interesting of which is that by the Lac d’Allos. The actuel distance does not exceed 7 ½ hours walk, but further time must be allowed for seeing the lake. The way lies by the hamlet of Champ Richard. The lake is one of the largest and most profound in the French Alps, though it is situated at the heught of 7,346 English ft.

Its forn is almost circular, and its circumference is nearly 4 miles. The Mont Pela which rises in the boldest manner from the side of the lake has an elevation of about 8,600 ft. There is perhaps no spot in the Alps more wild and sequestered than the valley of this lake. The surrounding moutains are covered with snow and a few stunded pines, amidst vast precipices and deep ravines. The lake is remarkable for its outlet, which, after a course under ground for 1,500 ft. bursts into the valley, and, after foaming through a succesion of cascades, meanders in gentleness and beauty through pasturages rich in vegetation.

A more direct way from Allos to Barcelonette is by the valley of the Verdon and the village of La Foux. After crossing a stone bridge, the path mounts to theCol de St. Peire, which divides the valley of Verdon from that of Barcelonette. Its a fine pasturage to the summit; and from it a charming view is suddenly presented on looking up the valley of the Ubaye

A guide to the western Alps by John Ball

Longmans, Green and Co London 1866

 

ALLOS Allostrum, chef-lieu de canton (Basses-Alpes), sur le lac très-poissonneux du même nom ; arrondissement et à 17 kil.de Barcelonnette. 408 hab.

Dictionnaire général de biographie et d’histoire Par Dezobry, Th. Bachelet

Delagrave et Cie Paris 1866

 

CULTE DE LA VIERGE L’arrondissement de Barcelonnette compte douze églises sous le patronage de Marie ; à Allos, en particulier il y a deux chapelles rurales sous le vocable de la Mère de Dieu ; et à l’église principale, il y a une congrégation de la sainte Vierge, composée de femmes et de jeunes personnes ; il y a le Rosaire de saint Dominique, le Rosaire perpétuel, chaque soir la récitation publique du chapelet et une église du dixième ou onzième siècle consacrée à Notre Dame de l’Assomption, toute en pierres de taille, même la voûte, avec de fenêtres cintrées ainsi que la porte principale.

A la Beaumelle la fête patronale du 2 juillet réunit grand nombre de pèlerins venus des paroisses voisines.

Notre Dame de France Histoire du culte de la Sainte Vierge en France

Par A.J.M. Hamon Plon Paris 1866

 

ARMOIRIES

Dans les armes des communes d’Allos, de Cabasse, de Cogolin on voit une aile et un os. Les armes de cette espèce sont alors de véritables rébus, presque toujours ce sont les plus mauvaises.

Allos Chef lieu de canton, arrondissement de Barcelonnette, Basses Alpes

D’argent, à une aile de gueules posée en pal sur un os de sable – Achard Dic. Géo. De Provence. Féraud Hist. Des B.A.

Allos en latin Allosium, en provençal Alouès,était du diocèse de Sénez et de la viguerie de Barcelonnette. Ses armes sont parlantes ; Al-ouès, Aile-os.

Elles sont ainsi sculptées dans l’église paroissiale sur un autel latéral érigé en 1651.

Armorial des communes de Provence Par Louis de Bresc

Imprimerie Latil Draguignan 1866

 

ALLOS … Du pic des Trois Évêchés au massif de l’Enchastraye, on voit s’ériger le Pelat (3053 m.), le grand Cheval de Bois (2844 m.) et le col de la Foux ou d’Allos (2250 m.). – On peut dire en général que les cimes de ce système orographique culminent entre 2000 et 2600 m. et atteignent souvent 3000.

… les deux aiguilles énormes de la Roche-Cline , que contourne la route d’une beauté sauvage ; Allos, centre touristique à 1500 m. d’altitude, enfoui sous la neige de Novembre à Avril, l’été villégiature de dilection pour l’alpinisme ; la forêt de Valsibière ; la cascade du Chadoulin, torrent aux eaux frigides, déversoir du lac d’Allos ; ce lac, enfin, étalant la féerie de sa nappe moirée dont tous les reflets de la pure lumière sur une vastitude de 1500 m. en longueur et de 600 m. en largeur, à 2239 m. d’altitude.

Bulletin de la société de géographie de Lille 1866

 

ALLOS The Verdon rises in a montain-range between Barcelonnette and Allos …

The department contains a great number of small lakes; the largest is that of Allos, situated on the northern slope of the Combrette montains; it has an area of about 500 acres.

The Englich Cyclopedia Geography

Baradbury, Evans & co London 1866

 

LAC D’ALLOS Établissement de réservoirs au lac d’Alloz, à Sainte Croix et à Montpezat.

Je transcris ci-après, la réponse qui m’a été faite par S. E. M. le Ministre de l’agriculture, du Commerce et des Travaux Publics.

Paris le 10 novembre 1866

« Monsieur le Préfet, dans la séance du 1° septembre dernier, le Conseil général de votre département a demandé qu’on exécutât le réservoir de Montpezat et les travaux nécessaires pour l’emmagasinement des eaux du lac d’Alloz. En ce qui touche le réservoir de Montpezat, cette affaire est en ce moment soumise à l’examen de M. l’Inspecteur de la Division dont j’attends le rapport pour y donner suite. En ce qui concerne l’emmagasinement des eaux du lac d’Alloz, j’ai fait connaître à M. le Préfet des Basses-Alpes, le 11 août dernier, que la transformation de ce lac en réservoir, intéressant tout spécialement son département ce travail ne saurait être effectué qu’à ses frais, ou par les riverains réunis en syndicat, avec ou sans le concours du département, et que la participation de l’État devrait se borner à une subvention qui, dans tous les cas n’excèdera pas le tiers de la dépense. J’ajoutais qu’il n’est pas résumable que la dépense première soit inférieure à 100 mille francs sans compter les frais d’entretien, de manœuvre et de garde pour lesquels il faut compter environ 1,000 francs par an ; qu’enfin, avant de décider s’il y a lieu de soumettre le projet à l’enquête, il convient que le Conseil Général des Basses-Alpes fasse connaître dans quelle mesure il entend concourir à son exécution. Telle est la situation de cette affaire, et j’attends la réponse de M. le Préfet de Basses-Alpes à ma dépêche précitée pour rechercher les moyens d’y donner suite.

Recevez, M. le Préfet l’assurance de ma considération très-distinguée.

Le Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics

Pour le Ministre et par autorisation

Le conseiller d’État, Directeur Général des Ponts et Chaussées et des Chemins de Fer

(signé) DE FRANQUEVILLE

Procès Verbal des séances du Conseil Général du Vaucluse

Imprimerie Bonnet Avignon 1867

 

Enquête agricole

M. Plaisant, Juge de Paix d’Allos ;

M. le président ; Vous avez répondu par écrit au Questionnaire ; avez-vous quelques observations à ajouter ?

Réponse Je répéterai que mon canton, qui d’ailleurs est assez prospère, manque absolument de voies de communication. En hiver, il nous est impossible d’arriver jusqu’à Barcelonnette ; nous sommes obligés de passer par Digne, l’été nous n’avons qu’une route mulassière.

Demande. Quelles sont les principales productions de votre canton ?

R. Le méteil, l’avoine et les moutons.

D. Quelle est la proportion des prairies ?

R. Les trois cinquième sont en prairies naturelles ou artificielles.

D. Exportez vous des céréales ?

R. Nous gardons notre méteil pour les années de mauvaise récolte. Nous exportons nos avoines.

D.Combien avez-vous de moutons dans votre commune ?

R. Nous avons 8000 bêtes qui y restent perpétuellement et 14 ou 15.000 qui y viennent l’été seulement.

D. Avez-vous des parties de votre territoire reboisées ou réengazonnées ?

R. Non, je ne crois pas qu’il y ait lieu d’appliquer ces mesures ; tout ce qui peut être boisé et gazonné l’est déjà.

D.Émigre-t-on chez vous ?

R. Oui, aussi les salaires en augmentent. Il y a dix ans, les ouvriers se

payaient 1 f25 cent. Et 1 F 50 cent. aujourd’hui c’est 2 francs.

D. Les rapports entre les propriétaires et les ouvriers sont-ils bons ?

R Il y a quelques difficultés avec les ouvriers étrangers ?
D.Pensez vous qu’il y eût avantage à appliquer la loi sur les livrets aux ouvriers agricoles ?

R. Je crois que cette loi serait trop difficile à exécuter ?

D. Croyez vous que si l’on appliquait la loi sur les livrets on apporterait une amélioration dans rapports entre les cultivateurs et les ouvriers.

R. Non, je conclus surtout en demandant qu’on améliore nos voies de communication.

Le président ; Je vous remercie des renseignements que vous nous avez donnés.

Enquête Agricole du Ministère de l’Agriculture Basses Alpes

Imprimerie Impériale Paris 1867

 

ALLOS Ville de France (Basses Alpes) chef lieu de canton de l’arrondissement

et à 17 kilomètres au sud de Barcelonnette ; près du lac d’Allos.

Habitants 1202.

Nouveau Dictionnaire d’Histoire et de Géographie

Par L. Dubeux Librairie Lecoffre et fils Paris 1868

 

CONTRAVENTIONS A DES PAYSANS D’ALLOS

On dirait que cette différence n’a été établie que pour nous interdire la vente et nous rendre témoin de celle de nos voisins. Nous avons eu la douleur de voir tantôt des habitants d’Allos transportant des porreaux du crû de leurs jardins au lieu le plus voisins, sans s’être munis de passavant, arrêtés et amendés de 18 livres par amiable composition. Ils venaient vendre au marché de Barcelonnette.

Archives parlementaires de 1787 à 1860 Librairie administrative de Paul Dupont Paris 1868

 

ALLOS VU PAR JULES VERNE

Allos (1205 hab.), chef-lieu de canton, est entouré de vieilles fortifications en ruine que les archéologues attribuent aux Romains. L’église de la Fouxest comptée parmi les monuments historiques, et l’église de Notre-Dame-De-Val Vert parait remonter au XI° siècle. A peu de distance de cette petite ville, et sur une montagne élévée, se trouve un lac qui porte son nom.

Parmi les plus considérables des montagnes pastorales (de Provence) on distingue celle de Loux près d’Allos.

De cette chaîne (des Alpes Maritimes) se détache au Col d’Allos un rameau qui achève de fermer la ceinture méridionale de l’Ubaye.

Le Verdon descend du col d’Allos

Géographie illustrée de la France et de ses colonies

Par Jules Verne, Théophile Lavallée, Charles Ernest Clerget J. Hetzel Paris 1868

 

BASSES ALPES

J’aurai peu de choses à dire de ce département. Il est le plus tranquille de la division après avoir été si longtemps un théâtre de rapines et de meurtres. Depuis six mois, il n’y a pas eu un seul assassinat, et il n’y a eu que deux arrestations Digne, Forcalquier, Entrevaux, Allos, Glandeves, ces villes si connues par les fureurs qui les ont ensanglantées sont très paisible.

L’état de la France au 18 brumaire

Par Félix Rocquain Didier Paris 1874

 

ALLOS 1202 habitants. Chef lieu de canton de l’arrondissement de Barcelonnette.

Église Notre Dame de Valvert (XI°).

Lac d’Allos situé à 2239 m d’alt. entouré de rochers qui atteignent jusqu'à 180 m et abondant en truites renommées.

Département des Basses Alpes Dictionnaire des communes Adolphe Joannes

Hachette Librairie 1876

 

ALLOS Chef lieu de canton (Basses Alpes), sur le Verdon, à 17 kilomètres de Barcelonnette, 450 habitants. Lac abondant en truites renommées.

Dictionnaire universel de géographie

Par M. N. Bouillet Hachette Paris 1878

 

TOPONYMIE

L’académie celtique discutait avec la Société de Grenoble l’étymologie du nom d’Alloz, Bressant de Bourg-Saint-Andéol, envoyait une copie des inscriptions et un dessin du sarcophage qui se trouvait contre la porte de l’église de cette localité. Gariel communiquait un récit très émouvant de deux terribles avalanches qui avaient ravagé les montagnes…

L’étymologie d’Alloz est l’une des plus faciles à l’aide du breton dialecte le plus près du celtique. Si Buffet ne l’a pas trouvée c’est que Buffet n’entendait rien aux étymologies et que malgré ses trois volumes in-folio sur la langue celtique, il n’y a pas cinquante mots celtiques dans son premier volume des Étymologies géographiques.

Revue du Dauphiné et du Vivarais

Sans nom d’éditeur Vienne en Dauphiné 1878

 

INCENDIE Un incendie a dévoré hier six maisons et plusieurs greniers à Allos. Rien n’était assuré. Plusieurs familles sont sans asile.

Le Figaro Dimanche 4 août 1878

 

SITUATION FINANCIERE

Canton d’Allos.

Allos. Population 1,121

Superficie du territoire en hectares 11,663

Revenus annuels 3,379

Valeur du centime 70,01

Centimes pour dépenses ordinaires et extraordinaires 14

La situation financière des communes de France en 1879

Imprimerie nationale Paris 1880

 

Découverte à Allos (Basses Alpes) d’une tombe qui, probablement, est une tombe sarrasine.-On a découvert, à Allos, une tombe qui ressemble beaucoup à une tombe sarrasine, si elle n’en est pas une.

Elle se compose de cinq grandes briques rouges qui mesurent cinquante centimètres de côté. Elles est presque aussi large que longue et couvre seulement le buste d’un corps dont las jambes ont été séparées.

Les bras étaient étendus et couverts l’un et l’autre d’une brique. Deux autres briques couvraient, l’une, la tète, et l’autre la partie inférieure du buste. Enfin une cinquième brique ayant les crochets en bas, couvrait la poitrine. Elle était solidement unie aux quatre autres soit par l’enjambement des crochets, soit par du ciment, et elle jetait les eaux sur les autres et par elles hors de la tombe.

Tout fait supposer que le corps enseveli de cette manière est le corps d’un chef qui a trouvé la mort en détruisant l’ancien village du Seignus, autrefois bâti en cet endroit, comme l’affirment la tradition locale et les vestiges de constructions que l’on trouve encore aujourd’hui. La mâchoire avait encore toutes ses dents. Le nouveau village, sous le nom de Bas-Seignus, a été reconstruit à deux cents mètres au-dessous de l’ancien.

Comme tous les pays de la haute et de la basse Provence, Allos a été ravagé plus d’une fois par les Sarrasins. Pendant leur deuxième et dernière invasion ces barbares s’étaient même fortement établis à Colmars, pays auquel ils avaient laissé le nom de Mont-Mour, et distant d’Allos de sept kilomètres seulement. Ils étaient encore là lorsqu’ils apprirent en 975 la prise de Fraxinet, leur dernier retranchement en Provence.

On a conservé à Allos deux morceaux de briques de la tombe dont nous venons de parler. Par ces fragments on peut encore se rendre compte de la nature et de la forme de ces briques.

Semaine religieuse du diocèse de Digne, n° 68, 1881, p. 428

Sans nom d’auteur. Sans nom d’éditeur

 

ALLOS Allostrum,chef lieu de canton qui ne comprend que cette seule commune d’Allos, est située à 28 kilomètres de Barcelonnette, à 1475 mètres au dessus du niveau de la mer, au confluent de deux torrents, dans une situation des plus agréables.

Elle était autrefois plus importante ; on a cru y reconnaître l’ancienne capitale des Gallites, peuple celto-lygien, dont il est question dans les trophées d’Auguste ; on croit que son église a été bâtie par ordre de Charlemagne ; une autre tradition l’attribue au vœu qu’avait fait la reine Jeanne de Naples d’élever plusieurs églises à la Vierge Marie, en mémoire de la sentence du pape qui l’avait proclamée innocente du meurtre de son mari, André de Hongrie.

Allos a une population de 1121 habitants, disséminée sur son territoire en de nombreux écarts ou hameaux.

Au sommet de la haute montagne du Lans on trouve une dépression que les eaux ont remplie ; c’est le lac d’Allos. Ce lac, entouré de rochers, est situé à 2239 mètres au dessus du niveau de la mer ; c’est l’un des plus étendus des Alpes françaises ; il a 5 à 6 kilomètres de circonférence et une profondeur de 42 mètres ; il faut une heure et demi pour en faire le tour et il abonde en excellentes truites.

La France Illustrée Par Malte-Brun

J. Rouff Paris 1881. 1884

 

ARCHIVES XVIII°

AllosDémission de trésorerie faite par M. Jacques Martin, trésorier d’Allos, subrogeant à ses lieu et place M. Chaix et lui abandonnant le cinq pour cent pour le droit d’extraction.

Allos – Insinuations- « Donation entre les vivants » de tous ses biens, consentie par noble dame Guimoise de Bologne, en faveur de son fils, messire Pierre Pélissier, prêtre et docteur en sainte théologie.

Allos Quittance de 300 écus donnée à la communauté d’Allos par sire François Imbert marchand…

Allos - Insinuations – Procuration donnée par le conseil général d’Allos aux sieurs Audemar et Gay, consuls « pour transporter à la ville de Colmars (Provence) et emprunter 600 écus au nom de la communauté »...

Inventaire sommaire des archives de département Par Marie Zéphirin Isnard

Imprimerie Chaspoul, Constans et Barbaroux Digne 1892

 

CONNETABLE DE LESDIGUIERES

A la fin de l’année 1597, dans le courant du mois de novembre ou pendant les premiers jours du mois de décembre, sur l’ordre de LESDIGUIERES, le Comte de la Roche et son régiment participèrent au siège d’Allos. On comptait au nombre des assiégeants le régiment du comte de la Roche, les contingents disponibles des garnisons de Barcelonnette et la colonne de Mirabel, officier général de l’armée du duc de Guise.

Le 5 décembre suivant LESDIGUIERES, par un billet laconique, trace en ces termes l’itinéraire que le Comte de la Roche doit suivre après le siège d’Allos, le régiment du sieur de la Roche passera par Colmars, Seyne, la Bréole, la Saulse, Laragne, Montjay, Remusac (Drome) et de là à son quartier. Enfin le 18 du même mois LESDIGUIERES écrit une lettre de reproches au Comte de la Roche ; j’ai entendu qu’à votre retour d’Allos vous avez pris un autre logis (logement du régiment) que celui que celui que je vous ai ordonné.

La paix entre les Rois Henri IV et Philippe II d’Espagne, signée à Vervins le 2 mai 1598 met un terme à ces hostilités. Le traité rend Allos à la Savoie et les français évacuent Allos, Barcelonnette et Saint Martin d’Entraunes.

Actes et correspondances du connétable de Lesdiguieres

Par le Comte Douglas et Joseph Roman Allier Imprimeur Grenoble 1884

 

ARCHIVES Décembre 1633. - Lettres patente de naturalité pour le P. Benoit Magnaudi, religieux de l’ordre de la Très Sainte Trinité natif d’Alloz en Terre-Neuve (Piémont) voulant venir vivre en France. (Archives des Bouches du Rhône B 96 F 195)

Annales des Basses-Alpes Chaspoul et Barbaroux Digne 1884

 

ALLOS … il y a une commune qui n’a que 22 habitants, quant au plus petit canton, M. J. Griffon nous l’indique dans le Gagne-Petit ; « il y a un canton, dans l’arrondissement de Barcelonnette, Allos, commune de 1135 habitants chef lieu de canton et composé de cette unique commune, situé à 1980 mètres d’altitude, à deux tiers de la côte de Rochegrande, 3412 mètres. Le lac d’Allos situé à 8 ou 10 kilomètres est à l’altitude de 2237 mètres »

Revue de géographie Par Ludovic Drapeyron Delagrave Paris 1885

 

ALLOS Chef lieu de canton du département des Basses Alpes, arrondissement de Barcelonnette à 1157 Mètres au pied du pic de Roche-grande, 1157 hab. Certains antiquaires y placent la capitale des Gallitoe. Des restes de murailles, dont l’enceinte embrassaient tout le mamelon qui supporte le village, atteste, dans tous les cas, son ancienne importance. Sur la rive du Chadoulin l’église Notre-Dame-de- Valvert (monument historique) est peut-être un spécimen de l’architecture carlolingienne, malgré la tradition qui en attribue la construction à Jeanne de Naples. Le porche est orné de très curieux chapiteaux historiés. En remontant le Chadoulin, on trouve, à 2239 mètres le lac d’Allos entouré de toutes parts de cimes abruptes ; son circuit est de 5 à 6 kil. ; la hauteur de ses eaux vives varie de plus de 10 m. suivant la saison, on y pêche d’excellentes truites saumonées.

La Grande Encyclopédie 31 vol. Par une société de gens de lettres

Société anonyme La Grande Encyclopédie Paris 1885 . 1902

 

ALLOS (lôss), Allostrum, chef-lieu de canton (Basses –Alpes), arrondissement et à 17 kil. S. de Barcelonnette ; 1,200 habitants. Ruines intéressantes d’anciennes fortifications attribuées aux Romains ; église de la Faux ; église de Notre-Dame-de-Valvert. Sur une montagne voisine se trouve le célèbre lac d’Allos, ouvert dans un bassin cratériforme, près des sources du Verdon, à 2,229 m. d’altitude. Il mesure une lieue et demie de tour.

Nouveau dictionnaire encyclopédique universel illustré

Sous la direction de Jules Trousset A la librairie illustrée Paris 1886

 

GUERRE DE 1597 … Le seigneur de Lesdiguières, ayant seu quil fesoit le dit fort dit « il travaille pour nous, car après quil l’aura faict nous le prandrons … ».

Il se retira et manda partie de son armée assiéger une petite ville appelée Allos, commandée par Messieurs des Crotes et de Bonne avec deux canons, qui ayant salué de trente à quarante coups se rendit.

Bulletin d’histoire ecclésiastique …

Au secrétariat du comité de rédaction Romans 1887

 

GENDARMERIE Le Ministre de la Guerre a décidé, le 6 mars 1888, que l’arrondissement de gendarmerie de Barcelonnette sera rattaché à la compagnie des Hautes Alpes (14° région) à l’exception de la brigade d’Allos, qui sera réunie à l’arrondissement de Castellane (compagnie de Basses Alpes).

L’Écho de la gendarmerie nationale. Revue Paris 1888

 

ALLOS (Basses Alpes) Commune de 1127 habitants, (11663 hectares) à 1425 mètres sur un terrasse dominant le Verdon, chef lieu de canton, arrondissement de Barcelonnette (28 km) 67 km E.N.E. de Digne. Cure, 9 écoles publiques, sœurs de la Doctrine Chrétienne, juge de paix, notaire, huissier, perception. Foire ; 20 mai, 21 sept. 21 oct. 10 nov. Ruine de fortifications attribuées aux Romains. Église Notre Dame de Valvert (monument historique) XI°.

Le canton ne comprend que la même commune du même nom.

COL D’ALLOS On donne parfois ce nom au col de La Foux (2250) ou col de Valgelayede la carte d’état major, par lequel passe, à 7 km N.N.O. d’Allos (mesurés à vol d’oiseau) la route de Barcelonnette sur Ubaye (Basses Alpes) à Allos et Colmars sur le Verdon. Deux autres cols sont également connus sous le nom de col d’Allos, savoir le col de la Petite-Cayolle (2645 m) à 8 km E.N.E. d’Allos et le Pas de Lausson (2609 m) à 8 km E. d’Allos ; ces deux cols distants l’un de l’autre de moins de 2 km à vol d’oiseau et situés dans le voisinage du lac d’Allos et du mont Pelat sont à la tête du torrent du Chadoulin qui afflue eu Vardon au dessous du bourg d’Allos. Le plus septentrional des 2 passages, le col de la Petite-Cayolle au S.E. du mont Pelat (3053 m) au sud du Trou de l’Aigle (2963 m) ouvert de S.O. au N.E. fait communiquer la vallée du Verdon par le Chadoulin, avec la vallée de l’Ubaye et Barcelonnette par le Bachelard. Sur le versant S.O. du col se trouve le laquet de la Cayolle ou de Bleouna, qui se déverse dans le Chadoulin. Le Pas de Lausson, séparé du précédent seulement par un sommet secondaire, le garret, et ouvert du N.O. au S.E. met la vallée du Verdon en relation avec le Var à sa source, et fait communiquer, par une échancrure de la côte bordière, les départements des Basses Alpes et des Alpes Maritimes. Sur le versant S.E du Pas se trouve le petit lac Lausson. Le lac d’Allos est au S.O.

LAC D’ALLOS Lac du département des Basses Alpes à l’est du bourg d’Allos, au N.E. de celui de Colmars, à 2237 m. d’alt., dans une enceinte de rocs, d’escarpements, de pâturages pierreux et d’éboulis, entre des monts nus de nture crayeuse, dont le haut dit les Grandes Tours, à 2745 M, au pied du massif du Pelat (3953 m), long de 1500m, avec 600 de large et 5000 à 6000 de tour, il a 42 m et 50 cm de plus grande profondeur et à cette profondeur la fonte des neiges ajoute une dizaine de mètres. On espère profiter de cette crue régulière du printemps en faisant du lac une réserve pour les irrigations de la Provence, une digue exhaussant son lit de quelques mètres permettrait d’augmenter de 2 m. cubes par seconde, pendant près de 2mois, le débit du Verdon, qui les transmettrait à un canal d’arrosage ou les verserait à la Durance qui, elle-même, finira par prise en entier par les canaux et canicules d’irrigation.

On a dit que le lac d’Allos, sans écoulement visible, alimente, à travers monts, la source du Var, le Chadoulinqui naît à 560 m ; à O., à un niveau plus bas de 64 m que celui de la nappe d’eau ; « il jaillit à gros bouillon à travers les blocs de grès et tombe en cascatelles dans un cirque alluvial, reste d’un ancien lac.

COL DE LA FOUX Col du département des Basses Alpes à 11 km. S.O. de Barcelonnette, à 7 km. N.O. d’Allos. Le col de la Foux, appelé aussi quelquefois col d’Allos et désigné par l’État Major sous le nom de col de Valgelaye s’ouvre à 2250 m. d’alt. entre le Petit Cheval de Bois (2735 m)

À l’est de la Sestrière (2518 m) au N.O. ; il est franchi par une route qui fait communiquer la vallée du Bachelard, affluent gauche de l’Ubaye, avec la vallée supérieure du Verdon, Barcelonnette avec Allos.

LA FOUX Basses Alpes, 87 habitants, commune d’Allos, église, une école publique.

Par dico.allos.over-blog.com
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:47

 

Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies

10 vol, par Adolphe Joanne, Élisée Reclus Hachette Paris 1890 1905

 

ECOLE PRIMAIRE Arrété détachant le canton d’Allos (Basses-Alpes) de la circonscription d’inspection primaire de Barcelonnette et le rattachant à celle de Castellane (du 19 mai 1890) ;

« Le canton d’Allos est détaché de la circonscription d’inspection primaire de Barcelonnette et rattaché à la circonscription de Castellane ».

L’éducation Nationale Journal général de l’enseignement primaire

1° Juin 1890

 

PRIVILEGE

… il contient , entre autres documents importants, la copie complète de l’hommage prété à Charles III par les habitants d’Allos entre les mains de Jean de Grimaldi, baron de Breil, son capitaine, et de Balthazar de Spinolis, son sénéchal, le 12 aôut 1385 outre l’exemption des droits de passage, pulverage, péage et ramage pour les troupeaux transhumants, on y trouve le droit pour les habitants d’Allos de louer librement leurs pâturages à qui il voudraient et de disposer du prix, sans diminution aucune comme il en ont le droit par le privilège sus énoncé. Ce privilège sus énoncé est celui qui lui avait été accordé par Raymond Bérenger V, à Barcelonnette dans la maison de Guillaume Gastinel le 27 novembre 1233 en récompense de leur fidélité.

Annales des Basses-Alpes

Chaspoul, constans et Vve Barbaroux Digne 1891

 

MARCHé Si l’on veut se rendre compte de l’aisance introduite ainsi dans le pays, qu’on vienne donc à Barcelonnette un jour de marché, le samedi par exemple. Les gens d’Allos et du Lauzet, cantons qui fournissent à l’émigration le moindre contingent, arrivent par un coté de la ville. Portez-vous sur cette route ; on dirait des fourmis dans une fourmilière. Ils marchent tous à pied, quelque uns conduisent des charrettes chargées de pommes de terres, d’autres des ânes chargés de bois, les neuf dixième un sac à besace sur l’épaule ou un panier au bras, portant les œufs, les poules, les lapins, le gibier, les légumes ou les fruits qu’ils viennent vendre.

Bulletin de la société géographique et commerciale de Bordeaux

Imprimerie G. Gounouilhou Bordeaux 1893

 

NECESSITE D’ASSURER LE MAINTIEN DU DEBUT D’ETIAGE ACTUEL DANS LE VERDON

Le lac d’Allos, situé dans la haute vallée constituerait un merveilleux réservoir si l’on parvenait à étancher la digue naturelle jusqu’au niveau de la crête de la digue et constituer ainsi une réserve dont il serait possible avec quelques travaux de déviation qui doubleraient le bassin versant actuel, d’assurer un et même plusieurs remplissages annuels et avec laquelle on restituerait au Verdon, en période d’étiage, les eaux qu’auraient pu lui enlever la dérivation de Fontaine-l’Evêque.

La solution du problème serait d’ailleurs définitive, car l’on n’aurait pas à craindre l’envasement du réservoir, étant donné que le lac d’Allos ne reçoit que des eaux limpides des hauts sommets sans aucun apport de matières solides.

Les travaux de vidange et d’étanchement qu’il faudrait entreprendre présentait des aléas, mais il ne parait pas cependant que l’on puisse avoir à redouter des difficultés insurmontables ni même des dépenses très élevées.

A défaut du lac d’Allos, l’on pourrait chercher à établir des réservoirs artificiels dans les vallées du Verdon ou des ses affluents, en barrant des gorges étroites sur de grandes hauteurs.

Les réservoirs en montagne pourraient coûter 4 à 500.000 francs, si l’on parvenait à utiliser le lac d’Allos ou 4 à 5 millions s’il fallait construire des barrages artificiels.

Note sur l’amélioration des services d’eaux de la ville de Marseille

Par Charles Rebuffel Imprimerie de Barthelet Marseille 1894

 

ALLOS Nous voici maintenant engagés dans le dernier secteur du trajet et non le moins beau, dans la région d’Allos, du Verdon et des collines fleuries et parfumées du littoral. Partout des surprises. C’est bientôt le merveilleux panorama du Volgelaye (col d’Allos) ce Lautaret de la Provence ; c’est, à la descente, le cirque imposant de la Sestrières où le Verdon prend sa source ; c’est l’antique village d’Allos avec sa belle église de Notre-Dame-de-Valvert (monument historique), et la proximité du joli lac d’Allos, l’un des plus grand des Alpes.

A travers le monde. Revue Hachette Paris 1895-1914

 

ECOLES Dans l’histoire des écoles, M. Arnaud remonte jusqu’au XV° siècle, mais, sauf pour la petite école d’Allos, il a réuni peu de renseignements. Le traité de 1619 entre l’instituteur et la commune d’Allos ne contient lui même que des données déjà connues sur la procédure relative à la nomination des maîtres d’école. C’est de la Révolution que date en réalité les progrés de l’instruction primaire.

Bulletin du comité des travaux historiques et scientifiques

Imprimerie Nationale Paris 1895

 

LAC D’ALLOS Pendant l’été de 1884, j’ai continué mes recherches sur les lacs français, dans les Alpes, l’Aubrac & les Pyrénées ? Le lac d’Allos (Basses-Alpes), situé à l’altitude approximative de 2,200 mètres, & d’une superficie de 60 hectares environ, est tout entier dans la roche en place, formée par les poudingues & les grès oligocènes. Il avait le 1° août, en eaux extraordinairement basses, une profondeur maximum de 35 mètres. Il s’écoule souterrainement par un trou visible en très basses eaux, & comme tous les lacs qui n’ont pas de déversoir superficiel, est sujet à des variations de niveau considérables ; elles dépassent une dizaine de mètres.

Revue des Pyrénées Article de M.A. Delebesque

Ed. Privat Toulouse 1895

 

LAC D’ALLOS … que les villages circonvoisins de Colmars, Peiresc, Meailles, le Fugeret, etc, tantost les uns, tantost les autrse, ne manquent poinct de l’aller bénir une foys de l’an en procession. Qu’ils ne produict aulcun poisson, comme faict celui d’Allos (2), qui a de trez belles truictes (3) mais il est beaucoup moings éslevé que celuy de Légny. Qu’il y a un autre plus petit lac joingnant le plus grand de Légny, lequel tarit parfoys l’esté. Que l’eau du lac de Légny est salle et mal limpide au prix de celle du lac d’Allos

  1. le lac d’Allos, le plus considérable des Basses Alpes, a six kilomètres de tour ; il est alimenté par des neiges perpétuelles. La montagne où il est situé se nomme Le Laus ; le lac.

  2. On m’assure que les truictes du lac d’Allos ont conservé leur excellente réputation et qu’elles sont aussi recherchées par les gourmets du XIX° siècle qu’elles l’ont été par les gourmets du XVII° siècle.

Notes inédites de Peiresc sur quelques points d’histoire naturelle.

Publiées par Ph. Tamisey de Larroque

Imprimerie Chaspoul et Barbaroux Digne 1896

 

ALLOS … Nous cherchons vainement autour de nous quelque objet digne d’intérêt Des manufactures de drap offrent peu d’attrait narratif. Le livre de l’histoire n’est pas moins muet ici que dans le livre de la nature. Tout au plus y a-t-il lieu de noter un type de population affable et modeste, comme dans l’ensemble de cette région. Le parler est chantant et plaintif : on dirait une cantilène. Il est empreint d’une nuance de douceur qu’a aussi le patois de Nice, et qui fait complètement défaut, hélas ! au dialecte marseillais.

Sur le préau du départ, nous recevons l’affluent des voyageurs qui sont venus de Colmars et d’Allos, Colmars renommé pour ses eaux glaciales, Allos pays de pâturage, sillonné, au changement de saison, par les migrations des transhumants, qui se déroule, en file allongée, et forment un tableau biblique. Allos, dont les montagnes abritent les rares survivants d’une race fameuse et inconnu, le joli petit animal que les Savoyards des temps jadis amenaient à Paris, et qui n’à plus d’autre emploi que d’être le symbole littéraire du sommeil, la marmotte. Les marmottes étaient encore nombreuses à la fin du siècle dernier …

Nous laissons à gauche la route d’Allos et nous côtoyons la rive droite du Verdon. La diligence décrit de nombreuses courbes et chemine presque toujours sur digue, un faux pas de nos chevaux nous coûterait cher.

La Provence et ses voies nouvelles Par J. Cauvière

Desclée, de Browwer Lille 1898

 

REVOLUTION FRANCAISE

(Clergé réfractaire) ; … Un décret du Directoire du département ordonnait de fermer les églises où ne se faisait entendre que les curés non-conformistes. Cet arrêté n’est pas partout exécuté, et là où on en presse l’exécution, des émeutes éclatent. A Allos, on ne veut pas du curé constitutionnel, on le congédie ; son remplaçant est en butte à des menaces continuelles qui nécessitent l’intervention de la justice.

(Déchéance d’élus municipaux) ; … Méolans en perd trois pour cause d’incivisme et de fanatisme, et enfin Allos en perd deux, accusés de liaison avec les royalistes et de mépris pour les institutions républicaines.

(Attentats contre les arbres de la liberté) ; le 30 thermidor, des troubles éclataient à Thèze ; et le 13 fructidor à Allos, où l’arbre fut également maltraité ; en floréal à Digne où le symbole de la liberté eut à souffrir de nombreuses avanies.

Le brigandage dans les Basses-Alpes depuis la fin de l’an VI jusqu’à l’an X

Par M. J. Maurel Librairie Ruat Marseille 1899

 

LE VERDON

Après le Largue, le Verdon, ainsi nommé d’après la couleur verte des ondes que lui versent des sources composées sous l’oolithe ou la craie - car il reçoit peu d’eau de ses longs affluents, bus à mesure par la roche craquelée.

Formé comme la Bléone parmi les monts où commande le pic des Trois Evêchés, il s’ouvre, au pied d’Allos à un torrent né du lac d’Allos qui sommeille à 2237 mètres en un bassin fermé tout autour par des élancées ou des éboulées de roches noirâtres striées de neige éclatante, mais l’eau descend par un souterrain naturel, sous l’amoncellement des blocs, jusqu’aux sources-cascades du Chadoulin.

… L’été on compte relever son moindre volume à 25 mètres cubes, c'est-à-dire à la hauteur du débit coutumier, par l’exhaussement et la décantation des eaux du lac d’Allos par la construction d’une digue et de réserves.

Le plus beau royaume sous le ciel décrit par Onésime Reclus

Hachette et cie Paris 1899

 

CURéDU CANTON D’ALLOS

ALLOS – GUIEU , Alexandre, curé né le 6 janvier 1741 ; PELLISSIER, Ambroise, vicaire, né le 21 juillet 1746 ; ROUX Jean-Joseph, chapelain des pénitents, né le 6 mai 1723 ; Augier, Jean-Dominique, né le 13 octobre 1761, non employé, prêtèrent de bonne foi en la forme ordinaire le 27 février 1791.

Nous ne redirons pas ce que nous avons écrit touchant les incidents qui marquèrent la succession des curés d’Allos ; nous nous bornerons à signaler les principaux faits.

Guieu alla rétracter son serment entre les mains de Paschalis Mathieu, grand-vicaire de l’Archevêque d’Embrun à Barcelonnette, revint à Allos. Le bruit de sa rétractation se répandit bientôt ; dès le 19 janvier 1792, le fait était de notoriété publique. L’assemblée électorale de Barcelonnette nomme à Allos, Falque, André succursal de Saint-Pons. Il vint et fut si mal reçu qu’il n’essaya pas même de se faire installer. Le 25 novembre 1792, les électeurs nommèrent Garcin, André vicaire de Revel, par 13 suffrages sur 22 électeurs. Il vint aussi, fut également mal reçu, et la municipalité refusa d’inscrire sur les registres le procès-verbal de sa prise de possession.

Guieu émigre de bonne heure (liste du 10 mars 1793) et se fixe à Estenc, village d’Italie le plus proche d’Allos. Il revint plus tard dans sa paroisse, pensionné à 800 livres. L’Évêque le nomma curé de la Garde avec résidence à Castellane, où il mourut le 30 juillet 1811.

Pellissier qui avait suivi son curé dans la prestation du serment, ne le suivit pas dans la rétractation. Il remplit les fonctions de pro-curé après le départ de Guieu. Le tableau organique qui nomme « Pellissier ancien vicaire d’Allos » à la cure de Moriez le déclare assermenté.

Roux, Jean-Jacques, fait sa déclaration de soumission à la loi du 7 vendémiaire (3 brumaire an IV) reste à Allos, où nous le trouverons en l’an VII, avec le titre de vicaire pensionné à 1,200 livres.

Augier, Jean-Dominique, est à Allos, en l’an VII pensionné à 800 livres et fut nommé plus tard curé de Peyrolos.

Au rétablissement du culte, la cure d’Allos fut confiée à Bès, André-Pierre ex-dominicain. Ancien aumônier du couvent de Montfleury, près Grenoble, ce religieux qui n’avait pas voulu jurer, s’était réfugié à Cervières, son pays natal. Arrêté comme réfractaire en mars 1794, écroué dans les prisons de Gap, il n’en sorti qu’au mois de décembre 1795 et revint à Cervières. M. Roux de la Mazelière, administrateur apostolique de l’archidiocèse d’Embrun, étant venu à mourir (12 janvier 1796), M° de Leyssin choisit Bès, André pour le remplacer et lui délégua ses pouvoirs. On le sut, et l’ancien dominicain fut dénoncé, poursuivi, traqué. Il quitta Cervières, erra dans la région du Queyras, et fut assez adroit et assez favorisé pour échapper toujours aux poursuites, ce qui lui permit d’administrer secrètement le diocèse d’Embrun jusqu’au Concordat.

FOURS - MILLOU, Pierre-Jacques, né le 13 janvier 1763, desservant Fours prête serment dans l’église d’Allos le 27 février. Il se rétracta clandestinement, continua ses fonctions, fit promesse de fidélité le 3 brumaire an IV. Mais soupçonné plus tard d’avoir rétracté son premier serment, il fut poursuivi par la gendarmerie d’Allos qui avait ordre de la saisir et de le traduire à Digne (20 ventôse an VI). Il disparut et ne revint à Allos que plus tard. Il y est en l’an XI pensionné à 800 livres.

LA BEAUMELLE - GRAVIER, desservant la Beaumelle, prête serment le 27 février. Mais le 4 décembre, il écrivit aux officiers municipaux d’Allos que ce même jour il rétractait à la Beaumelle le serment pur et simple qu’il avait prêté, et qu’il venait de jurer d’être fidèle à a nation, à la loi, au Roi et de maintenir la Constitution française sauf la religion. Gravier fut remplacé par Guirand, Jean-Hyacinthe, ordonné le 24 mars 1792 par l’Évêque constitutionnel. Ce jeune prêtre, qui parait avoir eu la vocation ecclésiastique au plus faible degré imaginable, remit ses lettres de prêtrise à la municipalité d’Allos, fit son abdication le 21 prairial. Il vint ensuite au Lauzet, et le 1° fructidor an II, réitéra son abdication, disant qu’il était convaincu de l’erreur de son caractère, et renonça en faveur de la Patrie au traitement qu’elle lui assurait, persuadé, ajouta-t-il, que la patrie lui donnerait du pain. Sa lettre de prêtrise est jointe au procès-verbal d’abdication (Archiv. Dép. L. II 56). Il y a lieu, croyons nous, de l’identifier avec Guirand, du Brec, assermenté, qui fut nommé plus tard curé de La Bâtie (annexe de Peyroules).

BOUCHIERS- PELLISSIER, Dominique, desservant Barcelonnette, prêta serment à Allos le 27 février. Il le rétracta de bonne heure, vécut caché pendant la Terreur. En l’an IV, il fit sa déclaration de soumission, 3 brumaire.

Puis, il est dénoncé, traqué par la gendarmerie, car la rumeur publique l’accuse d’avoir rétracté son serment. Il fut plus tard nommé curé de la Foux annexe de Peyrolos.

La Foux d’Allos eut pour curé Lagier, dit Bertrand, vicaire de Vallouise.

Historie religieuse du département des Basses Alpes durant la Révolution

Par l’abbé J. M. Maurel

Librairie Ruat Marseille, Chaspoul et V. Barbaroux Digne 1902

 

LAC D’ALLOS … Dans les Alpes se trouve un petit lac, le lac d’Allos, qui a six kilomètres de tour et cinquante mètres de profondeur ; il suffira d’en rendre la cuvette étanche pour le transformer en un réservoir de quarante millions de mètres cubes ; le trop plein se déversera dans le Verdon et compensera la perte des eaux de Fontaine l’Évêque désormais réservées à l’irrigation du Var.

Les « avaliens » répliquent que cette entreprise est chimérique, que le réservoir ne sera jamais étanche, que, la source de Fontaine l’Évêque une fois captée, le Verdon et la Durance ne suffiront plus aux irrigations du Vaucluse et des Bouches du Rhône.

Tels sont les arguments. Les esprits commencent a s’échauffer, et les pessimistes laissent entendre que cette affaire pourrait très bien provoquer en Provence une sorte de guerre civile semblable à celle qui naguère agita la Champagne.

En flânant à travers la France. Provence. Par André Hallay

Perrin Paris 1903- 1923

 

LAC D’ALLOS

M. Zürcher fait une relation détaillée et très intéressante de l’inauguration du refuge installé au lac d’Allos, le 23 juin dernier, par le Syndicat d’initiative, pour faciliter les excursiions à ce site pittoresque et l’ascension du Mont-Pelat et des pics voisins. Cette fête avait attiré sur nos sommets alpins, avec les membres du Club-Alpin, de nombreux touristes de la région, qui ont joyeusement célébré, le verre à la mainn, cette belle nature sauvage par des discours et des vers.

Annales des Basses Alpes Chaspoul Editeur Digne 1903

 

ENSEIGNEMENT … Nous citerons enfin une délibération que prenait en 1837 le Conseil municipal d’Allos (cité par Dauthuile) à l’occasion de l’application dans cette commune de la loi du 28 Juin 1833 qui organisait pour la première fois d’une façon sérieuse l’instruction primaire publique ;

«  Considérant encore, d’autre part, que trois années d’expérience ont prouvé que les instituteurs communaux nommés par cette commune n’avaient pas une instruction supérieure aux instituteurs privés qui exerçaient avant eux, et que les pères de famille se choisissaient ; qu’on s’est même forcé de revenir à ceux-ci, pour ne pas trop contrarier les pères de famille et faute d’en trouver d’autres ».

«  Considérant, etc ; Le Conseil arrête qu’il ne sera plus payé d’autres »

Toit cela nous prouve que pendant longtemps, l’école libre à maîtres laïques a été l’institution normale, tirait son existence du vœu très direct des familles, et trouvant une partie des ressources, dans une rétribution payé par les parents.

L’enseignement libre ; Bulletin de la Ligue de la liberté de l’enseignement.

Paris 1904

 

SERVICE AUTOMOBILE AU COL DE VALGELAYE OU D’ALLOS

A partir du 1° Juillet 1905 un service automobile va rouler entre Saint André de Méouilles et Digne-gare en passant par Beauvezer, Colmars, Allos, col d’Allos ou de Valgelaye, Barcelonnette, Seyne et Digne. Ce service facilitera aux alpinistes les ascensions de tout un groupe de montagnes intéressantes ; Seolane, Mont Pelat…

La Montagne Revue du Club Alpin Français Par Maurice Paillon

Club Alpin Français Paris 1905

 

ALLOS Allos chef lieu de canton (1425 m.) situé sur la rive gauche du Verdonentre les confluents du Bouchieret du Chadoulin. Villégiature d’été, centre d’excursions.

Voitures publiques. Pour SaintAndré ; trois fois par jour, pour Barcelonnette tous les jours en été.

Excursions

Le lac d’Allos (recommandé) chemin muletier en trois heures ; mulet 6 fr. on remonte à l’Est d’Allos la rive droite du Chadoulindont on se rapproche au Brec, au milieu de champs fertiles ; au dela, on suit le ravin le long de terrains schisteux de couleur noirâtre jusqu’aux granges de Champs Richard(à droite du bois du Villard). Le chemin monte en lacets rapidement et, se maintenant un moment presque horizontal, il gagne le bas de la belle chute formée par le Chadoulin ; laissant à gauche une petite cascade on grimpe de nouveau jusqu’à la maison forestière de Laussituée sur le bord d’un petit plateau que l’on traverse pour gravir la banquette qui ferme le lac d’Allos au Nord-Ouest et que l’on croise pour descendre vers le lac.

Le lac d’Allos (2237 m.), en forme de losange de 1 kil. 5 de longueur est dominé de hauts sommets rarement dépouvus de neige ; au Sud les Grandes Tours du Lac. Sur les bords se trouvent la cabane du pêcheur et un chalet-refuge établi par les soins du Syndicat du lac d’Allos où l’on peut déjeuner et coucher (tarif affiché). C’est un site merveilleux digne de rivaliser avec les plus réputés.

Du lac on peut passer à Entraunesdans la vallée du Varpar le pas du Lausson(2609 m.)

Le Mont-Pelat (3053 m.) point culminant de la région. Il faut compter une journée et demi pour cette excursion en couchant au refuge du lac d’Allos, on monte par le trou de l’aigle.

Le Cheval de bois (2841 m.) entre le Verdonet le Bachelard, montée en 8 heures par Bouchieret la cabane du Vallon.

La Roche-Cline(2552 m.) dominant à pic la rive droite du Verdon.

L’Autapie(2427 m.) entre la Chasseet le Verdon, en 5 heures aller et retour à pied, par Chaumie-Haut et la cabane de l’Autapie.

Les Trois-Evéchés(signal Est, 2825 m.) en 5 heures par la Baume, la Fouxet la cabane de l’Aiguillle.

Le Mourre-Gros(2652 m.) entre le Verdonet la Bléoneen 4 heures par la Baumeet le ravin de Valbagère.

La Tête de Valplane (2626 m.) soit par le lac d’Allos, soit par le ravin deValplane.

Fours-Saint-Laurent(Barcelonnette), soit en 7 heures par le lac d’Allos, le lac de la Cayolle, le col de la petite Cayolle(2643 m.) et Bayasse, soit en 6 heures par le bois de Vacheresse, Bouchier et le col de Talon(2387 m.).

 

Traversant les maisons d’Allos, on tourne à droite à la sortie du village pour, en décrivant une courbe, franchir le Bouchier. La route se poursuit le long des contreforts rocheux de la Roche-Grande, croise des ravins et contourne les hameaux de la Baumelleet de la Baume pour, après un brusque coude où l’on franchit un ravin, gagner la Foux,2 kils. plus loin, dépassant une maison forestière, on s’éloigne du Verdonen escaladant par de nombreux lacets sa rive gauche dominée par la Sestrière.Après une montée fort longue, on atteind le col d’Allosou de Valgelaye(2250 m.) d’où l’on découvre un panorama merveilleux.

En quelques minutes on descend au refuge-national, ouvert toute l’année et remis en éta par le Syndicat du lac d’Allos (tarif affiché) jolie vue sur la vallée du Bachelard et celle le l’Ubaye (centre d’excursions).

La Méditerranée ; de Marseille à Gènes

Administration des guides Conty Paris 1905

 

EXCUSIONNISTES A ALLOS

Au pont de Clignon une trentaine de mulets attendaient les excursionnistes. De ce pont en quatre heures on arrive au lac d’Allos en traversant des pâturages verdoyants, de merveilleuses forêts de sapin, des sites sauvages et imposants ; le Pas de l’Echelle est des plus impressionants et aboutit presque au lac de l’Encombrette que nous trouvons encore entouré de neige ; encore un petit effort et, du col, se déroule un des plus beaux panorama du monde, avec vue sur le lac, le Mont-Pelat (3053 m.), sur la vallée, les aiguilles de Pelens et les contreforts de la Tête de la Frema.

La plupart des excurssionnistes mettent pied à terre, et par des sentiers, descendent au bord du lac, les plus intrépides se lancent courageusement sur ces tapis de neige et les transformant d’abord en montagnes russes puis en champ de bataille, où les projectiles étaient de blancs et rafraichissants boulets.

Le nouveau Refuge a d’abord notre visite, chacun admire son installation et son élégance…

Mlle Ruat, la gente et jeune marraine, baptisa la maisonnette à laquelle elle donne le nom de Refuge du lac d’Allos. Tout hélas a une fin ; le boutte-selle sonna et de nouveau le long défilé de piétons et de mulets se met en marche pour descendre à Allos en suivant le torrent du Chadoulin, qui coule en cascades multiples au milieu d’une verdoyante nature.

Le soir, dans le si pittoresque village d’Allos, un banquet d’adieu, réunissait à l’excellent hôtel Pascal tous les invités…

La Vedette Hebdomadaire Marseille 9 Juillet 1904

 

ALLOS (a loss) chef lieu de canton (Basses alpes) arrondissement et

à 28 km de Barcelonnette, sur le Verdon.860 h.

Le canton n’a qu’une commune.

Le Larousse pour tous 2 vol. Librairie Larousse. Paris 1907

 

MONOGRAPHIE ALLOS

Histoire d’Allos, abbé Joseph Esprit PELLISSIER, 2 volumes, in 12, 1901 Chaspoul, Digne

En Provence de Digne au lac d’Allos …, REYNIER-VIGNE in 8, 1903 Imprimerie marseillaise, Marseille

Herborisation aux environs du lac d’Allos, Ludovic LEGRE, in 8, 1894 Marseille

Le pays d’Allos, excursions… P. RUAT Imprimerie RUAT, Marseille (sans date).

Manuel d’histoire locale Par l’abbé C. Allibert

Aubanel Frères Avignon (sans date) environ 1907

 

EXCURSIONS

L’importance de la confrontation rejoint un mythe déjà ancien de promontoire, sous-jacent à travers la rhétorique des rapports d’excursions qui établissent une comptabilité très méticuleuse responsable également de la différienciation, dizaines, centaines, milliers de mètres mesurent la distance parcourue et l’altitude, les degrés définissent la pente extrèmement rapide, dépassant assurément 40 degrés, et le précipice qu’elle forme n’a pas moins de 200 à 300 mètres de profondeur. Les rapports d’excursions en montagnes sont assez probants pour signifier que l’ascension ne s’adresse pas à n’importe quel excursionniste marseillais. En effet, le franchissement des parois, verticales comme des murailles, est réservé à une élite sportive, éprise de pratiques de la nature qui lui permettent de faire l’expérience du relief.

Bulletin de la Société d’Excursionnistes Marseillais Edition 1907

Excursion au lac d’Allos (2173 m. d’alt.) 3-5 Juin 1906

 

COMMERCE Dans l’arrondissement de Barcelonnette, la vallée basse de l’Ubaye et la vallée d’Allos sont les seules parties agricoles. Le commerce des denrées agricoles est fort peu actif. Seule, la vente des moutons et de la laine a pris quelque importance.

L’Agriculture Nouvelle Hebdomadaire Samedi 9 février 1907

 

ALLOS

Les deux aiguilles énormes de la Roche-Cline, que contourne la route d’une beauté sauvage ; Allos, centre de tourisme … à 1500 mètres d’altitude, enfoui sous la neige de Novembre à Avril, l’été villégiature de dilection pour l’alpiniste ; la forêt de Valsibière, la cascade du Chadoulin, torrent aux eaux frigides, déversoir du lac d’Allos ; ce lac, enfin, étalant la féerie de sa nappe moirée de tous les reflets de la pure lumière sur une vastitude de 1500 mètresde longueur et de 600 mètres de largeur, à 2239 mètres d’altitude.

Bulletin de la société de géographie de Lille Lille 1907

 

LAC D’ALLOS Les ministres de l’Agriculture et des Finances ont soumis à la Chambre un projet tendant à l’aménagement de lac d’Allos et de ses abords.

Le département du Var désire dériver les eaux de la source de Fontaine l’Évêque pour irriguer les terres et alimenter en eau potable un certain nombre de ses communes et des communes des Bouches-du-Rhône. Le département a déjà acquis, en 1899, la source de Fontaine l’Évêque. Les eaux en tombe dans le Verdon, et, pour assurer l’alimentation des canaux qui en dérivent, en temps de pénurie, le projet du Var prévoit l’aménagement du lac d’Allos, qui contiendrait 41 millions de mètres cubes. De la sorte, les usagers des eaux du Verdon et de la Durance recevraient toutes garanties.

Néanmoins, des protestations ont été formulées et c’est à concilier tous les intérêts que s‘est attaché l’administration de l’Agriculture. Le projet qu’elle a établi et sur lequel le Parlement va avoir à statuer, comprend trois articles ;

Le premier déclare d’utilité publique les travaux d’établissement du réservoir pour l’aménagement du lac d’Allos et de ses abords.

Le second prévoit l’exécution des travaux par l’État, la dépense, évaluée à 1.200.000 francs étant supportée pour moitié par le département du Var et pour moitié par le Trésor

L’article trois dit que les eaux du réservoir devront servir à restituer au Verdon, en temps de pénurie, un débit au moins équivalent à celui qui lui sera enlevé – en fixant le minimum de ce débit.

L’Agriculture Nouvelle Hebdomadaire Samedi 6 juin 1908

 

LAC D’ALLOS  … on s’arrêta au projet d’aménagement du lac d’Allos en réservoir. Ce lac, situé dans le haut de la vallée du Verdon, à 2200 mètres d’altitude, pourrait, moyennant certains travaux qui ont été évalués 1.200.200 francs, contenir un réservoir d’eau de quarante millions de mètres cubes qui serait suffisante pour parer aux conséquences du détournement de la Fontaine l’Évêque. La solution de cette affaire a été retardée parce que les usagers des eaux du Verdon et de la basse Durance ont émis des doutes au sujet de l’étanchéité de la cuvette du lac d’Allos et la possibilité de remplir chaque année le réservoir projeté. Néanmoins le projet du lac d’Allos n’en reste pas moins très intéressant à cause de son coût relativement faible. S’il ne devait pas donner tout ce que l’on attend on pourrait y remédier en créant une réserve supplémentaire. C’est dans cet ordre d’idée qu’un projet de loi à été déposé en 1908, en vue de la déclaration d’intérêt public des travaux d’aménagement du lac d’Allos

Bulletin de la société d’études des Hautes-Alpes

Louis jean et Peyrot Éditeurs Gap Premier trimestre 1909

 

LAC D’ALLOS Séance du 17 janvier 1910.

M. KILLIAN fait une communication sur la Structure géologique de la région du lac d’Allos (Basses-Alpes) il donne un profil transversal des massifs séparant le bassin du Verdon de celui du Var et montre que le lac d’Allos occupe un synclinal de flysch imperméable, sorte de cuvette naturelle, étanche et absolument indépendante des vallons voisins.

Cette cuvette est limitée à l’O. Par un bourrelet anticlinal de calcaires à Nummulites et de brèches fissurées, ce n’est qu’aux points très limités où les eaux du lac sont en contact avec cet anticlinal ne peut que se faire l’écoulement, par une sorte de « trop-plein ».

M. Killian a pu, grâce au niveau exceptionnellement bas des eaux, reconnaître l’entonnoir sous-lacustre et constater qu’il correspond à un fissure de brèches calcaires de Nummulites. Cette ouverture qui alimente la source du Chadoulin située à 300 mètres du lac, est située sur le bord N.O. de la cuvette lacustre ; il serait très facile de l’isoler par une digue et d’empêcher ainsi, ou de régler

À volonté, l’écoulement du lac.

Bulletin de la société de statistique, des sciences naturelles et de arts industriels du département de l’Isère.

Grands Établissement de l’Imprimerie Générale Grenoble 1910

 

MESAVENTURE AU COL D’ALLOS

Je me souviensd’avoir, il y a quelques années, manquer un virage en haut du col d’Allos, sur la fameuse route qui rejoint Puget-Thenier à Barcelonnette. Ce virage, qui est traître, se trouve à plus de 2000 mètres d’altitude, assez près du plan du col et dans la région la plus désolée qui se puisse imaginer. La région n’était, du reste, pas plus désolée que nous-même, car quand la nuit tomba et que nous eûmes considéré l’impossibilité matérielle de nous en sortir par suite de l’enlisement des roues motrices sans le secours de mulets…

Revue de l’Association générale automobile R evue mensuelle Juin 1910

 

QUESTIONS INTERPELEMELISTES

Question interpêlemêliste ; Connaît-on plus petit canton que celui d’Allos (Basses-Alpes) qui ne comprend qu’une commune pour tout le canton et 841 habitants ? Pays charmant, parait-il.

Le Pêle-Mêle Journal Humoristique Hebdomadaire 1° Janvier 1911

 

ALLOS (ch.-l. de cant., 857 hab., poste, téléphone, 1 426 m.), dans un site des belles mont., excellent centre d’excursions dans toute la région des vallées du Verdon, du Bachelard et même de la Bléone, de la Blanche et du Var.

[En arrivant à Allos on passe tout près, à dr., de l’antique église de N.-D ; de Valvert (XI°S.), mon. Hist.).]

EXCURSIONS

C’est de ce point que l’ascension du Puy-de-la-Sèche (2 823 m.), culmen des Trois-Evéchés, par le versant E. de cette mont., s’effectue le plus facilement. (On part de La Foux, d’où, en 5 h., on arrive sur le plateau supérieur et central des Tois-Evéchés, sans rencontrer aucune difficulté, ce versant présentant des pentes adoucies. Mais pour atteindre le culmen, il faut encore marcher au moins durant deux heures sur les blocs de grès.)

D’Allos à Barcelonnette. – Outre le lac d’Allos qui est l’objectif du plus grand nombre de touristes, à citer aussi, entre tant d’autres courses, deux itinéraires, sur Barcelonnette, d’un caractère plus alpestre encore, sinon plus intéressant que la r. par le Valgelaye ;

Par le lac d’Allos, le col de la Petite Cayolle(2 643 m.), le Bachelard (Fours), et Uvernet (variante ; col de Fours et Enchastraye).C’est par le col de la Cayolle et le Bachelard que passera la r. stratégique en construction sur ces points, joignant d’une part à Uvernet, d’autre part à Estenc, les vallées de l’Ubaye et du Var.

Par le vallon de Bouchier, le col du Talon (2 387 m.), le Bachelard et Uvernet ( variante ; Cloche et Gaudissart). (Au col du Talon, gisements remarquables de calcaires à grandes Nummulites en lambeaux de recouvrement.)

Lac d’Allos. On monte au lac en 3 h. ; le ch. muletier s’élève d’abord sur la berge escarpée du Chadoulin dont il remonte la rive g. bordée de magnifiques mélèzes. (Calcaires noirs barrémiens et aptiens, schistes noirs (Gault et Aptien) ; puis Crétacé sup. Mummultique et grès d’Annot (Oligocènes).

Le torrent bondit en multiples cascades.On aborde ensuite un sol couvert de pierres entre lesquelles croît, abondante, l’herbe des bons pâturages.- Maison forestière, dans la prairie ; à côté, le Chadoulin s’échappe en cascatelles des rochers sous lesquels il chemine depuis son origine lacustre. Enfin, après une assez longue montée dans la pierraille, on atteint la crête (brèches et conglomérats éocènes à grandes Nummulites) qui domine immédiatement la cuvette actuelle du lac. Mais de ce point, la surface liquide, vue en raccourci, ne parait pas avoir la surface qu’elle a réellement ; pour en juger exactement, il faut descendre sur les bords mêmes de l’eau ; on a alors l’impression d’une jolie plaine liquide dont la merveilleuse transparence reflète la bizarre silhouette des Grandes Tours (Grès d’Annot) qui se dressent sur ses rives. Il n’est pas rare de voir évoluer dans cette eau si limpide quelques-unes des succulentes truites dont le pécheur qui a la ferme du lac fait chaque matin la récolte, souvent fructueuse ; le même pécheur, dont l’habitation (d’été) se trouve au bord même du lac, près d’un chalet rustique construit récemment pour les visiteurs, fait sur son bachot les honneurs de son domaine aux touristes desireux de se transporter sur la rive opposée, vers une source glacée qui court dans la verdure encombrée de blocs.

La cuvette lacustre montre les Grès d’Annot, les schistes noirs (Flysch) priaboniens et le calcaire à Inocéramus (Crétacé) ; c’est le dernier terrain qui émerge avec l’îlot au S. du lac. non loin du bord N.E. du lac, la baisse exceptionnelle des eaux, en automne 1908, a permis à M. Kilian de découvrir l’orifice habituellement caché sous les eaux, par lequel l’eau du lac pénètre dans les fissures de la roche (conglomérats à grandes Nummulites) qui la conduisent à la source du Chadoulin.

Du lac, on peut faire les courses suivantes.

Ascension du Pelat (3 053  m.) en 3 h. all. Et ret. ; splendide panorama. La structure du massif du Mont Pelat est assez compliquée ; on y constate l’existence d’une nappe de charriage des assises éogènes ;

Ascension des Grandes Tours (2 745 m.) en 2 h. environ ;

Pas du Lausson (2 609 m.), étroite coupure dans la crête comprise entre les Grandes Tours et le Garret (2h. all. et ret.). De ce point, on descend facilement dans la haute vallée du Var, à Estenc.

4° Enfin, on peut en 1 h. 30 monter du lac au col de la Petite Cayolle,d’où on descend en 2 h . à Bayasse, dans la vallée du Bachelard.

Après Allos, la r. de Barcelonnette, laissant à d. le sent. qui monte dans le vallon de Bouchier, franchit ce ravin et s’élève assez rapidement, sur la rive g. du Verdon (Sur le Cénomancien, puis sur le calcaire à Inocéramus et Mortonicéras et, après la Foux, sur le Flysch noir et le Flysch grèseux (Eocène - Ham. de Baumelle.

Ham. plus important de La Foux (1 748 m.). Après avoir suivi un moment la riv., c’est par multiples lacets que la r. se relève (notable raccourci à travers les prairies) en s’éloignant du Verdon naissant, pour grimper jusqu’au col de Valgelaye ou col d’Allos (2 250 m.) d’où la vue est fort belle sur les massifs du haut Verdon et le fond de la vallée. 500 m. plus loin se dresse, sur le Flysch gréseux, le Refuge national, ouvert en toute saison et très convenablement amenagé par l’Administration des Ponts et Chaussées (table et chambres). Le balcon du refuge est un belvédèreremarquable sur les cimes qui bordent la haute vallée de l’Ubaye, depuis Barcelonnette jusqu’au Grand Rubren, Sancte à l’O., et sur la région du Pelvoux. – En face, et au S.E., du refuge, jolies prairies pastorales que fréquentent la Marmotte, le Lagopèdes et même le Chamois ; par ces prairies on peut atteindre la crête de Valgelaye (Flysch), d’où descente sur Allos par Préguier, la Colette (cabanes) et le vallon de Bouchier. – Du refuge, on peut aussi, par la cabane de la Sestrière, une échancrure entre rochers et le pré du Mélèze, gagner le Laverq, série de ham. sous la barre de Siolane. 

Le trajet du refuge à Barcelonnette est une des plus belles promenades alpestres que puisse s’offir un touriste. …

LAC D’ALLOS

Le lac d’Allos, la plus considérable des nappes d’eau dormante des Alpes de Provence, tant comme profondeur (minima 35 m. ; moyenne 40 m. ; maxima 42 m.) qu’en étendue (50 hectares de superficie, en eaux moyennes), est situé à 2 237 m. d’altitude, dans la haute vallée du Verdon, entre le mont Pelat qui la domine au N. et les Grandes Tours, à l’E., dont la silhouette bizarre se réfléchit dans la transparente profondeur des eaux . Deux îles émergent de la masse liquide, constituées par des bancs rocheux en place, irrégularités de la cavité du lac imparfaitement nivelée. L’écoulement du lac est sous-lacustre ; produit par l’élargissement d’une fissure des brèches calcaires à Nummulites qui limitent le lac à l’O., l’entonnoir par où s’écoule l’émissaire sous-lacustre s’ouvre au milieu d’un amas de blocs ; il est visible aux eaux très basses. Les eaux ainsi émises jaillissent à 350 m. de distance du lac et à 70 m. en contre-bas, formant le Chadoulin affluent du Verdon. Il semble bien, dit M. Delebecque, que le lac ait eu, dans les temps anciens, un ou même deux déversoirs ; car, à 35 m. au-dessus du niveau des hautes eaux, on trouve deux cols (col du Chadoulin, à l’O. ; col du Chemin à l’E.), à chacun desquels s’amorce un ravin du côté opposé au lac. Ces deux ravins, dont le mieux conservé est celui du col du Chadoulin, sont à présent à sec, et l’on ne peut expliquer leur formation qu’en supposant qu’ils ont été creusés par un émissaire superficiel du lac, lorsque celui-ci était plus élévé qu’aujourd’hui de 35 m. Le col du Chadoulin est plus élévé d’un mètre que le col du Chemin ; il en résulte que les deux déversoirs n’ont pas toujours fonctionné en même temps. – Au point de vue de la couleur des eaux, le lac d’Allos est classé parmi les lac bleus et transparents.

L‘aménagement du lac d’Allos, en vue de régulariser le débit du Verdon, comme dispensateur de l’eau en Provence, est une question d’actualité.

Les Alpes de Provence par Gustave Tardieu 1912

Réédition par Les Editions du Bastion Peronnas 2000

 

TELEPHONE AU COL D’ALLOS

Installation du téléphone au col de Vars J’ai l’honneur de vous soumettre un vœu émit par le Conseil Général des Basses Alpes, tendant à ce qu’un poste téléphonique soit installé au col de Vars dans les mêmes conditions qu’au col d’ Allos c’est-à-dire en utilisant le fil militaire. En raisons des services incontestables, que cette installation est appelée à rendre soit aux touristes pendant l’été, soit au voyageur égaré pendant l’hiver, je ne puis que vous prier de vouloir bien émettre un vœu conforme à celui qui vous est soumis. (Avril 1913).

… Nous vous signalons d’ailleurs que le gérant du téléphone installé au col d’Allos n’a aucune autre allocation que celle qui lui est accordée par l’État soit 0,15 par télégrammes de départ, 0,10 par télégramme d’arrivée et 0,04 par conversation téléphonique ; ces allocations devraient bien entendu également être accordées au gérant du col de Vars. (Août 1913)

Conseil Général du département des Hautes Alpes

Jean et Peyrot Éditeurs Gap 1913

 

DÎME ECCLESIASTIQUE

Il est assez souvent très difficile, sinon impossible d’évaluer la quotité de la dîme parce que elle était abonnée, soit en nature, soit en argent. L’Inventaire sommaire des archives des Basses-Alpes, par Honoré Girard, procureur de Mgr l’évêque de Senez, pour une somme de 300 livres tournois, « monoye de France, pantion que lui fait cette communauté pour la dixme ».

La dîme ecclésiastique en France au XVIII° siècle et sa suppression.

Par Henri Marion Revue d’histoire de l’église de France Paris 1913

 

JOSEPHINE REYNAUD

Née le 5 mars 1876 ; mariée avec Albert Pelissier, propriétaire à Allos et greffier du juge de paix le 10 octobre 1906. En 1913 Albert Pelissier a vendu son greffe d’Allos et en a acheté un autre à Aix-en-Provence, où il est maintenant fixé. Ils ont 3 enfants.

Livre de la famille Reynaud-Chaffréd par le chanoine Adrien Reynaud Chaspoul Digne 1913

 

ALLOS Le climat de ce pays est des plus rudes (1) mais le site en est heureux et les beautés naturelles y abondent. Le mont Pela (2) est un belvédère grandiose du haut duquel la vue s’étend sur toute la chaîne franco-italienne, depuis le Clapier, d’un côté, jusqu’au Mont-Blanc et, de l’autre jusqu’au Mont-Ventoux.

Le lac (3), un des plus grands lac de montagne des Alpes, avec son cirque sévère et ses teintes d’azur changeantes à la moindre brise, au passage de la plus légère nuée dans le ciel offre au touriste un spectacle merveilleux.

Pendant que le promeneur rêve sous les mélèzes des bois de Vacheresse et du Villard, le botaniste y cueille à chaque pas des plantes rares (4), et l’entomologiste découvre des insectes curieux. C’est dans ce milieu, favorables entre tous, que se développe chez S.J. Honnorat le goût des sciences naturelles dans lesquelles il devait exceller.

On comptait à cette époque, ainsi que dans la plupart de nos village bas-alpins , au moins le double d’habitants qu’aujourd’hui (5) et avait vu naître quelques personnages distingués : le P. Piny, dominicain, théologien, philosophe, auteur ascétique, poète 51640-1709), Jean Dominique Pascalis, de la Sestrière, commissaire des guerres (intendant militaire) et ses deux fils, l’un ordonnateur de l’Armée des Alpes, à Grenoble et l’autre parvenant au grade de général (18° siècle), Hyacinthe—Claude Gariel (1778-1849 qui fut conseiller à la cour de Grenoble.

  1. Allos 1425 mètres d’altitude, le Haut Villard 1759 mètres.

(2) 3053 mètres. Grâce à un chemin forestier, l’ascension en est devenue facile mais avant l’établissement de ce sentier elle était très rude. Lire le récit de

L. Legré Excursion botanique au lac d’Allos et au mont Pela

(3) Altitude ; 2173 mètres ; profondeur extrême  53 mètres, superficie 62 hectares. Il est de forme sensiblement ovale.

(4) c’est au environ d’Allos que L. Legré découvrit une variété de Hieraciumqui n’avait pas été observée et à la quelle on a donné son nom Hieracium Legréannum..

(5) Population actuelle d’Allos 631 habitants

Bulletin de la société scientifique et littéraire des Basses Alpes

Tome VI Chaspoul Digne 1913 1914

 

L’HYDROGRAPHIE DU BASSIN SUPERIEUR DU VERDON

Dans la zone des sources, autour d’Allos, le Verdon reçoit plusieurs affluents notables, le Bouchiers, le Chadoulin qui en font un cours d’eau important, roulant en moyenne plus de 5 mètres cubes à Colmars après un cours de 18 kilomètres seulement ; la largeur du bassin, à la hauteur d’Allos est déjà de 14 kilomètres.

Revue de Géographie Alpine 1915 sans nom d’éditeur.

Par Raoul Blanchard

 

VACHES

Corn is also cultivates at very extraordinary elevation ; I have seen rye in the department of the Higher and the Lower Alps (in Allos) at 2,200 yards, particularly above I do so wett as that at great elevation; yet I ave seen it at near 1,800 yards

The journal of sciences and the arts Published by Jales Eastburn and Cie Abraham Paul Proutes

New Orleans U.S. 1918

 

 

METEOROLOGIE

Dans les Basses-Alpes par suite de grandes chutes de neige, on a dû percer à Allos, dans l’une des principales rues, un tunnel sous la neige afin de permettre le passage des piétons, des mulets et des traîneaux. Depuis de nombreuses années on n’avait pas vu pareil fait.

Le Gaulois Quotidien Paris Vendredi 23 mai 1917

Tandis qu’il neige ici, on se désole de la sécheresse dans la région du Var et des Alpes Maritimes. Les sources du Var sont taries et le lac d’Allos qui mesure d’habitude soixante hectares d’eau, se trouve aujourd’hui réduit à moins de cinquante. Trois flots apparaissent à la surface du lac. Et l’on réclame là-bas cette pluie qui déjà commence à nous lasser ici.

Le Gaulois Qutidien Paris 1921

 

TOPONYMIE

Au Moyen-Age on appelait « alleu » - alodis, alodium, alodum, alodus – le bien patrimonial, héréditaire opposé aux biens qui résultent de la concession d’un seigneur, c’est-à-dire au « fief ». Il convient de rapporter au même primitif que le nom commun alleu les noms de lieu Aleu (Sarthe), Alos (Ariège, Basses-Pyrénées, Tarn), Allos(Basses-Alpes).

Nom de lieu de la France Par Auguste Longnon

Librairie ancienne Honoré Champion Paris 1920-1029

 

ALLOS Chef lieu de canton des Basses Alpes, arrondissement et à 28 km

de Barcelonnette, sur le Verdon. 860 Habitants. Le canton n’a qu’une commune. Près de là se trouve le lac d’Allos (2239 m).

Larousse Universel en 2 vol. Librairie Larousse Paris 1921

 

LAC D’ALLOS

Arrétez vous un instant à Allos, prenez un mulet (le guide vous dira toujours que c’est celui qui a porté Clemenceau avant la guerre) et montez à ce petit lac aux couleurs admirables et changeantes auprès duquel vous trouverez un abri pour coucher. Le lendemain à l’aube, voyez le lever du soleil sur les Alpes qui vous paraitront alors plus belles et plus roses que les Dolomites.

Le Gaulois Quotidien Paris Dimanche 27 août 1922

 

ELEVAGE

En 1629, la communauté d’Allos se libère d’une dette ; partie en bétail, partie en livrant 132 pièces de drap cordrilhat.

Les essais de fabrication industrielle du beurre, que quelques éleveurs d’Allos avaient, à partir de 1900, réalisés avec succes pour leur compte personnel, ont abouti en 1907 à l’établissement d’une fruitière dans le Haut Verdon.

Quand l’hivernage ne bat pas encore son plein, les éleveurs envoient le lait sur la côte. Allos lui-même, quel que soit son éloignement de la Côte d’Azur, allait renoncer au travail du lait pour se livrer à l’expédition

 

Allos, Nombre total de bovins 511

Vaches 350

Bœufs 11

Elèves 150

Le Verdon supérieur est resté, plus que les autres vallées, un pays de petit bétail. Encore faut-il mettre à part la haute vallée, essentiellement Allos, où les moutons ont considérablement diminué en nombre devant les progrès des vaches. Il est vrai que cette décroissance numérique a été compensée par une meilleure exploitation. Tandis que certains paysans, propriétaires de pâturages, continuent à estiver purement et simplement des animaux qu’ils vendent à la descente de la montagne, la majorité de ceux qui ont conservé du bétail ovin obtient annuellement deux portées et « pousse » vite l’agneau en le laissant téter à volonté et le nourrissant au grain. Il n’en reste pas moins que le Haut Verdon est devenu avant tout éleveur de gros bétail comme l’y préparait d’ailleurs le caractère de haute montagne que lui vaut son altitude moyenne de 2007 mètres.

Bulletin de la société scientifique de l’Isère

Chez Joseph Allier Grenoble 1922

 

REBOISEMENT

L’expérience et les mécomptes des forestiers viennent apporter la plus belle confirmation à cette thèse, dans la région de Seyne (Basses Alpes), les plantations n’ont guère pu progresser au-dessus de 2000 mètres ; il en est de même au col d’Allos « la forêt naturelle finit vers 1900 mètres ; les plantations au-dessous de 2100 mètres poussent lentement, mais la plupart des arbres ont résisté ; à 2100 mètres la moitié des arbres sont morts, le reste est misérable, rabougri. Plus haut tous les plants sont morts ». Les tentatives de reboisement des pentes au dessus de 1900, 2000 mètres  ont conduit … à des échecs du même genre.

La Géographie, bulletin de la société de géographie

Sans nom d’éditeur Paris 1923

 

ALLOS Au Moyen Age on appelait « alleu’ – alodis, alodium, alodum, alodus-

le bien patrimonial, héréditaire, opposé au bien qui résultait de la

concession d’un seigneur, c'est-à-dire au « fief » ; il convient de rapporter

au même primitif que le nom commun alleu les noms de lieux ;

Aleu (Sarthe) Alos (Ariège, Basses Pyrénées, Tarn) Allos (Basses Alpes)

Noms de lieux de la France Par Longnon E. Champion Paris 1923

 

MANIFESTATION AU LAC D’ALLOS

La commission des Finances a été saisie, par ailleurs, d’une demande de subvention à l’occasion de la manifestation touristique qui doit avoir lieu à Allos les 14 et 15 juillet prochain et au cours de laquelle l’aviateur Maïcon doit se rendre de la Californie au lac d’Allos.

… M. Leon Baréty rapporteur ;

Monsieur, la Fédération des Syndicats d’Initiative de la Côte d’Azur et de la Corse, soucieuse de mettre en valeur les beautés touristiques de la région du Sud Est a décidé d’organiser, de concert avec les Syndicats d’Initiative Barcelonnette et de la Haute Vallée du Verdon, une manifestation alpestre au lac d’Allos, considéré à juste titre comme une merveille de l’arrière plan montagneux de la Riviera. Cette manifestation aura lieu les 14 et 15 juin prochain et attirera dans la région du Sud Est de nombreuses personnalités du Monde de la Presse et du Tourisme, elle constituera une excellente propagande en faveur de notre région…

La Commission des Finances a pensé de profiter de la fête de la Fédération des Syndicats d’Initiative à Allos les 14 et 15 juillet 1923 pour subventionner le bel et constant effort aérien de noter concitoyen M. Maïcon.

Rapport et Délibération du Conseil Général des Alpes Maritimes

Séance du 25 avril 1923

 

ALLOS … Le Touring Club de France a clôturé la saison de tourisme de 1924 par une dernière série de manifestation dont voici le résumé ; au col d’Allos, (Basses-Alpes) une annexe de refuge déjà existant à été inauguré le 21 juillet.

Bulletin officiel des Fédérations des Syndicats d’Initiative de France

Paris 1924

 

ARCHIVES

Aix en Provence, 19 décembre 1337

Vente par Giraud Adhémar de Monteil, au roi Robert, d’une partie de la Seigneurie d’Allos (Basses-Alpes).

(Archives des Bouches du Rhône B 514 (Inventaire I, 136 b)

6 janvier 1338

Ratification par le seigneur de Grignan de la vente de la moitié de la terre et Seigneurie d’Allos au comte de Provence par Giraud Adhémar, seigneur de Montélimar, avec quittance et remise des droits.

(Archives des Bouches du Rhône B 515 (Inventaire I, 136 b)

Regestre dauphinois Par le chanoine Ulysse Chevalier

Henri Martin Vienne 1926

M. Lacroix a bien voulu m’indiquer que l’original de la vente, consentie par Giraud Adhémar au roi Robert existait encore aux archives des Bouches du Rhône, mais qu’il avait été considéré à tort dans l’inventaire comme concernant Allos (Basses-Alpes).

Bulletin d’archéologie et de statistique de la Drome

Valence 1890

 

GUERRE DE SUCCESSION D’Espagne

Le maréchal René de Tessé à qui Louis XIV° avait confié la défense des Alpes … fit sans retard filer ses réserves, à marches forcées, sur la Provence, utilisant pour ses troupes légères l’itinéraire ; col de la Sestrière, Allos, Colmars, Castellane. Ce chemin de rocade, utilisé pour la première fois par de Tessé, fit partie, dès 1709, des fameuses lignes de navettes imaginées par Berwick. On en retrouve encore de nos jours, dans le vallon de la Sestrière, des tronçons bien visibles. Il avait été vraisemblablement construit vers la fin du XVI° …

ADMINISTRATION

DEBUT XVIII° … les communautés d’Allos, d’Entraunes et de Saint Martin d’Entraunes qui faisaient alors partie de la viguerie de Barcelonnette ne sont pas de la vallée de l’Ubaye. D’ailleurs si Allos (haute vallée du Verdon) resta et reste encore rattaché à Barcelonnette, Entraunes et Saint Martin d’Entraunes (haute vallée du Var) en furent détachés et rendus à la Sardaigne lors de la rectification de frontière intervenueentre la France et ce royaume en 1738.

XIX° A noter que le canton d’Allos, au point de vue de justice de paix, n’est pas rattaché, comme les autres cantons de l’arrondissement, à

Barcelonnette, mais à Colmars dont il est plus près et avec lequel il n’est jamais coupé de communications, ce qui se produit avec Barcelonnette pendant plus de six mois de l’année du fait de l’obstruction du col d’Allos par lez neiges.

Histoire de la vallée de Barcelonnette par Jules Coste

Vollaire éditions Gap 1932

 

 

TAXE DE SEJOUR

Par décret du 13 mai 1933, a été autorisée jusqu’au 1° juillet 1936, dans la station de tourisme d’Allos (Basses Alpes), la perception d’une taxe de séjour dont l’établissement a été autorisé par le décret du 12 janvier 1924 et prorogé par le décret du 1° juillet 1926. Cette taxe continuera à être perçue du 1° juin au 15 octobre de chaque année.

Le fonctionnaire municipal. Revue Juin 1933

 

ALLOS Basses Alpes Françaises. Chef lieu de canton à 1160 m d’altitude.

Chemin de fer de la Provence à Thorame Haute à 23 km. – Eglise romane. A 16 km. au Nord, le col d’Allos (2.250 m) sépare les vallées de l’Ubaye et du Verdon. A 8 km à l’est le lac d’Allos (à 2239 m d’altitude).

Dictionnaire encyclopédique Quillet en 7 vol.

Librairie Aristide Quillet Paris 1934

 

GRENIER A SEL

Le fermier général Paul Magnier établira un grenier à sel à Barcelonnette et un autre à Allos le grand centre pastoral de Haute-Provence. Le sel y sera vendu 16 denier la livre, plus tard en 1783 22 deniers, poids et monnaie de France.

(en 1715)

Le retour de Barcelonnette à la France Par Marcel Provence

in Annales des Basses-Alpes 1934

 

HAUT VERDON

Le centre de cette vallée de première importance est Allos avec son hameau de La Foux distant de six kilomètres. Cette station, presque inconnue du Skieur il y a quatre ans, gagne chaque année en importance, et la vallée offre à l’amateur de Ski en montagne des perspectives intéressantes. A 136 kilomètres de Cannes, par la route des Alpes, permettant aux Skieurs d’atteindre des champs de neige en trois heures d’auto. La saison débute vers la mi-Novembre pour ne se terminer qu’au début de Juin. Plusieurs courses de fond et de descente y sont organisées par le Groupe Alpin de Cannes.

Allos (Basses-Alpes) 15 déc. Épreuve de sélection pour l’équipe fédérale de Provence. 22déc. Concours du Groupe Alpin de Cannes

La vie à la campagne Périodique Hachette Paris 1935

 

HISTOIRE DES TRANSHUMANCES

Le 27 novembre 1233, Raimond Bérenger accordait aux habitants d’Allos en récompense de leur fidélité, le droit de louer librement leurs pâturages et de disposer du pris sans diminution aucune, outre l’exemption des droits de passage pulvérin, péage et ramage pour les troupeaux transhumants. Ces droits furent confirmés sur la demande des habitants d’Allos le 12 Août 1385, le Sénéchal ayant pris les dispositions suivantes : « les troupeaux d’Allos qui vont hiverner dans la basse Provence et qui reviennent dans les montagnes pour y passer l’été auront le passage libre et gratuit sur toutes les terres du Comté de Provence et de Forcalquier, et les conducteurs de ces troupeaux n’auront aucune indemnité ou redevance à payer, excepté pour les dégâts fait dans les blés, les vignes et les prés … ».

Sur certaines hauteurs, du côté d’Allos et de Castellane, par exemple, des « cabanes de berger » ont été construites ; très rudimentaires elles sont en général composées que d’une seule pièce munie d’une cheminée et dans laquelle se trouve la couche du berger, quelques planches garnies de paille.

On n’arrête pas las marche des transhumants dont l’origine se perd dans la nuit des temps. C’est pourquoi, le 12 août 1935, on pouvait lire encore ; Allos – Presque tous les troupeaux transhumants sont partis ; ils rentrent dans leurs quartiers d’hiver, dans la basse Provence, après avoir passé la saison, des chaleurs dans les alpages et montagnes pastorales d’Allos. Brebis et moutons dévalent frais et gras, grâce aux pâturages abondant cette année dans la haute Les troupeaux transhumants du Sud Est de la France Par Hélène Truchot

Annales des Basses-Alpes Chaspoul Digne 1936

 

DUC DE SAVOIE Le duc de Savoie est entré depuis la paix en possession d’une partie du diocèse de Senez, procurant à l’évêché le tiers de ses revenus, et que l’évêque, payant là des impôts ne peut être taxé à nouveau pour des terres hors du royaume. De plus le duc a fait nommer son aumônier au prieuré d’Allos, de gros revenu, prieuré qui est en réalité un simple membre de son évêché, d’où procès que le roi est supplié ici, comme sur les autres points, de faire terminer à l’avantage du prélat.

Bulletin philologique et historique (jusqu’en 1715)

Imprimerie Nationale Paris 1938

 

REGION D’ALLOS OU HAUTE VALLEE DU VERDON

(Altitude 1.000 à 3.000m.)

ALLOS

(Altitude 1.425 m.)

Chef-lieu de canton. - P.T.T. – Église. – Médecin. – Enneigement : novembre

à mai. Centre d’excursions du Haut-Verdon, situation remarquable et pittoresque.

LA FOUX-D’ALLOS

(Altitude 1.800 m.)

Au pied du Col d’Allos. – Enneigement : octobre à juin.

COURSES

Les skieurs de toutes forces peuvent faire de très nombreuses excursions dans la Haute Vallée du Verdon.

Citons parmi les plus faciles :

A ALLOS. Les bois du Seignus, Bois du Villard, les Sommets de Lautapie.

A LA FOUX, le Plateau de l’Aiguille, Ravin de l’Auriac, Cabane de Sestrière, Col d’Allos.

Parmi les difficiles :

A ALLOS, le lac d’Allos (2.250 m., 4 heures), Sommet de Valdemars (2.369m., 4 heures) le col de la Petite-Cayolle (7 heures).

A LA FOUX, Col de Sestrières (2.571 m., 4 heures), Trois-évêchés, est et ouest (2.930 m., 6 à 8 heures)

De ces sommets le skieur découvre grâce à la clarté exceptionnelle du ciel, des panoramas admirables sur les Alpes de Provence et les Alpes italiennes.

INSTALLATIONS SPORTIVES

ALLOS.- Monte-pente mécanique à luges. Bois du Seignus, 300 mètres de dénivellation, 900 mètres de long. Marche tout l’hiver. – École de ski ; - Tremplin. – Cabanes-refuges. – Patinoire.

A LA FOUX D’ALLOS. - Écoles de ski. – Cabanes-refuges.

COMMUNICATIONS. – MOYENS D’ACCES

Route nationale n° 208, toujours ouverte à la circulation jusqu’au pied du Col d’Allos. Services réguliers de cars : Digne(80 km.), Nice(105 km.),

Marseille (200 km.). Chemin de fer de Provence, à Thorame-Haute (20 km.)

4 trains par jour sur la - ligne Nice Digne et retour.

En outre, dans les nombreuses excursions qui n’ont pu être énumérées

dans cette brochure, les skieurs débutants comme les as réputés trouveront celles qui satisferont leurs désirs et leurs possibilités. C’est ainsi que dans le courant de l’hiver 1937 de grands champions, ignorant jusqu’alors le département, ont été stupéfaits d’effectuer dans la région d’Allos des descentes de 900 mètres de dénivellation, dans des temps records variant entre 3 et 4 minutes.

Basses-Alpes Neiges inconnues Sans nom d’auteur

S.A.D.A.G. Bellegarde 1938

 

ALLOS (à 28 km. De la gare de Thorame-Haute ; à 36 km. De Barcelonnette)

  1. habitants, était le chef lieu de la peuplade des Galletoe, dont le nom est

inscrit sur le Trophée des Alpes.

A été détruit quatre fois par des incendies et a joué un rôle important dans l’histoire régionale, ainsi qu’en témoigne encore les reste d’un rempart et de deux forts.

L’église de Notre-Dame de Valvert, édifice roman, est classée comme monument historique.

Le séjour en été est très agréable à Allos De quelque coté que se tourne le regard le paysage présente la plus riche variété de teintes et d’aspects, de belles forêts, de hautes montagnes.

Ciel très pur, climat frais et sain, cette station estivale est destinée à un grand avenir. Comme station de Sport d’Hiver, elle est incontestablement la plus fréquentée des Basses Alpes. Champs de neige admirablement propices aux ébats des skieurs, monte pente, concours fédéraux.

En été les touristes peuvent rayonner en tous sens en raison de la diversité d’excursions. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les forces.

Frais ombrages des rives de Chadoulin ou du Verdon, forêt de Vacheresse, de l’Herbe Blanche, de la Cluite.

Pour les intrépides ; Lac d’Allos à 12 km. Par bon chemin muletier, mont Pelat 3053 m. le Col d’Allos avec descente à Barcelonnette, excursions qui laissent à tous un souvenir ineffaçable.

Industrie laitière.

Géographie du département des Basses Alpes

Par L. Isnardy Préface de Jean Giono Imprimerie moderne Manosque 1939

 

GEOLOGIE

… tout au Nord Ouest, le dôme d’Allos est presque complètement cerné par la nappe de l’Ubaye qui l’assiège jusqu’au Sud où l’un de ses lambeaux est assis au dessus de Colmars. Très renflé au Nord où il présente l’aspect d’une grosse étoile de mer, il s’effile au Sud.

… les marnes aptiennes et albiennes du dôme d’Allos «  ont servis de substratum à l’énorme paquet de Flysch de la nappe, surtout aux alentours de Colmars et d’Allos » …

Par dico.allos.over-blog.com
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:45

 

Les Alpes Occidentales. Les grandes Alpes françaises du Sud

Par Raoul Blanchard B. Arthaud Paris 1949

 

ANDRE GIDE AU COL D’ALLOS

«  Je ne crois pas que ma joie ait été jamais plus profonde ou plus vive. L’air n’a jamais été plus suave, que je n’ai jamais plus amoureusement respiré.

Mon esprit subtilement actif que n’assombrit aucune inquiétude, sourit à la plus humble et la plus aimable pensée, comme ma chair à l’azur, au soleil, et mon cœur à tout ce qui vit. Je ne me sentais pas plus jeune à vingt ans et je sais mieux le prix de l’heure.

Ma plus grande émotion de ce jour et l’une dont je garderai très vif souvenir au dernier tournant avant de passer le Col d’Allos, tout à coup, un immense troupeau de moutons paissant l’herbe rase de ces hauteurs. Le soleil du soir envoyait ses derniers rayons sur ces pentes, et le gazon vert-roux, le blanc- roux des moutons groupés en face, faisaient sous le ciel une puissante et parfaite harmonie. Il me semblait que, depuis longtemps, je n’avais rien vu de si beau.

A l’arrêt du car, aussitôt après le col, j’ai été causer avec le vieux berger. Ainsi que je croyais, ces moutons (un millier, m’a-t-il dit, mais répartis en divers lieux de montagne) viennent des environs d’Arles.

Ce sont ceux qui passent par Manosque et dont me parlait avec tant d’enthousiasme, Giono. Ils mettent à venir jusqu’ici, huit à douze jours. » (1930)

Journal 1887 1950 Par André Gide

Gallimard La Pléiade Tome I 1951

 

ELEVAGE OVIN

Mais le passé, dans ces hautes vallées, c’était l’élevage du mouton, comme dans les plus basses ; et il en reste encore quelque chose. Dans le couloir du Verdon, c’est seulement la partie supérieure, aux abords d’Allos, qui a pu se mettre aux vaches laitières. A l’aval d’Allos, le progrès est représenté par la substitution aux moutons à laine de l’agneau, que l’on « pousse » en le nourrissant bien. On en obtient deux portées.

La France 2 vol. sous la direction de D. Faucher

Librairie Larousse Paris 1951

 

CADRANS SOLAIRES

ALLOS Sur la façade de l’immeuble de M. GIRIEUD Gustave, Grand Rue à Allos. Cadran carré, repeint à neuf, portant le devise ; «  Te semper sequar  » (Je te suivrai toujours).

Sur la façade de la maison de M. GIRIEUD Gustave, place de la poste à Allos. Cadran carré, repeint à neuf, portant cette courte devise latin ;

«  Adveni  » - (Arrive).

  • Sur la façade de l’église de la Foux, de forme rectangulaire, repeint en jaune et orné de trois doubles demi-cercles dans lesquels sont inscrites les devises «  Dieu seul est éternel  » et « Déjà loin de toi  ». Ce cadran a été aménagé en 1757.

  • Les cadrans solaire de la Haute Provence Par Jean Gavot

  • Annales des Basses-Alpes Imprimerie Vial Digne 1952

 

ENNEIGEMENT

Allos ; altitude 1425, séries 1922 à 1948

Fréquence moyenne des jours de neige ;

Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avril Mai Année

O.6 3.3 5.7 5.4 5.5 5.2 2.6 0.9 29.2

 

Coéfficient de nivosité moyenne mensuels et annuel en %

3 16 71 81 78 37 12 4 23

 

Chute de neige moyenne en mm. d’épaisseur ;

33 167 534 484 501 415 126 29 2289

La neige dans les Alpes françaises Par J.J. Boisvert

Revue de géographie alpine 1955

 

ALLOS Chef lieu de canton des Basses Alpes (arrondissement de Barcelonnette)

Dans la vallée du haut Verdon au pied du col d’Allos. 449 habitants

(178 agglomération, Allosards).

Centre d’excursions vers le lac d’Allos (2239 m).

Station de sports d’hiver à la Foux d’Allos (1708 m) d’où une télécabine permet d’accéder au sommet des Trois Évêchés (2823 m)

Grand Larousse Encyclopédique, 10 vol. Librairie Larousse Paris 1960

 

ORATOIRES Allos ; Oratoire Saint-Louis dit Catalan ; en bordure de route nationale n° 208, à l’extrémité Nord du village. Cet oratoire a été élevé par la famille Denis Catalan en mémoire de ses trois enfants décédés. Il renferme une statuette de Saint Louis. Entièrement construit en pierres apparentes il est surmonté d’une croix également en pierres En parfait état de conservation..

Oratoire Saint-Roch ; à la sortie d’Allos, édifié en pierres apparentes, en assez mauvais état. La niche est vide. Cet oratoire porte une inscription qui n’est plus lisible.

Les Oratoires Bas Alpins Par Jean Gavot et Pierre Irigoin

Édition des amis des Oratoires Aix en Provence 1961

 

ALLOS , où nous arrivons, nous retiendra par sa petite église Notre-Dame-de-Valvert, qui est très caractéristique du Style roman des Alpes Françaises. Une nef unique de trois travées et un chœur d’une travée dr chapiteaux assez richement sculptés parmi lesquels on remarque un ours qui semble se balancer. C’est également un ours et un bélier somnolent qui ornent les chapiteaux du portail. L’élévation nord est aveugle, par crainte du mistral, et un petit clocher-arcade se dresse sur le pignon qui sépare la nef du chœur. Le bandeau de dents d’engrenage etde festons qui orne l’extérieur du chœur et de l’abside a malheureusement été refait par Revoil.

On peut aller en excursion au lac d’Allos long d’un kilomètre et demi et très poissonneux, dont les eaux glauques reposent à 2 337 mètres d’altitude dans une cuvette entourée de croupes herbeuses.

L a France inconnue Savoie Côte d’Azur

Par Georges Pillement Grasset Paris 1961

 

TOPONYMIE

Allons(Basses Alpes) (Alonzen 1113, Aluntium, (nom d’une localité de Sicile à l’époque romaine) radical obscur et suffixe pré-latin –ossium.

Allos,canton des Basses Alpes (adalodes, vers 1056)…

Alos , (Ariège) (id IX° siècle, voir Allonset Allos) et Alos (Basses Pyrénées, Alos1405) mais peut représenter le nom d’un homme latin Allusqui, avec le suffixe –anusdonnes Alos(Tarn, Alanie962).

Dictionnaire Étymologique des noms de lieus en France

Par A. Dauzat et Ch. Rostaing Larousse Paris 1963

 

ALLOS Chef lieu de canton des Basses Alpes (arrondissement de Barcelonnette)

de la haute vallée du Verdon au pied du col homonyme (2250 m).

449 habitants (271 agglomération).

Station de sports d’hiver (1425. 2536 m)

Petit Larousse des noms propres Librairie Larousse Paris 1968

 

ALLOS chef lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence (arrondissement et à 36 km au Sud de Barcelonnette, dans la vallée du haut Verdon, à 1425 m. d’altitude, au pied du col d’Allos (2250 m.) ; 497 h. (Allosards). Centre d’excursions et de sport d’hiver (La Foux-d’Allos).

Larousse Trois Volumes en couleurs Librairie Larousse Paris 1970

 

RECENSEMENT

Le village d’Allos, installé sur le versant méridional du col, doit également son essor récent (449 habitants en 1962, 498 en 1968) au développement et à l’extension d’un des plus importants centre de sports d’hiver des Alpes du Sud, malheureusement innaccessible à partir de Barcelonnette pendant la saison de ski car le col est fermé et son ouverture permanente poserait, dans l’état actuel des choses, des problèmes pratiquement insurmontables.

Premier résultat du recensement de 1968 en Ubaye

Par Ch ; Avocat Revue de géographie alpine 1970

 

VIE QUOTIDIENNE

Col d’Allos … Un régiment avait failli périr l’automne d’avant, pour s’être écarté d u « chemin de traverse peu fréquenté qui conduit de Barcelonnette à Allos pour se rendre à Colmars. Neuf brigadiers étaient morts de froid et de faim ».

De Barcelonnette à Allos … François Arnaud se remémore ainsi ses souvenirs d’enfance ; « … partout des chemins muletiers. Je me rappelle celui d’Allos ; j’avais dix ans et on m’avait mis en croupe d’une cousine, sur un mulet qui avait le dos bien large, quand, au bout de 7 heures on me descendit à Allos, je ne pouvais plus rapprocher mes jambes et je pleurais de douleur. On me monta à l’auberge et on m’assit à table devant un pain de beurre à ma discrétion. Je fus guéri du coup. ».

Commerces En 1658, 1659 vente de la gabelle pour la communauté d’Allos à Pierre Gabriel qui, moyennant la rente annuelle de 50 écus, pourra seul « débiter et vendre en détail au pot et à la pinte, tout le vin que les habitants du lieu et les étrangers lui achepteront, et ce au prix de quatre sols pour chaque pot de bon vin, marchand et réceptacle ».

Conduite du clergé À Allos en 1712 le prélat condamne les prêtres  « qui mangent au cabaret ».

A Allos, en 1723, on peut déduire des recommandations adressée par l’évêque , que le clergé néglige ses devoirs de prière et d’étude des livres saints, se livre au jeu, à la chasse avec port d’armes, fréquente les cabarets, enfin porte des soutanelles (soutanes courtes).

Fêtes A Allos les fêtes de Saint-Pierre et Saint-Paul, ainsi que celles de l’Assomption sont bruyantes. « Les habitants du voisinage s’y rendent en foule, pour participer aux plaisirs de ceux d’Allos. On y voit une compagnie bourgeoise sous les armes en habit rouge, parement vert et culotte jaune. Elle assiste à la procession avec décence et gravité ».

La vielle, principalement, qui est un instrument pour faire danser les marmottes. Le poète marseillais Campion, se rendant en Italie est régalé à Allos « d’une vielle qui avoit vraisemblablement fait remuer bien des cotillons dans toute l’Europe dansante l’hiver dernier » ; le poète ajoute « C’est le pays de ces sortes d’instrumens. Cette maudite vielle nous fit danser, nous gens peu propres à ce métier. L’un de nous, asthmatique, compte pour sa part quarante deux tours dans un seul menuet ; jugez de l’autre. »

Après Colmars, c'est-à-dire à partir d’Allos, on trouve la vielle… la vielle est, comme chacun sait, un instrument à cordes de boyau que l’on fait sonner par le moyen de quelques touches et d’une petite roue qu’une manivelle fait tourner ; à la fois aigre et sourde son harmonie convient parfaitement à l’étable où l’on danse pendant les longues veillées de l’hiver … ».

L’école … des maîtres plaçaient les écoliers dans la mangeoire aux ânes, à genoux et avec une corde au cou ; ailleurs, par exemple à Allos, on suspendait sur le dos et la poitrine des élèves fautifs une pancarte en carton où étaient inscrits leur défauts en gros caractères, et les enfants devaient même parfois aller, dans les rues ou à l’église, ainsi affublés.

La vie en Haute-Provence de 1600 à 1850 Par Raymond Collier

Société Scientifique et Littéraire des Alpes de Haute Provence Digne 1973

 

ALLOS Chef lieu de canton des Alpes de Haute Provence.

(Arrondissement et à 36 km au sud de Barcelonnette) dans la vallée du

Haut Verdon, à 1425 m d’altitude, au pied du col d’Allos (2250 m).

564 habitants (Allosards).

Centre d’excursions et de sports d’hiver (La Foux-d’Allos)

Larousse encyclopédique en couleurs, 22 vol.

Librairie Larousse Paris 1977

 

ALLOS (04260), chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence, à 36 km au sud de Barcelonnette, dans la haute vallée du Verdon ; 564 habitants. Station d’altitude (1425 m.) au pied du col d’Allos (2250 m.). Sports d’hiver à La Foux-d’Allos (alt. 1800-2600 m.).

Encyclopédie Alphabétique Larousse Sélection du Reader’s digest Paris 1977

 

ALLOS (04260) Chef lieu de canton des Alpes de Haute Provence

À 36 km au sud de Barcelonnette dans la haute vallée du

Verdon, 564 habitants. Station d’altitude (1425 m) au pied du

col d’Allos (2250 m ).

Sports d’hiver à la Foux d’Allos (altitude 1800. 2600).

OMNIS Encyclopédie Alpha Librairie Larousse. Paris 1977

 

LE LAC D’ALLOS

SITUATION IGN1/25000. 223/948 (Allos 3-4) Altitude 2250m.

ACCES Par la haute vallée du Var, jusqu’à ESTENG, ou depuis ALLOS

( Alpes de Haute-Provence)

ETYMOLOGIE Là encore, il s’agit d’une cacophonie évidente : laus signifie lac en provençal. Lac d’Allos = Lac du lac (Lac dal laus)

DESCRIPTION DE LA RANDONNEE

1°) – D’ESTENG Un très bon chemin conduit du hameau au Lac, par le pas du Lausson, en s’élevant dans le Vallon des Fornets (Cartographié Fournes)

On passe au dessus du Lausson (= petit lac) et on accède au Pas en 2h.30 environ (dénivellation : 820 m.) ; On peut profiter du passage au Pas du Lausson pour rejoindre la cime de la Montagne de l’Avalanche (2732 m.)

En 20 minutes (remarquable point de vue sur le cirque du Lac d’Allos et sur le Haut Var.). On accède au Lac très facilement en descendant jusqu’au chalet-hôtel.

2°)- D’ALLOS Il suffit de prendre la piste qui conduit à la cabane du Laus

(2120 m.) (accessible aux automobiles, 14 km) parle Villard. De la cabane au Lac un bon chemin permet un accès très facile en ¾ d’heure.

Le Lac d’Allos est l’un des plus vastes des Alpes Maritimes (61250 M2. 6 km de circonférence). Sa profondeur est de 50 m. mais elle peut varier en raison des crues qui peuvent immerger les deux îles. Le chalet-hotel du Lac est ouvert tout l’été, mais le site étant très fréquenté, il n’y a que très peu de places disponibles…

RANDONNEES DEPUIS LE LAC : Mont Pelat et son magnifique panorama (3052 m.) par le vallon de Méouille. Lac et cime des Garrets par le pas de Lausson ; Tours du Lac d’Allos.

Le massif du Mercantour et des Alpes Maritimes

Association des amis du parc national du Mercantour

Serre Éditeur Nice 1978

 

PREMIERS OCCUPANTS Les Gallitaé, qui viennent ensuite, ont été placés dans les environs de Gilette au confluent du Var et de l’Esteron par Durandi et Walckenaer ; mais cette identification n’est pas acceptable, et je préfère m’en tenir à l’avis de Papon, qui les place entre Alloz et Colmars, dans la haute vallée du Var.

Les Triullatti, qui venaient ensuite, ont été placés par Durandi, à Triola, vallée de la Roya, et par Walckenaer, sur les bords du Var entre Guillaumes et Entrevaux, où, dit-il, on trouve la rivière Tuelli et la cime nommée Allette. J’avoue que je suis peu convaincu par ces raisons, et dans l’ncertitude, je préfère adopter le sentiment de Gioffrédo qui les place entre Alloz et Barcelonnette.

Annales de la société des lettres sciences et arts des Alpes Maritimes

Gauthier Éditeur Nice 1979

 

ALLOS A 27 km de la gare de Thorame-Haute. Correspondances journalières avec le chemin de fer (autorail des neiges en saison). Autocars. Altitude : 1.425 m. au chef-lieu.

Allos est le chef lieu d’un canton fait … d’une seule commune. Nous sommes en montagne. Allos est au centre d’un immense cirque montagneux dont les sommets dépassent 3.000m. Village tourné vers la neige et les excursions, les quelques agriculteurs fidèles au poste font essentiellement l’élevage des bovins et des abeilles, plus un peu de pomme de terre.

Allos a été savoyarde pendant quelques 350 années … mais n’a jamais perdu sa langue et ses usages provençaux. C’est d’ailleurs la célébrité du pays le Docteur Honnorat, qui a réalisé le premier dictionnaire provençal, œuvre basée sur une collecte … collective et qui a servi de base aux travaux de Mistral. Qui dit Allos dit aussi le Seignus et la Foux d’Allos. Chaque fois que c’est possible, nous distinguons les trois, surtout pour les adresses. Sachez que le Seignus est à deux pas d’Allos et que la Foux se trouve à 9 km environ.

A voir A Ste Brigitte (3 km d’Allos), les objets en olivier et en mélèze de M. Michel, sabliers, plateaux à fromage … Des paysages admirables.

A faire La fête à Allos, le 5 août au lac ; le 15 août p. Toutes sortes de concours, de foot, de volley, de ball-trap, de pêche, etc … Des promenades faciles et moins faciles, depuis la cascade du Pich (1 h depuis Bouchiers) où l’on trouve des edelweiss, jusqu’aux courses en montagne, sous la conduites d’accompagnateurs. Faire du tennis, du canoë-kayak, pêcher, chasser, se baigner. Aller écouter un concert d’orgue à l’église d’Allos. Risquer (en hiver seulement) quelques sous à la salle de jeux. Passer une soirée en boite.

Spécial Qui dit Allos di ski. Le Seignus, plus familial et la Foux, station dans le vent, permettant à chacun de choisir don ski. De plus, la jonction par remontées mécaniques avec Pra-Loup permet de profiter d’un domaine skiable fabuleux, avec 38 remontées pour l’ensemble la Foux-Pra-Loup. Ski de piste tous niveaux, ski de fond, patinage, luge, tout est possible et le grand nombre de remontées évite les queues interminables qui gâchent tant de vacances de neige.

Le pays du train des pignes Sans nom d’auteur.

Imprimerie Lestrohan Rhône 1980

 

ALLOS Allos ; maire M. Michel Lantelme. Appartenance politique DVG,

LE VILLAGE 04260 ALLOS

INSEE 04006 Arrondissement de Castellane 1° circonscription.

Canton Allos-Colmars. Manosque 104 km, Sisteron 77 km.

DEMOGRAPHIE

Population 637 habitants

Superficie 117,50 km2.

Naissance 9

Déces 4

ENTREPRISES DE LA COMMUNE

Industrie 5

Construction 11

Commerce, Réparation 48

Société de service 133

Total 197

HOTEL

Nombre d’hôtels 6

Nombre de chambres 92

CAMPING

Nombre de campings 0

Nombre de places 0

Annuaire des mairies des Alpes de Hautes Provence

Les Editions Céline Cannes 1982-2006

 

LE LAC D’ALLOS Une promenade familiale par excellence… presque un rite pour qui visite la région ; non seulement pour la beauté du site, mais aussi pour sa renommée. Cette vaste nappe d’eau (50 ha) est en effet le plus grand lac naturel d’Europe à cette altitude (2500).

Distance d’Allos au parking ; 12 km.

Parking du Laus ; 170 places.

Accès au lac ; sentier sans difficulté (30 à 45 mn.)

Tour du lac ; sentier plat très facile (2,5 km.)

LE PARCOURS

Au bout de la route venant d’Allos, garer votre véhicule sur le parking du Laus.

Empruntez le sentier balisé ; très vite, vous êtes en vue de la maison forestière du Laus qui abritait, à la fin du siècle dernier les forestiers chargés du reboisement. Laissez la maison forestière sur votre gauche ; le sentier s’élargit. Poursuivez la piste, sans risque d’erreur possible, vers le lac. Vous longer la plaine du Laus, traversée par un sinueux cours d’eau ; le Chadoulin. Bientôt vous grimpez dans la forêt de mélèzes ; sur la droite, en contrebas, vous pouvez apercevoir la source du Chadoulin. Plus loin bifurquer à gauche.

Au terme d’une facile ascension, vous parvenez au faîte du verrou glaciaire ; vous découvrez alors le cirque grandiose qui abrite les eaux, étonnamment limpides, du lac d’Allos, encadré au fond par les grandes Tours du lac.

Que vous décidiez de vous asseoir paresseusement sur la rive, ou que vous décidiez de faire le tour du lac, c’est un moment agréable à passer dans un cadre à la fois paisible et majestueux.

L’INTERPRETATION

Tout à l’heure vous avez longé la plaine du Laus. Ce mot de « laus » désigne couramment, dans notre région de grands lacs.

Le site, en effet, a été entièrement modelé par le glacier qui recouvrait nos montagnes à l’ère quaternaire. Il a lentement creusé la roche et lorsque le climat s’est réchauffé, il s’est retiré, laissant derrière lui ce lac retenu par un verrou glaciaire.

Le niveau de l’eau subit des variations sensibles ; le lac est en effet alimenté par des sources et, au printemps ou au début de l’été par la fonte des neiges. Normalement un trop-plein d’eau devrait s’écouler, formant un ruisseau à l’air libre ; on appelle cela un déversoir. Le lac d’Allos a ceci de particulier que l’eau s’écoule souterrainement, en se faufilant par les failles naturelles de la roche, pour resurgir plus loin ; c’est l’origine de la source du Chadoulin, aperçue depuis le sentier.

Les paysages ne cessent de changer dans le temps – certes très lentement. Mais, si nous pouvions être témoin de cette évolution, comme dans un film accéléré, elle nous semblerait spectaculaire. La plaine du Laus en est un bon exemple ; jadis c’était un lac ! Il a été comblé peu à peu et les végétaux se sont installés. Le résultat est ce plateau herbeux, parcouru par les méandres du Chadoulin (ici appelé et pour cause « Serpentine »). D’apparence spongieuse, il est très surprenant dans cet environnement. Il s’agit d’une tourbière.

Il n’y a guère, la tourbe était intensivement utilisée par l’homme (mais non pas en ces lieux) comme engrais et comme combustible. Les scientifiques ont découvert que les tourbières sont des milieux très riche sur le plan biologique (insectes et plantes rares) ; elles donnent aussi, par tous les vestiges qu’elles recèlent, de précieuses information, notamment à ceux qui s’intéressent à l’histoire de la végétation et à l’histoire de l’homme. On s’efforce désormais de les conserver.

Le parc national du Mercantour Par Liliane Birman

Édition s CRÉER 63340 Nonette 1983

 

GASTRONOMIE

à cette printanière de viande fraîche en correspond une autre, hivernale, celle de la viande de marmotte. Mais à la différence du chevreau qui était mangé dans tout le département, la marmotte était une particularité gastronomique d’Allos et de l’ensemble du massif des Trois Evéchés …

Les paysans bas-alpins à travers leur cuisine de 1850 à 1950

Par Anne Marie Topalov Edisud Aix en Provence 1986

 

MONUMENTS

Le haut Verdon est presque vide de traces gallo-romaines : dans les cantons d’Allos, de Thôrame et de Colmars, quelques sépultures sous tegulae d’époque douteuse.

… A Allos, l’abord du village, par le sud, laisse voir un rempart, c'est-à-dire un pan de mur lié à une tour de section carrée, comprenant trois étages séparés par des boudins de pierre et dont le supérieur est percé de baies en plein cintre. La tour, couverte de bardeaux, est transformée en clocher.

… en 1877, par exemple, pour la route départementale n° 10 desservant notamment la haute vallée du Verdon, qui est dite « journellement détruite dans le détroit d’Allos ».

Notre Dame de Valvert

A Notre Dame de Valvert, une particularité : les pilastres sont remplacés par des demi-colonnes engagées.

…Au point de vue des représentations figurées, l’influence lombarde se manifeste par des masques humains ou de petits personnages, aux arcatures d’Embrun, aux chapiteaux du portail de Notre Dame de Valvert, d’Allos, à Saint Martin d’Entraunes ; des ours, des têtes et des avant-corps de béliers stylisés se voient aux chapiteaux et au portail de Notre Dame de Valvert. Ce sont des sculptures tardives, contemporaines du gothique, d’une facture rude et expressive.

La Foux

Sans être des chefs-d’oeuvre, d’autre églises paroissiales, éparses dans le département, ont une architecture sobre, plaisante. Celle de la Foux d’Allos appartient nettement à ce roman de tradition : nef de deux travées, voûtées en berceau, doubleaux plats, pilastres à impostes à méplat et à talon, chœur formé par une travée également voûtée en berceau, mais avec forte pénétration de lunettes. A été recouverte en bardeaux.

… à la Foux d’Allos, ex-voto en cuir de Cordoue, représentant le baptême du Christ, daté de 1675.

Chapelle Saint Pierre

Quelques retables présentent des toiles dont la facture archaïque les situe au XVI° siècle ou au début du XVII° à Aiglun, à Draix, à Allos. Dans cette dernière localité, la chapelle Saint Pierre possède un petit retable ouvrant à double vantail, du XVI° siècle (classé monument historique le 25 mars 1956) ; où sont figurés divers personnages et des scènes de la vie de la Vierge (classé monument historique le 3 Mars 1966).

Saint Sébastien

Saint Sébastien parait plus honoré au XVII° siècle que par la suite ; on le trouve dans la chapelle du village d’Allos.

La chapelle des pénitents d’Allos mérite qu’on insiste un peu sur elle. Datant de la fin du XVII° ou du XVIII°, elle a un chœur couvert d’une coupole que pare un intéressant ensemble de peintures. Le centre en est occupé par le Christ, Dieu le Père, la colombe du Saint Esprit ; le pourtour, par des saints : saint Laurent, montée en gloire de saint Sébastien, groupe de martyrs avec palmes. Les pendentifs, les écoinçons situés entre eux et les fenêtres sont remplis par les évangélistes, les écoinçon situés entre eux et les fenêtres sont remplis par les évangélistes et des saints, saint Louis de Gonzague, saint Jacques, un évêque. Autour des fenêtres, des toiles marouflées, ayant comme sujets saint Sébastien, le miracle des pains et des poissons, la Cène, complètent la décoration.

La Haute-Provence monumentale et artistique Par Raymond Collier

Imprimerie Louis Jean Gap, Digne 1986

 

PRA LOUP. LA FOUX D’ALLOS Les stations de ski « intégrées », fruits de l’injection de gros capitaux extérieurs pour l’essentiel, au moins au départ ; et dont l’explotation en altitude et dans des sites en cul de sac constitue d’abord seulement des îlots très isolés dans le monde rural (Isola 2000, Pra Loup, La Foux). Beaucoup de ces stations ont évolué elles se sont environnées de satelittes, ont colonisé les montagnes environnantes. Telle est Pra Loup, les pistes se combinent sur les deux versants du col d’Allos avec la station proche du Haut Verdon ; La Foux d’Allos.

Les noyveaux rapports villes / campagnes.

Les cahiers de Fontenay n° 41, 42, 43 Sénanque 1986

 

COL D’ALLOS Avant l’ouverture des gorges à coup de dynamite, les cols étaient les seules voies d’accès. Fermés par les neiges huit mois sur douze, ils maintenaient les hautes vallées alpines, comme celle de l’Ubaye, dans l’isolement le plus total. Aujourd’hui comme hier, le col d’Allos (2240 m) n’est ouvert que de juin à octobre. C’est un superbe belvédère d’où on découvre les Alpes enneigées du Dauphiné et les plus hauts sommets de Provence. Au-delà du col, le vert des pâturages contraste avec les murailles de schiste noir. Dans le cirque où le Verdon prend naissance, la jeune station de sports d’hiver de La Foux (d’Allos) forme avec Pra-Loup l’un des plus vastes domaines skiables des Alpes du Sud.

A la découverte de la France

Sélection du Reader’s Digest Paris 1988

 

TOURISME

… Le tourisme de haute montagne ne revet pas la forme d’un modèle unique. Il reste encore des secteurs à peu près vierge comme le massif de la Blanche entre Ubaye, Bléone et pays de Seyne, celui du Pelat entre lac d’Allos et Haut Var. Il s’agit pour une bonne part de pays difficile d’accés et sans possibilité actuelle d’accueil…

… Les communes de dimension moyenne dominent dans presque tout le Massif Central, sauf dans l’Ardèche ; et la situation est semblable dans toutes les Alpes, avec, au sommet, la commune d’Allos qui forme un canton à elle seule…

… On peut arriver à d’impressionnantes arrivées de nouveaux actifs en l’espace de quelques années, pouvant dépasser 45 à 50 % cela vaut pour des cantons à fort équipements touristiques (Allos 46%, Barcelonnette 46.5 %).

Terres d’abandon ? La population des montagnes françaises

Par P. Estienne Publication de l’institut d’Etudes du Massif Central 1988

 

LOCATIONS ALPAGES MOYEN AGE

Telle sous-location ou recollexio in partem indique qu’un acte initial de « vente » ou arrentement de la montagne sous-louée a été reçu par un notaire d’Allos et un de Briançon. Une quittance attestant le premier versement de la rente due pour la vente des alpages.

… On doit mettre à part deux associations d’entrepreneurs de transhumance ; celle qui réunit Esprir Guinaud, Henri Gay et Jean Thoard, trois laboureurs d’Allos qui négocie entre 1422 et 1428 les alpages d’Allos…

… Le 17 janvier 1449, Louis Amalric, qui semble avoir acquis l’ensemble des pâturages d’Allos, loue à deux nourriguiers d’Auriol et de Trets les alpages du Laus pour cent trenteniers à raison de dix-sept gros par trentenier. A la fin de cette même année, l’un des consuls d’Allos se rend à Aix et arrente les mêmes alpages.

Aix en Provence Par Noël Coulet

Université de Provence Aix en Provence 1988

 

PASSAGE D’ALLOS A LA SAVOIE

On sera sans doute convaincu que la reconnaissance formelle de Charles III faite par Allos, devant Jean Grimaldi, le 12 août 1385, ne signifie pas forcèment que cette ville n’éait pas carliste auparavant.

Par cet accord les Grimaldi s’engageaient à faire passer au pouvoir du comte de Savoie toutes les terres qui tenaient encore pour le roi Ladislas, à savoir la totalité de la viguerie de Nice… Sigale et Barcelonnette (pour cette dernière, à laquelle était joint le castrum d’Allos, il s’agissait bien entendu de la partie qui n’était pas déjà au pouvoir du comte)

.. Les trèves ont été renouvelées en juillet 1400. Depuis cette date, la plainte constante de la diplomatie provençale porte sur le non-respect de celles-ci la Maison de Savoie, où Amédée VIII a succédé à Amédée VII, le comte rouge, étend son pouvoir sur les lieux, châteaux et ville dont elle n’a pas reçu l’hommage comme Allos.

  1. La dédition de Nice à la Savoie Par Rosine Cleyet-Michaud

Publication de la Sorbonne Paris 1990

 

ALLOS Située dans la vallée du Haut Verdon, Allos comprend plusieurs stations ; le vieux village, dont l’histoire est très liée à celle Barcelonnette, le Seignus sur l’autre rive du Verdon, qui s’est développée comme station de sport d’hiver, et la Foux d’Allo, 9 km. Au Nord, au vaste domaine skiable. Fréquenté en été comme en hiver, Allos est un grand centre d’excursions dont la plus célèbre est celle du lac d’Allos.

N.-D.- de-Valvert Cette église du 13° siècle est un exemple intéressant de l’art roman-provençal. On admirera surtout ses proportions extérieures, son élégant chevet où court une arcature lombarde et sa couverture de bardeaux de mélèzes.
Lac d’Allos Au cœur du Parc national du Mercantour, ce lac de 50 ha., fort renommé, a la particularité d’être le plus grand lac d’Europe à cette altitude (2500 m.). Enchâssé dans un cirque de cimes déchiquetées et dénudées, il présente un spectacle grandiose à celui qui arrive du sentier et le découvre soudain. Cette masse d’eau, célèbre par sa couleur azur, est retenue par un verrou glaciaire. Un autre la glaciaire qui se trouvait au-dessous, à l’emplacement du plateau du Lans, a laissé place à une tourbière. Cee phénomène ainsi que d’autres concernant la géologie et la flore sont expliqués sur des panneaux qui jalonnent le sentier de découverte entre le parking et le lac

Col d’Allos Alt ; 2240 m. De la terrasse du refuge des Ponts et Chaussées enn contrebas du col (table d’orientation), beau panorama sur la vallée de l’Ubaye, la chaîne du Parpaillon et le massif des Ecrins. Dans la descente vers le cirque de pâturages où le Verdon prend sa source, le spectacle est sévère.

La Foux d’Allos Alt. 1800 m. Cette station de sport d’hiver moderne, située dans le massif des Trois Évêchés, offre l’avantage de présenter successivement à l’ensoleillement les pistes les pistes aménagées sur ses cinq versants.Les habitations construites en bois et ornées de petits balcons permettent à la Foux d’Allos de conserver une unité bien intégrée au site. La réunion des deux parties de la station, auparavant séparées par le Verdon, a renforcé l’homogénéité du domaine. Les pistes de ski reliées à celle de Pra-Loup en font un espace apprécié par sa diversité. Entre la Foux et Allos, la route, taillée dans des schistes noirs, sinue de ravin en ravin.

Alpes du sud Haute Provence Michelin et cie, Propriétaire Éditeurs 1992.

 

TRAITE D’UTRECHT

…. Quand au traité d’Utrecht la principauté d’Orange est attribuée au Roi de France, celui-ci projette de l’inclure au Dauphiné, et une assemblée de notables réclame son rattachement à la Provence. Par contre, le même traité reintègre en Provence la vallée de l’Ubaye (région de Barcelonnette et d’Allos), possession du Piémont-Savoie depuis 1388.

Le Provençal Par Philippe Blanchet

Peeters Louvain-la-neuve 1992

 

INTERCOMMUNALITE. 

Les meilleurs « ingrédients » pour réussir l’intercommunalité.

L’un des moments les plus ouverts et les plus forts de notre mission sur le terrain, nous l’avons vécu dans la vallée du Haut Verdon. De Thorame à la Foux d’Allos, en passant par Beauvezer et Allos avant de redescendre sur Colmars-les-Alpes, le groupe qui nous accompagnait grossissait et s’enrichissait, d’étape en étape, des représentants des communes citées. Combien étions-nous à Colmars, pour faire le bilan de la journée ? Trente ? Trente-cinq ?

A voir combien les élus et autres acteurs de la vie locale mettaient d’ardeur à défendre leurs projets pour défendre leur pays, nous avons compris pourquoi le Haut-Verdon de repeuplait.

C’est de de la qualité des réalisations que se nourrissent ces dynamiques. La stratégie de développement intègre du Haut-Verdon est une bonne stratégie. Les projets du Lac des Sagnes (Thorame Haute et Thorame Basse) de la Maison de Pays (Beauvezer et Villars-Colmars) du Centre Administratif et Culturel (Colmars-les-Alpes), des Stations de Ski alpin et de Sports d’été (Allos et la Foux d’Allos) étaient de bons projets.

Bonnes stratégies et bons projets sont encore les meilleurs « ingrédients » pour réussir l’intercommunalité.

La vie rurale. Mode d’emploi Par G. Dautun

L’Harmattan Paris 1992

 

CHASSEURS ALPINS

On doit au 12° bataillon de chasseurs alpins, entre 1870 et 1914, sur toute la frontière italienne, l’aménagement d’un réseau routier, l’amorce des cols d’Izoard, de Vars, du Parpaillon et d’Allos.

Histoired’un militaire peu ordinaire Par Pierre Fabre

L’Harmattan Paris 1992

 

COL D’ALLOS Col routier des Alpes françaises du sud (2240 m) qui relie

Les hautes vallées du Verdon et du Bachelard (affluent de l’Ubaye).

ALPHA Encyclopédie alphabétique Hachette Paris 1993

 

MINE DE PLOMB

On exploite les filons de plomb à Claret, puis à Barles … à la Malune entre Allos et Barcelonnette. Toutes ces mines furent abadonnées pendant la Révolution. L’inventaire minéralogique de la Francerévèle la multitude des sites d’exploitation minière avant la Révolution.

La France industrielle au XVI°, XVII°, XVIII° Par Paul Delsalle

Editions Ophrys Gap Paris 1993

BOUQUETINS

Tours du lac d’Allos

Ce noyau de population est le dernier crée dans la population du Nord-Ouest du Parc National du Mercantour, puisque sa fixation date de 1994, année où 10 ibex ont été réintroduits à l’Infiltré, sur la même commune de Colmars-les-Alpes, dans la haute vallée du Verdon (04). Sur les dix animaux lachés (3 mâles et 7 femelles). En effet, un mâle est parti dans la Valle Maria, en Italie (où il a fondé une colonie avec deux femelles réintroduites en 1995 en Haute-Ubaye) et deux femelles sont mortes sur le site, la première quelques jours après le lâcher, la seconde trouvée foudroyée un mois après.

Avec l’arrivée d’un mâle en 1994 (provenant d’un autre noyau du Nord-Ouest, du Parc National du Mercantour) et d’un autre en 1997, on peut dire que neuf animaux (4 mâles et 5 femelles) ont participé à la création de la colonie des Tours du lac d’Allos. A noter également qu’en 2005, cinq étagnes capturés dans le massif de Belledonne ont été relâchés dans les Tours du lac d’Allos, dans le but d’optimiser la variabilité génétique de la population d’ibex du Nord-Ouest du Parc National du Mercantour.

Le noyau des Tours du lac d’Allos, après avoir colonisé une grande partie du biotope favorable, a commencé à s’étendre géographiquement. Pas encore vers le Nord (vers le Bachelard) comme on aurait pu le penser, mais vers le Sud de l’autre côté du col des Champs. En effet, lors de l’hiver 2006/2007 un groupe de cinq animaux (mâles et femelles confondus) a été observé aux Aiguilles de Pelens, au Nord-Est du massif du Coyer, massif situé entre la vallée du Verdon et la vallée du Var. Durand l’été 2008 une harde de huit animaux a été observée. Ce noyau comprend actuellement une dizaine d’individus.

Effectifs de la population actuelle. Tours du lac d’Allos ;

  1. 10

  2. 12

  3. 12

  4. 16

  5. 19

  6. 24

  7. 31

  8. 35

  9. 47

  10. 53

  11. 57

  12. 74

  13. 85

Sur les traces des bouquetins d’Europe

Eric Weber 1994, Mathieu Krammer 2003/2006

Delachaux et Niestlé Genève 1994 . 2009

 

CANTONS

En date du 29 janvier 1885. Fusion d’Allos et Colmars en Allos-Colmars.

Transfert d’Allos-Colmars de l’arrondissement de Barcelonnette vers l’arrondissement de Castellanne.

Atlas historique des circonscriptions électorales françaises

Par B. Gaudillère Droz S.A. Genève 1995

VIE QUOTIDIENNE

Jeux Jean Caire d’Allos (Basses-Alpes) me signale le jeu du bouchon ou des Baioco(de l’italien, indique une monnaie de cuivre) qui se joue encore tant par les enfants que par les grandes personnes au printemps,sitôt la neige fondue avant qu’il ne soit possible de jouer aux boules . Il s’agit de renverser un bouchon haut de 8 cm. et chargé des mises des joueurs, à l’aide de pièces de plomb de 6 cm. de diamètre lancées de 4 à 5 mètres environ. Tout autre jeu typique est oublié hélas !

Mariage À Allos, la robe blanche n’était le fait que de la bourgeoisie. Avant 1900, il était courant que la mariée soit vétue de sombre et porte le lendemain du mariage une tenue neuve et entièrement différente.

Grossesse … des femmes qui savent tout disent que de persistantes envies de vomir annoncent une fille dont les cheveux chatouillent le chœur. D’où les maux de cœur.

A Brec d’Allos (nous avons rattaché Allos à la Valeia) on pense de même et encore que la grosseur de la marque sera en correspondance du désir.

Bravades … dans les environs de

Surnom des habitants d’Allos ; lei menjo-fege les mange foie.

Traditions populaires de Provence Par Claude Signolle

Maisonneuve et Larose Paris 1996

 

TOURISME

Dans les Alpes du Sud, la situation de l’endettement communal demeure préoccupante. Certains station, comme Pra-Loup ou La Foux d’Allos, obligés d’honorer le rachat de la société de gestion en même temps que l’achèvement de leur domaine skiable ont très mal supporté la crise de trésorerie déclanchée par le manque de neige. Parant au plus pressé, le Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d-Azur et les départements concernés ont été amenés à débloquer 25 millions de francs en bonification d’intérêts, concernant pour l’essentiel les remontées mécaniques.

Le projet de station touristique Par Vincent Vlès

Presses Universitaires de Bordeaux 1996

 

LAC D’ALLOS

… Au lac d’Allos où coexistent deux formes d’omble chevalier permet de montrer la nature des problèmes liés au polymorphisme de cette espèce.

… le vairon présent dans les lacs de Laramon et d’Allos a été introduit volontairement en vue de constituer une source d’alimentation pour les salmonidés … les présences de blageon et de chevaine dans le lac d’Allos, celle de chavaine dans les lacs de Tavels et d’Aubé, constituent des particularités biologiques et montrent que ces espèces présentent des facultés d’adaptation à des conditions de vie extrème.

… les résultats obtenus dans les lacs d’Allos et de Bastiani, en 1986, montrent qu’un léger accroissement de l’effort de pêche lié à un allongement de la durée d’immersion des filets au cours de la deuxième séance de pêche n’aboutit pas à une augmentation des rendements. Au cours de la troisième période de pêche, l’effort de capture à donc été augmenté de manière importante en vue de capturer un objectif prioritaire à ce stade de travail. L’intensification de l’effort de pêche résulte d’une augmentation de la durée d’immersion des filets qui sont alors utilisés en phase nocturne. La superficie et la profondeur du lac d’Allos ont conduit à intensifier l’effort de pêche en diversifiant les types de filets. Les grands pics spécialement destinés à la capture des ombles chevaliers en zone pélagique ont été utilisés en complément des araignées et des filets de surface.

… la gestion du lac d’Allos a donc consisté à suspendre les introductions de truites fario, et à effectuer un suivi à long terme de la population d’omble chevalier en accordant une attention particulière à l’étude de la croissance et du recrutement. Les travaux en cours permettront de juger de la nature et de la structure de la population d’omble chevalier en l’absence de ségrégation interactive et d’envisager d’éventuels renforcements d’effectif.

Lacs de haute altitude. Méthode d’échantillonage ichtyologique.

Par Bernard Rivier CEMAGREF Aix en Provence 1996

 

TRANSHUMANCE

Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, la vallée du Haut-Verdon (Allos, Colmars-les-Alpes, Villars-Colmars) voie traditionnelle de la transhumance qui donne accés au col d’Allos, est très prisée pour le bon étagement de ses parcours. Les troupeaux varois y sont aussi très présents car le Verdon y débouche directement à Castellane

Hommes de la Crau Par Patrick Fabre Ed. Cheminements Turquant 1997

 

ALLOS ARCHEOLOGIE

Allos, situé entre Digne et Barcelonnette, ce territoire montagneux dominé au nord-est par le sommet du Cimet ( altitude 3020 m .) fait partie de la haute vallée du Verdon. Le village d’Allos et les principaux hameaux actuels sont situés sont situés dans cette vallée de même que la plupart des sites recensés.

Nom ; al alodes vers 1056

Rive gauche du Verdon

1° A Allos situé au confluent du Verdonet des torrents de Bouchier et Chadoulin(altitude ; 1430 m.), place du marché (altitude 1430 m.) a été trouvée en 1904 une hache à rebords en métal d’époque non précisée. Conservée au musée de Barcelonnette.

2° A un endroit non précisée de ville, des travaux ont révélé des vestiges de construction romaines.

3° A l’est de Notre Dame de Valvert située au niveau du cimetière actuel à la sortie méridionale du village (altitude 1410 m.) H. de Guérin-Ricard signale le découverte de « sculptures ancienne » en 1887, puis une nouvelle tombe en 1933 qui contenait deux squelettes avec un « bol de poterie » auprès de chaque crâne. Considéré, à l’époque, comme antérieure au IV° siècle cette tombe ne remonterait pas, selon A. Blanchi, à une époque aussi ancienne. La découverte, en 1967, à proximité de Notre Dame de Valvert de sculptures probablement médiévales ( tombes en coffre de dalles, apparemment dépourvues de mobilier) puis de mobilier assurément médiéval (pégaus) permet en effet se s’interroger sur la datation des tombes précédemment signalées.

4° A 200 m. au nord-ouest de la chapelle de Saint Rochsituée en bordure du Verdonà 700 m. au sud d’Allos (altitude 1420 m.) O. Colas a observé depuis un sommet voisin deux traces circulaires et trois semi-circulaires (diamètre approximativement de 2,3 m. à 10 m.) de nature et d’époque indéterminées.

5° Sur le coteau de Sainte Brigitte dominant le Verdon entre les torrents de Chadoulin et de Ribions à environ 500 m. à l’est du village (altitude 1540 m.) F. Paillard a vu vers 1965 une enceinte en pierres sèches qu’elle a attribuée à un oppidumou à un poste de surveillance. Selon O. Colas ce mur serait récent.

6° A moins de 200 m. au nord-est du point précédent F. Paillard signale une petite construction enterrée en pierres sèches (1.7O de côté) à côté de laquelle se trouvait une très grosse dalle devait lui servir de couverture. Une autre dalle, gisant à proximité, pouvant correspondre au même type de structure. Absence de mobilier. Selon O. Colas ces structures correspondent à des blocs de moraines non agencés par l’homme.

7° Sur le plateau du Laus situé non loin du lac d’Allos à environ 6 km. À l’est d’Allos (altitude 2120 m.) O Colas a observé deux monticules, l’un de terre et de cailloux recouvert de galets, de plan carré arrondi aux angles (haut. 1.50 m., lars (10 m.), l’autre en pierre, ovale (12 x 6 m.). Une zone caillouteuse circulaire (10 m.) se trouvait à proximité.

8° A la chapelle de Saint Pierre située à 1.2 km. Au nord d’Allos (altitude 1530 m.) la tradition place un cimetière et, au début du siècle, des ossements humains ont été régulièrement mis à jour par l’érosion.

9° Au hameau de Bouchiers situé à environ 3 km. Au nord-est d’Allos (altitude 1550 m.) dans la zone du torrent de Sausses F Peillard a ramassé des nodules de métal laissant envisager l’existence d’une exploitation minière ancienne. Dans ce secteur géographique les toponymes relatifs à cette activité sont en effet nombreux.

10° À un endroit non précisé sur le massif du Grand Cheval de Bois situé au nord de Bouchierson a rapporté à O. Colasla découverte d’une « fibule de l’âge de bronze ».

Rive droite du Verdon

11° Au quartier du Bas Seignus (anciennement Ba Segnous) dans la campagne des Gouinands à moins d’un km. À l’ouest du village, on a découvert vers 1881 une tombe « sarrazine » couverte de « briques rouges à crochet » mesurant 50 centimètres de côté (tombe en coffre de tuiles) et contenant un corps avec « les bras tendus et les jambes repliées » et à côté de celui-ci un « vase de terre ». Dans les environs ont été trouvés quelques fragments de tegulae.

12° Au lieu-dit Prémin situé à 3 km. Au nord-ouest du village (altitude 1688 m.) on aurait trouvé d’après F. Paillard un dépôt d’arme dans un « clapier ». Époque non précisée. En 1996 O Colas a seulement observé dans ce secteur les vestiges d’un ancien hameau et d’une dizaine de « clapiers ». Aucune des personnes qu’il a interrogée n’a évoqué la découverte d’un « dépôt d’arme ».

13° Un peu au nord de la Foux d’Allos située à 7 km. Nord-ouest du village, dans la vallée du Verdon est signalée une zone de tumulus de l’âge du bronze aujourd’hui détruits. Possible doublon du site suivant.

14° En face de la Bergerie de la Sestrière en bordure de la vallée du Verdon(altitude 1900 1950) à environ 500 m. au nord-ouest de la zone précédente O Colas a observé deux tas de pierres circulaires (diamètre 20 et 3 m.) correspondant peut-être à des tumuli. Vers l’un d’eux se trouvait deux éclats de silex dont un lamellaire (époque néolithique) à proximité trois pierres taillées dont deux blocs rectangulaire de grande dimension (0.60 x 1.15 x 0.30 et 0.50 x 1.15 x 0.20). A environ 200 m. à l’ouest des tumulus était visible un alignement discontinu de pieux sur environ 150 m. de longueur.

Carte Archéologique de la Gaule. Les Alpes de Haute Provence

Par Géraldine Bérard Fondation des sciences de l’homme Paris 1997

 

TOPONYMIE

Allos, Alpes de Haute Provence, ad Alodes, vers 1056 (ETP 44) ; = pluriel de l’occitan alo, alos « alleux »

Toponymie générale de la France Par Ernest Nègre

Librairie Droz Genève 1998

 

PREMIERES COMPETITIONS DE SKI. 1934oite sont couverts d’une voûte en berceau brisé dur doubleaux. Les colonnes engagées qui reçoivent la retombée des voûtes portent de curieux

Par dico.allos.over-blog.com
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